Jean Alesi (Jordan-Honda) célébrera sa 200e course à l’occasion du Grand Prix des États-Unis de Formule 1, dimanche à Indianapolis (Indiana). L’Avignonnais, âgé de 37 ans, dépassera ainsi Alain Prost et ses 199 GP pour devenir le premier Français, le cinquième pilote de tous les temps au nombre des participations, derrière l’Italien Ricardo Patrese (256), l’Autrichien Gerhard Berger (210), l’Italien Andrea de Cesaris (208) et le Brésilien Nelson Piquet (204). «Il n’y a pas de comparaison avec Prost. Lui, c’est le champion par excellence, reconnaît Alesi. Mais 200 Grand Prix, cela fait quelque chose. C’est une barre mythique». Alors, à Indianapolis, Alesi l’annonce, «ce sera la fête». Même si le contexte est particulier. «En tant que sportif, à partir du moment où nous avons décidé de venir aux États-Unis, il faut donner le meilleur de nous-mêmes. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais cela peut permettre aux spectateurs américains de voir un beau spectacle et d’oublier un instant les terribles moments vécus il y a peu». Deux cents Grand Prix, douze ans de Formule 1, le temps a vite défilé pour Alesi, qui n’a remporté qu’une victoire au cours de sa carrière en F1, au Canada en 1995. «Tant de choses se sont passées durant ce temps qu’il m’est impossible de résumer tous mes souvenirs en quelques mots. Un livre même n’y suffirait pas, indique le pilote. Je pense à tous ces départs que j’ai pris, à tous ces gens que j’ai rencontrés et à tous les moments merveilleux. Mais, surtout, je suis reconnaissant de n’avoir jamais eu d’accident dans ma carrière, alors que, malheureusement, j’ai été le témoin de quelques moments tristes sur les circuits». Rêve de podium Alesi est d’autant plus heureux de fêter son 200e Grand Prix aux États-Unis que le circuit d’Indianapolis est un lieu de légende dans l’histoire du sport automobile. «Je vais tout faire pour marquer des points dimanche, mais mon rêve serait de monter sur le podium», révèle le Français. Un podium serait en effet le meilleur moyen pour Alesi de remercier Eddie Jordan, son actuel patron, grâce à qui l’Avignonnais est arrivé en F1. «Eddie (Jordan) m’a fait arriver en F1 en s’occupant de mon engagement par Tyrrel en 1989, rappelle le pilote. Depuis, j’ai conduit pour toutes les équipes avec qui je voulais travailler. Et je désirais piloter pour Eddie. J’ai toujours la même passion pour ce sport qu’à mes débuts et je crois que c’est l’une des raisons pour laquelle je suis resté aussi longtemps dans ce sport». «Avec ce retour chez Jordan, alors que j’approche de la fin de ma carrière dans les prochaines années, mon rêve est devenu réalité. Je voudrais terminer ma carrière chez Jordan. Ainsi la boucle serait bouclée». Si rien n’est encore décidé avec Eddie Jordan pour la saison prochaine, Alesi n’en a pas moins bon espoir de rester un an de plus chez son ami irlandais. Le patron est le plus chaud partisan du pilote français. Reste à convaincre les partenaires de Jordan. Un résultat à Indianapolis cette fin de semaine serait certainement le meilleur moyen de décrocher les faveurs de ces derniers, et notamment de Honda.
Jean Alesi (Jordan-Honda) célébrera sa 200e course à l’occasion du Grand Prix des États-Unis de Formule 1, dimanche à Indianapolis (Indiana). L’Avignonnais, âgé de 37 ans, dépassera ainsi Alain Prost et ses 199 GP pour devenir le premier Français, le cinquième pilote de tous les temps au nombre des participations, derrière l’Italien Ricardo Patrese (256), l’Autrichien Gerhard Berger (210), l’Italien Andrea de Cesaris (208) et le Brésilien Nelson Piquet (204). «Il n’y a pas de comparaison avec Prost. Lui, c’est le champion par excellence, reconnaît Alesi. Mais 200 Grand Prix, cela fait quelque chose. C’est une barre mythique». Alors, à Indianapolis, Alesi l’annonce, «ce sera la fête». Même si le contexte est particulier. «En tant que sportif, à partir du moment où nous avons décidé de venir aux...
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