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Actualités - Chronologies

Les Occidentaux décidés à priver d’argent les terroristes

De comptes bloqués en créations de cellules de crise, les Occidentaux multiplient les décisions depuis les attentats du 11 septembre pour priver d’argent les terroristes, ce qui devrait passer par une lutte accrue contre les paradis fiscaux et le blanchiment. «Notre réponse va impliquer beaucoup plus qu’une riposte instantanée et des frappes isolées (...). Nous allons priver les terroristes de financement», avait déclaré devant le Congrès le président américain George W. Bush. Pour cela, les États-Unis ont déjà annoncé la création d’une cellule interministérielle spécialisée, une amélioration prochaine de leur législation antiblanchiment pour prendre en compte le terrorisme, et ont placé sous une surveillance particulière sept banques et une institution de pays musulmans. Selon le quotidien français Le Monde, le gendarme américain des investissements étrangers, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), a adressé ces huit noms à toutes les banques occidentales, pour qu’elles recherchent dans leurs fichiers si des comptes ont été ouverts ou des transactions opérées avec l’une ou l’autre de ces banques et institution. Il s’agit de «quatre banques au Soudan – Al Shamal Islamic Bank, Tadaman Islamic Bank, Dubai Islamic Bank et Faisal Islamic –, la National Company for Development and Trade – également soudanaise –, une banque au Koweït – la Koweït Finance House –, une à Bahrein – la Bahrein International Bank –, ainsi que le ministère des Affaires sociales des Émirats arabes unis», selon Le Monde. Déjà la chambre de compensation internationale Clearstream, qui fait l’objet depuis mai à Luxembourg d’une information judiciaire pour blanchiment et abus de biens sociaux, a reconnu hier qu’une de ces banques, la Bahrein International Bank, a possédé un compte chez elle. Pour Clearstream, ce compte officiel et légal a été fermé en décembre 1994. Mais pour l’auteur du livre RévélationUSD à l’origine de l’information judiciaire, Denis Robert, un compte «caché» de la même banque figurait toujours en avril 2000 sur la liste des «comptes non publiés» ouverts chez Clearstream et dont il dispose. La thèse de RévélationUSD est que ces «comptes non publiés», dont Clearstream a toujours nié l’existence, sont à même de permettre en toute discrétion d’illégales opérations de blanchiment. De leur côté, les autorités européennes et japonaises ont elles aussi pris des initiatives pour couper les fonds aux terroristes. La Suisse et le Liechtenstein, souvent pointés du doigt pour leur secret bancaire, ont ouvert des enquêtes à la suite des attentats du 11 septembre. Berne a même bloqué jeudi un compte bancaire dans le cadre de l’information judiciaire suisse ouverte après les attentats, comme l’avait fait la veille Londres, mais sans donner plus de précisions à ce sujet. Selon l’agence Kyodo, le Japon a décidé hier de geler à partir de samedi les avoirs des taliban, protecteurs du milliardaire d’origine séoudienne Oussama Ben Laden désigné par Washington comme le principal suspect des attentats.
De comptes bloqués en créations de cellules de crise, les Occidentaux multiplient les décisions depuis les attentats du 11 septembre pour priver d’argent les terroristes, ce qui devrait passer par une lutte accrue contre les paradis fiscaux et le blanchiment. «Notre réponse va impliquer beaucoup plus qu’une riposte instantanée et des frappes isolées (...). Nous allons priver les terroristes de financement», avait déclaré devant le Congrès le président américain George W. Bush. Pour cela, les États-Unis ont déjà annoncé la création d’une cellule interministérielle spécialisée, une amélioration prochaine de leur législation antiblanchiment pour prendre en compte le terrorisme, et ont placé sous une surveillance particulière sept banques et une institution de pays musulmans. Selon le quotidien français Le...