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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché stationnaire

Le dollar est resté confiné dans les mêmes marges de fluctuations que la veille à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’incitations à la demande comme à l’offre de cette monnaie. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est venue encore une fois déterminer la tendance. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans. Mais après que la demande l’eut emporté sur l’offre de cette monnaie en dehors de la BDL, les établissements de crédit ont continué à la négocier au haut de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison du faible courant d’achats, le volume des échanges n’aurait pas dépassé quelque sept millions de dollars, dont une partie placée à la vente par la BDL à 1 514,00 LL et l’autre partie par certaines banques de la place à ce même taux. Accès de faiblesse du dollar après la chute de confiance des consommateurs américains À l’étranger, l’euro a repris l’avantage sur le dollar hier, poussé par une chute plus importante que prévu de l’indice de confiance des consommateurs américains, alors que les cambistes attendent toujours d’en savoir plus sur une réplique militaire des États-Unis. L’indice de confiance des consommateurs américains, dans les conditions présentes et futures de l’économie, a chuté à 97,6 points en septembre contre 114,00 points en août, selon les données du Conference Board. Les analystes tablaient sur un recul plus limité de cet indice, prévoyant en moyenne un chiffre de 105,00 points. Cette baisse est la plus forte diminution mensuelle de cet indice depuis octobre 1990, au début de la dernière récession qui avait frappé les États-Unis. Ce chiffre n’a pas eu tant d’impact que cela sur le marché, a tenu à préciser hier une analyse de la Standard Chartered Bank. «Certains cambistes s’attendaient à des données bien pires», a-t-elle ajouté en précisant que «personne ne pensait que cela pourrait avoir un très gros impact, car tout le monde s’attendait à une baisse et Wall Street a plutôt bien réagi». «Tout le monde avait dit que si cet indice passait sous la barre des 100 points, le dollar allait dévisser. Mais le marché des actions américaines a ouvert en hausse après la publication de ces chiffres», a observé une autre analyse de la National Australian Bank. L’enquête du Conference Board, basée sur un sondage effectué auprès de 5 000 foyers américains des plus représentatifs, a été réalisée avant et après les attentats du 11 septembre. Elle constitue le premier véritable indicateur du pessimisme des consommateurs après les attentats sans précédent contre le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington. Les analystes ont noté aussi que le marché est moins nerveux que la semaine dernière, alors que s’estompent les craintes de voir des représailles militaires massives après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. «Les gens sont plutôt soulagés par rapport à la semaine dernière car il semble que nous nous engageons davantage vers une riposte tactique qui sera globalement mieux acceptée dans le monde et par l’opinion publique», a indiqué l’analyse de Standard and Chartered Bank. Dans l’attente de cette riposte après les chiffres de la confiance des consommateurs, le dollar s’est négocié à New York sur un ton faible face aux monnaies européennes comme suit : – 0,9230 pour un euro contre 0,9165, la veille – 1,4705 pour un sterling contre 1,4635 – 2,1190 DM contre 2,1340 – 7,1070 FF contre 7,1570 – 1,5895 FS contre 1,5970 – 2 097,80 lires contre 2 112,65 – 117,60 yens contre 117,55. Bourse de Beyrouth : marché très restreint, mais en hausse À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la hausse hier avec la progression des actions A de Solidere de 4,00 à 4 1/8 dollars et de celles des Ciments libanais de 11/32 à 12/32 dollar, dans un marché délaissé sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a gagné 0,26 % à 53,19 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,55 points. Ce mouvement est passé dans des volumes très faibles avec 6 326 actions négociées d’une valeur totale de 28 850 dollars seulement. Les Bourses américaines victimes des prises de bénéfices Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont effacé leurs gains initiaux de la matinée d’hier sur des ventes bénéficiaires, alors que les investisseurs restaient très nerveux dans l’attente de la réponse militaire des États-Unis après les attentants du 11 septembre. Selon les professionnels, l’évolution des Bourses américaines reste très difficile à anticiper, car il est impossible de prédire pratiquement quoi que ce soit après les dégâts de la semaine dernière à Wall Street et sur le Nasdaq. Les indices de ces deux principaux marchés, qui avaient résisté tant bien que mal à la détérioration de la confiance des consommateurs américains en septembre, n’ont pas tardé à piquer du nez, ignorant une hausse plus forte que prévu de 5,8 % des reventes de logements aux États-Unis le mois dernier, au lieu de 0,4 % anticipée, contre une baisse de 2,4 % en juillet. Cela d’autant que le groupement national des agents immobiliers (NAR) qui prépare cet indice venait d’avertir que ces reventes devraient aller en diminuant dans les mois à venir. Quoi qu’il en soit, les analystes de marchés semblent attendre maintenant la publication après-demain de la troisième et dernière estimation de la croissance du produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre qui pourrait refléter une économie quasi au point mort. Mais, de l’avis unanime de ces mêmes analystes, la croissance aux troisième et quatrième trimestres devrait être négative à la suite des attentats du 11 septembre. Et d’ajouter que le PIB américain pourrait repartir à la hausse dès le premier trimestre 2002, mais il faudra attendre jusqu’en 2003 pour que les bénéfices des entreprises retrouvent une croissance solide, indispensable pour soutenir les cours des valeurs boursières. C’est dans cette crainte que les opérateurs ont estimé hier devoir prendre leurs gains sur plusieurs sociétés, ramenant l’indice composite Nasdaq à moins de 1 500 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 8 695,54 points et un plus bas à 8 506,36 points avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 8 596,59 points, en baisse de 7,27 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes, sauf Francfort Clôturant avant un revirement des marchés américains à la baisse, la plupart des Bourses européennes ont consolidé mardi leur rebond entamé la veille, les marchés encaissant sans broncher la baisse plus forte qu’attendu de l’indice de confiance du consommateur américain pour le mois de septembre. «Il n’y a pas de ruée (à la vente) sur nos investissements, nos clients tiennent bon», a commenté, chez American Express, le gérant de fonds Doug Lennick. L’indice Dax a clôturé en baisse de 0,73 %. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 limitait alors son avance en gagnant 1,17 % à 1 064,23 points, après avoir touché en journée un plus haut de 1 073,02. De même, le DJ Euro Stoxx 50 ne gagnait plus que 0,9 %. À la différence de Francfort, la Bourse de Paris a clôturé sur un gain de 1,08 % à 3 902,85 points du CAC 40. Le FTSE 100 a gagné 0,77 % à 4 694,4 points à Londres. Les valeurs de l’assurance ont le plus progressé, avec une hausse de 3,53 % de leur indice sectoriel. Suivent les compartiments des financières et les bancaires avec des gains respectifs de 3,01 % et 2,83 %. Aux assurances, ING a fait un bond de 8,93 % à 26,96 euros, Zurich Financial a progressé de 6,73 % à 317 francs suisses et Barclays de 7,41 % à 1 740 pence. Axa a gagné 2,13 % à 19,18 euros, après un rebond de 8,24 % lundi. L’action Axa avait chuté de 34 % après les attentats. BNP Paribas a gagné 5,39 % à 85,10 euros et Société générale 7,36 % à 52,50 euros. Tokyo : prudemment ferme La Bourse de Tokyo a terminé sur une hausse modeste mardi sous la conduite de Nissan Motor et d’autres grands constructeurs automobiles dans le sillage du rebond de Wall Street et du repli du yen. L’indice Nikkei 225 a gagné 138,98 points, soit 1,45 %, à 9 693,97, après deux séances consécutives de baisse. Le Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, s’est apprécié de 11,10 points, soit 1,11 %, à 1 009,30. Le Nikkei a toutefois terminé loin de ses plus hauts du jour – il s’est inscrit en hausse de plus de 3,00 % à un moment. Les investisseurs ne sont pas convaincus que les valeurs américaines maintiendront leur progression et s’inquiètent des informations de presse selon lesquelles le Premier ministre Junichiro Koizumi ferait preuve de souplesse en ce qui concerne son projet de limiter les émissions de fonds d’État à 30 000 milliards de yens (225,3 milliards de dollars). «Le Japon reviendra-t-il à sa vieille politique de relance par injection de fonds publics ? Je pense qu’une partie du marché craint que les réformes structurelles ne ralentissent encore», a estimé Zenshiro Mizuno, de Marusan Securities. «Les valeurs américaines ont semblé fermes, apportant un peu de réconfort. Mais il ne s’agit que d’une séance. Une guerre se profile à l’horizon et les réformes structurelles tardent», a commenté Tatsuyuki Kawasaki, de Kaneyama Securities. Les valeurs de l’automobile et les autres exportateurs ont profité de la récente intervention des autorités japonaises pour tempérer la hausse du yen contre le dollar. Nissan, le deuxième constructeur automobile japonais et la valeur la plus active de la séance, s’est adjugé 9,30 % à 460 yens. Honda Motor s’est octroyé 11,0 % à 3 650 yens, alors qu’il avait perdu près de 32 % depuis les attentats aux États-Unis par crainte d’un ralentissement de la demande américaine.
Le dollar est resté confiné dans les mêmes marges de fluctuations que la veille à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’incitations à la demande comme à l’offre de cette monnaie. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est venue encore une fois déterminer la tendance. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans. Mais après que la demande l’eut emporté sur l’offre de cette monnaie en dehors de la BDL, les établissements de crédit ont continué à la négocier au haut de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison du faible courant d’achats, le volume des échanges...