Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, fait figure de favori pour le prochain prix Nobel de la paix qui sera décerné le 12 octobre à Oslo. Le prix est remis par le comité Nobel norvégien de cinq membres, désignés par le Storting, le Parlement norvégien. Il se réunira (demain) vendredi pour désigner le lauréat. Le comité devrait se prononcer en faveur d’une personnalité reconnue et non controversée, alors que le prix, décerné pour la première fois en 1901 à Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, et à Frédéric Passy, fête son centenaire. La Cour européenne des droits de l’homme, le Comité internationale de la Croix-Rouge, la Fifa et le mouvement spirituel chinois Falung Gong interdit par Pékin figurent parmi les 136 pressentis pour cette prestigieuse distinction. «Je pense que Kofi Annan est le candidat le mieux placé, cette année alors que l’on ne parle que de guerre», estime Stein Toennesson, qui dirige l’Institut de recherche international sur la paix. L’année dernière, le prix Nobel de la paix avait été attribué au président sud-coréen Kim Dae-jung, pour son action en faveur de la réconciliation entre des deux Corées. Tous les lauréats encore vivants ont été invités à la cérémonie de remise du prix, qui se déroulera le 10 décembre dans la capitale norvégienne. Les favoris d’Adam Daniel Rotfeld, de l’Institut de recherche international pour la paix de Stockholm, sont Jean-Paul II et... Kofi Annan ou les Nations unies en tant qu’institution. «Le pape est la figure spirituelle qui a contribué à la paix dans de nombreuses partie du monde», explique Rotfeld, polonais comme Jean-Paul II. Toutefois, l’un des membres du comité Nobel norvégien avait vivement critiqué le pape le mois dernier pour son opposition à l’utilisation de préservatifs dans le cadre de la lutte contre le sida. Le maire de New York, Rudolf Giuliani, pourrait aussi être un choix possible pour son énergie inlassable déployée après les attentats-suicide du 11 septembre contre le World Trade Center, estime Rotfelfd. Mais les propositions pour le prix 2001 devaient en principe être soumises avant février de cette année. Geird Lundestad, directeur de l’Institut Nobel norvégien, reconnaît que le centième anniversaire complique le choix du lauréat. Mais il souligne que le comité n’a été soumis a aucune pression pour retenir un candidat incontestable. Le comité se réunira vendredi matin à Oslo, dans une salle ornée de photos des anciens lauréats, pour prendre sa décision. Le prix 2001 est assorti de 10 millions de couronnes suédoises (un peu moins d’un million de dollars). Mardi, un groupe de douze intellectuels norvégiens a proposé que le président américain George W. Bush se voit décerner le prix 2002 à condition qu’il parvienne à capturer les responsables des attaques-suicide contre les États-Unis sans déclencher une guerre.
Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, fait figure de favori pour le prochain prix Nobel de la paix qui sera décerné le 12 octobre à Oslo. Le prix est remis par le comité Nobel norvégien de cinq membres, désignés par le Storting, le Parlement norvégien. Il se réunira (demain) vendredi pour désigner le lauréat. Le comité devrait se prononcer en faveur d’une personnalité reconnue et non controversée, alors que le prix, décerné pour la première fois en 1901 à Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, et à Frédéric Passy, fête son centenaire. La Cour européenne des droits de l’homme, le Comité internationale de la Croix-Rouge, la Fifa et le mouvement spirituel chinois Falung Gong interdit par Pékin figurent parmi les 136 pressentis pour cette prestigieuse distinction. «Je pense que Kofi Annan est le...
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