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Actualités - Chronologies

Le gouvernement Bush prépare - un vaste programme de relance

La Maison-Blanche prépare un vaste programme de relance économique pour tenter d’éviter la très probable récession qui s’annonce après les attentats sans précédent du 11 septembre. Pour justifier cette aide de l’État très inhabituelle dans un pays où le libre marché règne normalement en maître, le président George W. Bush a déclaré que l’économie américaine vivait une situation d’«urgence», alors que les entreprises ont déjà annoncé plus de 100 000 suppressions d’emplois ces derniers jours. «Notre économie s’est ralentie et c’est une urgence (...). Je vais travailler avec le Congrès pour envoyer un message clair à l’Amérique, aux travailleurs américains, aux hommes d’affaires américains, selon lequel le gouvernement répondra à cette urgence», a affirmé le président républicain. Le gouvernement fédéral a déjà débloqué une aide d’urgence de 40 milliards de dollars pour assister notamment les secours, soutenir le Pentagone dans sa campagne antiterroriste et aider à la reconstruction du centre financier de New York ravagé par la destruction des tours jumelles du World Trade Center. Il s’est aussi déclaré prêt à une opération de sauvetage des compagnies aériennes menacées de faillite et qui réclament une assistance fédérale d’au moins 17,5 milliards de dollars. L’Administration Bush propose une aide de 8 milliards de dollars aux compagnies aériennes, dont 3 milliards pour couvrir les coûts de la sécurité et 5 milliards pour compenser leurs pertes financières, a indiqué jeudi le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer. L’intervention de l’État ne s’arrêtera pas à ces aides d’urgence et portera également sur un ensemble de mesures de relance de l’économie en général, qui devraient comprendre une importante augmentation des dépenses budgétaires et des réductions d’impôts. Le gouvernement n’a pas fourni de précisions sur la nature ou le montant de ces mesures en expliquant qu’il fallait encore au moins une semaine pour mesurer avec plus d’exactitude l’ampleur des conséquences économiques des attentats contre New York et Washington. Les experts tablent d’ores et déjà sur des mesures massives. Selon les économistes de la firme d’investissements Goldman Sachs, le montant total des dépenses supplémentaires et des réductions d’impôts pourrait atteindre 140 milliards de dollars, soit 1,5 % du Produit intérieur brut (PIB) américain. Les États-Unis ont les moyens de financer cette énorme facture. Selon les dernières prévisions du Congrès et de la Maison-Blanche, l’excédent budgétaire devrait atteindre 176 milliards de dollars pour l’année fiscale 2002 qui débute le 1er octobre prochain. Selon certains analystes, les dépenses envisagées pourraient provoquer le retour à un déficit budgétaire, car l’excédent prévu pourrait fondre avec la récession (un excédent de 313 milliards de dollars était prévu pour 2002 en janvier dernier, avant le sérieux ralentissement de la croissance économique). Goldman Sachs table sur un déficit budgétaire de 25 milliards de dollars en 2002. Pour de nombreux économistes, un léger déficit ne constitue pas un gros problème s’il permet d’éviter, ou au moins de limiter, la récession que tous ou presque pronostiquent. Vu l’urgence de la situation, plus personne au Congrès et à la Maison-Blanche ne parle de faire des économies contrairement à ce qui se disait il y a encore quelques semaines. M. Bush a simplement assuré qu’il écartait une augmentation des impôts pour financer l’effort de «guerre» et que le gouvernement restera «vigilant» sur l’utilisation des fonds publics.
La Maison-Blanche prépare un vaste programme de relance économique pour tenter d’éviter la très probable récession qui s’annonce après les attentats sans précédent du 11 septembre. Pour justifier cette aide de l’État très inhabituelle dans un pays où le libre marché règne normalement en maître, le président George W. Bush a déclaré que l’économie américaine vivait une situation d’«urgence», alors que les entreprises ont déjà annoncé plus de 100 000 suppressions d’emplois ces derniers jours. «Notre économie s’est ralentie et c’est une urgence (...). Je vais travailler avec le Congrès pour envoyer un message clair à l’Amérique, aux travailleurs américains, aux hommes d’affaires américains, selon lequel le gouvernement répondra à cette urgence», a affirmé le président républicain. Le...