Voici un récapitulatif des troupes mobilisées pour d’éventuelles frappes contre l’Afghanistan, où se trouverait le suspect numéro un dans les attentats, le milliardaire d’origine séoudienne Oussama Ben Laden. Elles incluent les forces basées dans les pays de la région depuis la guerre du Golfe et celles basées sur l’île de Diego Garcia dans l’océan Indien. ÉTATS-UNIS Deux porte-avions américains, le Theodore Roosevelt, parti mercredi des États-Unis avec 80 avions et, à sa suite, un groupe aéronaval de 14 navires – dont trois bateaux amphibies transportant la 26e unité expéditionnaire du corps des Marines –, et le Kitty Hawk, qui a quitté vendredi le Japon et qui peut accueillir 5 500 hommes et 75 avions, font route vers l’océan Indien et le Golfe, où ils doivent rejoindre deux autres bâtiments, déjà sur place, le Carl Vinson et l’Enterprise. Le Carl Vinson et l’Enterprise comptent chacun quelque 75 avions de guerre, et sont accompagnés d’un groupe aéronaval comprenant des destroyers et deux sous-marins capables de tirer des missiles de croisière Tomahawk. Un contingent de 2 200 Marines a quitté le sol américain jeudi, de même que des bombardiers B-52 et B-1, des ravitailleurs et des appareils de surveillance radar Awacs. Des centaines d’avions américains sont basés en Arabie séoudite, au Koweït et en Turquie, incluant des bombardiers furtifs F-117, des chasseurs bombardiers F-15 et F-16. Le commandement des opérations spéciales de l’armée et ses 13 000 soldats, dont ceux du 75e régiment de Rangers, est en état d’alerte. L’armée a appelé au service actif un contingent supplémentaire de 5 172 réservistes de la garde nationale et de l’armée de l’air, dans le cadre des 35 000 réservistes que comptent mobiliser au total les États-Unis après les attentats. Selon un responsable militaire ouzbek, des avions militaires américains qui comporteraient des systèmes de reconnaissance sont déjà en Ouzbékistan, ex-république soviétique limitrophe de l’Afghanistan. Le Pentagone a refusé de confirmer cette information. Des hélicoptères américains stationnent également à Tchirtchik, à 40 km à l’est de Tachkent, selon des diplomates dans la capitale ouzbèke. ROYAUME-UNI Des commandos SAS (Special Air Service) et des membres du MI6, les services de renseignements britanniques, sont déjà dans le nord de l’Afghanistan où ils travaillent de concert avec les forces de l’Alliance du Nord, l’opposition armée au régime des taliban au pouvoir à Kaboul, selon des sources militaires citées par plusieurs journaux britanniques. Dans le cadre des manœuvres navales baptisées «Swift Sword II», plus large déploiement militaire britannique depuis la guerre des Malouines en 1982, programmé bien avant les attentats, 18 bâtiments de guerre britanniques ont traversé le canal de Suez, en direction du sud. Le convoi comprend le porte-avions Ocean, un sous-marin nucléaire et plusieurs frégates. Un groupe de sept appareils Tornado de la RAF a quitté dimanche matin la base de Marham (Norfolk, est) pour participer aux manœuvres. En tout, quelque 23 000 soldats britanniques doivent y prendre part. Toutes ces forces seront disponibles en cas de besoin, selon la presse britannique. Londres peut disposer dans la région, si l’on tient compte des appareils de la Royal Air Force basés au Koweït, en Arabie séoudite et en Turquie dans le cadre des opérations de surveillance des zones irakiennes d’exclusion aérienne, d’un total de 59 avions militaires. La 16e brigade d’assaut britannique, actuellement en Macédoine, pourrait être déployée en Afghanistan immédiatement après la fin de sa mission, prévue pour la semaine prochaine. 750 commandos du SAS (Special Air Service) et du SBS (Special Boat Service, les commandos de marine) sont en état d’alerte, prêts à être rapidement déployés.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Voici un récapitulatif des troupes mobilisées pour d’éventuelles frappes contre l’Afghanistan, où se trouverait le suspect numéro un dans les attentats, le milliardaire d’origine séoudienne Oussama Ben Laden. Elles incluent les forces basées dans les pays de la région depuis la guerre du Golfe et celles basées sur l’île de Diego Garcia dans l’océan Indien. ÉTATS-UNIS Deux porte-avions américains, le Theodore Roosevelt, parti mercredi des États-Unis avec 80 avions et, à sa suite, un groupe aéronaval de 14 navires – dont trois bateaux amphibies transportant la 26e unité expéditionnaire du corps des Marines –, et le Kitty Hawk, qui a quitté vendredi le Japon et qui peut accueillir 5 500 hommes et 75 avions, font route vers l’océan Indien et le Golfe, où ils doivent rejoindre deux autres bâtiments,...