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Actualités - Chronologies

Ayman el-Zawahri, la puissance - intellectuelle derrière Ben Laden

L’Égyptien Ayman el-Zawahri, visé par un mandat d’Interpol pour ses liens présumés avec Oussama Ben Laden, dirige une petite faction de l’organisation Jihad, alliée à Ben Laden dans sa guerre contre les États-Unis, selon un spécialiste. Interpol a diffusé mardi à Budapest un mandat prioritaire concernant Ayman el-Zawahri, qui est présenté comme «l’un des dirigeants du groupe terroriste Jihad» et «l’une des figures de proue d’el-Qaëda» («la base»), l’organisation de Ben Laden. Zawahri, un chirurgien de 50 ans, est considéré comme un intellectuel et est devenu un symbole de la mouvance islamiste radicale. Mais il a en fait fourni peu d’effectifs et de moyens financiers à Ben Laden, selon le chercheur égyptien Diaa Rachwane. M. Rachwane est convaincu que le mandat d’arrêt contre Zawahri a été diffusé à la demande de l’Égypte et non des États-Unis, car les preuves disponibles ne concernent que des crimes en Égypte, où il a été condamné à mort par contumace, en 1999. Il sera cependant difficile d’arrêter Zawahri, qui se trouve actuellement en Afghanistan avec Ben Laden, a estimé M. Rachwane. «Il a de grandes capacités intellectuelles. Il a publié plusieurs livres et études sur le fondamentalisme islamique», a indiqué M. Rachwane, spécialiste des questions islamistes au quotidien gouvernemental al-Ahram. «Il représente également le Jihad égyptien, la seule organisation islamiste à avoir réussi à assassiner un président», Anouar Sadate, le 6 octobre 1981, a-t-il poursuivi. Toutefois, en raison de son orientation actuelle vers l’action violente, il représente aujourd’hui la minorité au sein du Jihad, où la majorité a opté ces dernières années pour la lutte politique, a-t-il ajouté. «Il n’a pas d’argent et ne dispose pas de milliers de partisans, même pas des centaines. Il a seulement derrière lui quelques dizaines de personnes qui ont réussi à échapper aux autorités égyptiennes», précise M. Rachwane. Zawahri a quitté l’Égypte au milieu des années 1980, après avoir purgé une peine de trois ans de prison pour implication dans l’assassinat de M. Sadate. Il aurait ensuite séjourné en Arabie saoudite, au Soudan et aux États-Unis, selon des sources judiciaires. Un témoin dans un procès islamiste en Égypte en 1999, Khalid Aboul Dahab, avait affirmé qu’il était entré aux États-Unis en 1995 sous un faux nom et qu’il avait collecté des fonds en faveur des victimes de la guerre en Afghanistan. Une partie de ces sommes aurait été utilisée, selon ce témoin, pour financer un attentat contre l’ambassade d’Égypte à Islamabad. Réfugié en Afghanistan, il a par la suite rejoint le Front pour la libération des lieux saints de l’islam (FLLSI), créé en février 1998 à Peshawar (Pakistan) sous la houlette de Ben Laden. Ben Laden, estimant que les attentats en Égypte (1992-1997) étaient peu efficaces, avait fixé la guerre contre les intérêts américains dans le monde comme priorité du FLLSI, avait affirmé Ibrahim Naggar, un des chefs du Jihad, lors d’un procès en 1999. Diplômé au Caire, Zawahri est issu de la haute bourgeoisie égyptienne. Son père était un médecin réputé et son grand père paternel imam à l’institution d’al-Azhar.
L’Égyptien Ayman el-Zawahri, visé par un mandat d’Interpol pour ses liens présumés avec Oussama Ben Laden, dirige une petite faction de l’organisation Jihad, alliée à Ben Laden dans sa guerre contre les États-Unis, selon un spécialiste. Interpol a diffusé mardi à Budapest un mandat prioritaire concernant Ayman el-Zawahri, qui est présenté comme «l’un des dirigeants du groupe terroriste Jihad» et «l’une des figures de proue d’el-Qaëda» («la base»), l’organisation de Ben Laden. Zawahri, un chirurgien de 50 ans, est considéré comme un intellectuel et est devenu un symbole de la mouvance islamiste radicale. Mais il a en fait fourni peu d’effectifs et de moyens financiers à Ben Laden, selon le chercheur égyptien Diaa Rachwane. M. Rachwane est convaincu que le mandat d’arrêt contre Zawahri a été...