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Actualités - Chronologies

BASKET-BALL - Retour de Jordan : questions - pour un champion

L’amour du basket, la soif de compétition, le bien-être de la NBA : autant de raisons qui peuvent expliquer pourquoi Michael Jordan a décidé de troquer le costume de l’encadrement pour le short de joueur et retenter l’aventure du championnat professionnel nord-américain. À 38 ans et après 3 saisons sans jouer, Jordan a choisi de parler d’amour de son sport, celui qui fit de lui une étoile planétaire. Jordan, dont les numéros d’équilibriste langue pendante, les tirs à des distances et dans les positions les plus invraisemblables sont connus au-delà de la Muraille de Chine. À l’entendre, ou plutôt à le lire, car il ne s’est pas encore exprimé, il n’a rien à perdre. Il estime qu’on ne peut rien lui reprendre des exploits passés de «Air Jordan» avec Chicago : 6 titres NBA, ceux de meilleur joueur de la saison régulière mais aussi de la phase finale, les sélections pour le All star game, les moult records NBA... la liste est longue. «Je suis totalement concentré sur le futur et le défi qui se présente à moi», affirmait-il à l’annonce de son retour, parlant d’aider les jeunes de sa nouvelle équipe, les Washington Wizards, à participer enfin aux «playoffs» NBA. Il est clair qu’il ne peut prétendre s’adjuger une nouvelle bague de champion avec l’effectif actuel des Wizards. Cette fois, il n’aura pas à ses côtés un fidèle lieutenant comme Scottie Pippen ni un super rebondeur comme Dennis Rodman. Mais c’est peut-être son ego surdimensionné de champion qui l’a poussé à se mesurer à la nouvelle vague des Shaquille O’Neal, Kobe Bryant et autres Allen Iverson. « Il ne craint pas l’échec » Doug Collins, l’entraîneur qu’il a lui-même choisi lorsqu’il était encore dirigeant des Wizards, abonde dans son sens : «Michael n’a jamais fui le défi et n’a jamais craint l’échec», citant en exemple le passage manqué au base-ball après ses trois premiers titres et sa première retraite en 1993, suivi d’un retour triomphal ponctué de trois nouveaux sacres. Une chose paraît certaine, ce retour n’est pas motivé par l’argent. Assis sur une fortune colossale, Jordan est plus qu’à l’abri de toute mauvaise surprise. Pour preuve, il n’a même pas besoin de son salaire annuel, dont il fait don aux victimes des attentats du 11 septembre. David Stern, le président de la NBA, est ravi et soulagé. Car sa NBA battait de l’aile les saisons passées, avec une image ternie par une nouvelle vague turbulente, sur et en dehors des terrains, ce qui laissait présager de difficiles négociations avec les télés en juin prochain. Avec Jordan sur les planchers, l’avantage est désormais dans le camp de Stern. D’ailleurs, sentant probablement le coup venir, NBC et TNT avaient déjà programmé 25 retransmissions des Wizards, l’équipe pourtant la plus faible du championnat nord-américain. Le rêve des mômes Les plus grands gagnants sont peut-être tous ceux qui n’ont jamais vu «Air Jordan» en action avec le n°23 des Bulls sur le dos, particulièrement les mômes américains qui se comparent encore à lui sur les «playgrounds». Leur rêve pourra se réaliser dès les matches de préparation, le mois prochain, puis lors du lancement de la saison régulière, le 30 octobre au Madison Square Garden de New York, là où Jordan a écrit certaines des plus belles pages de sa légende face à ses rivaux des Knicks. Une chose est sûre : le MCI Center, la salle des Wizards, sera désormais l’antre le plus prisé de la planète, au grand bonheur du propriétaire du club. Pour combien de temps ? Car l’amour du jeu ne sera peut-être pas assez fort pour supporter la douleur d’une trop forte accumulation de défaites...
L’amour du basket, la soif de compétition, le bien-être de la NBA : autant de raisons qui peuvent expliquer pourquoi Michael Jordan a décidé de troquer le costume de l’encadrement pour le short de joueur et retenter l’aventure du championnat professionnel nord-américain. À 38 ans et après 3 saisons sans jouer, Jordan a choisi de parler d’amour de son sport, celui qui fit de lui une étoile planétaire. Jordan, dont les numéros d’équilibriste langue pendante, les tirs à des distances et dans les positions les plus invraisemblables sont connus au-delà de la Muraille de Chine. À l’entendre, ou plutôt à le lire, car il ne s’est pas encore exprimé, il n’a rien à perdre. Il estime qu’on ne peut rien lui reprendre des exploits passés de «Air Jordan» avec Chicago : 6 titres NBA, ceux de meilleur joueur de la...