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Actualités - Chronologies

Tony Blair renforce le front intérieur et menace les taliban

Le gouvernement britannique tentait hier de forger l’union nationale autour d’une probable intervention militaire en Afghanistan aux côtés des États-Unis, prévenant d’ores et déjà l’opinion publique sur les inévitables pertes humaines qui ne manqueront pas de suivre. De son côté, le porte-parole officiel de Downing Street n’a fait aucun mystère de l’un des objectifs d’une éventuelle riposte aux attentats du 11 septembre : «Il a toujours été notre intention et notre souhait de voir un régime démocratique en Afghanistan», a-t-il déclaré à la presse. Citant de récentes déclarations du chef de la diplomatie Jack Straw, le porte-parole à reconnu que l’opération militaire en préparation en Afghanistan «pourrait conduire au renversement du gouvernement des taliban». Après avoir tenté ces derniers jours de cimenter une coalition internationale aux côtés des États-Unis, Tony Blair s’employait à s’assurer d’un soutien unanime dans son propre pays. Lundi matin, le Premier ministre a reçu à Downing Street plusieurs députés de tous bords, membres des principales commissions à Westminster. Il devait faire avec eux le bilan de ses récents efforts diplomatiques et les informer de preuves présumées sur l’implication du milliardaire Oussama Ben Laden dans les attentats américains. Avec un objectif simple, selon son vice-Premier ministre John Prescott : «Expliquer le genre de décisions qu’il prend et ce qu’il fait». Et s’assurer ainsi un nécessaire consensus national alors que la perspective d’une intervention militaire en Afghanistan se précise chaque jour. À peine remis de son épuisante tournée diplomatique en Europe, à Washington et à New York, M. Blair a multiplié les contacts téléphoniques tout le week-end. Dimanche, il appelait le Premier ministre canadien Jean Chrétien et le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan. Parallèlement, le chef d’état-major adjoint des forces armées britanniques, le général Anthony Piggot, de retour des États-Unis, a présenté au gouvernement hier le fruit de ses entretiens avec ses homologues américains. Selon la BBC, Londres décidera d’ici à la fin de la semaine de l’ampleur de sa participation à une intervention militaire conduite par l’armée américaine. Washington aurait notamment demandé au Royaume-Uni de fournir plusieurs forces de l’armée de terre ainsi que des avions d’attaque et de reconnaissance. Alors que l’armée continuait de fourbir ses armes, le gouvernement a commencé à préparer l’opinion publique à l’inévitable : la mort de soldats britanniques au combat. «Il y aura des risques et il pourrait y avoir des victimes et c’est une lourde responsabilité pour nous tous qui devons prendre ces décisions, mais c’est évidemment bien pire pour ceux qui prennent ces risques et pour leurs familles», a reconnu M. Straw. Même son de cloche de la part du vice-Premier ministre John Prescott, relayant les propos du ministre à l’Irlande du Nord John Reid la veille. Le risque de victimes au sein des forces armées «est une chose à laquelle nous sommes régulièrement confrontés en Irlande du Nord, mais les gouvernements doivent y faire face et prévenir les gens», a insisté M. Prescott.
Le gouvernement britannique tentait hier de forger l’union nationale autour d’une probable intervention militaire en Afghanistan aux côtés des États-Unis, prévenant d’ores et déjà l’opinion publique sur les inévitables pertes humaines qui ne manqueront pas de suivre. De son côté, le porte-parole officiel de Downing Street n’a fait aucun mystère de l’un des objectifs d’une éventuelle riposte aux attentats du 11 septembre : «Il a toujours été notre intention et notre souhait de voir un régime démocratique en Afghanistan», a-t-il déclaré à la presse. Citant de récentes déclarations du chef de la diplomatie Jack Straw, le porte-parole à reconnu que l’opération militaire en préparation en Afghanistan «pourrait conduire au renversement du gouvernement des taliban». Après avoir tenté ces derniers...