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Actualités - Chronologies

Monnaie - Appel à la protection de l’épargne des citoyens

Le Rassemblement national de salut a appelé hier l’État à prendre des mesures rapides pour prémunir la population du risque de crise financière. Formé en mars dernier, le Rassemblement est constitué de plusieurs personnalités proches de Najah Wakim ou de Sélim Hoss. Dans une conférence de presse organisée hier à l’hôtel Carlton, il a dit s’inquiéter de la situation sur le marché des changes, les réserves en devises de la Banque centrale ayant fortement chuté au cours des deux dernières semaines. Face à la situation de crise à laquelle est confronté le pays, le Rassemblement s’insurge contre les mesures de redressement proposées par le gouvernement, telles qu’elles apparaissent dans le projet de budget pour 2002. Il dénonce en particulier l’augmentation de 3 000 livres de la taxe sur l’essence et l’ensemble des dispositions de l’annexe 9 de la loi de finances. Car, estime le Rassemblement, la politique du gouvernement fait porter aux couches les moins aisées de la population le poids de l’austérité dictée par la situation des finances publiques, tandis que ceux qui sont responsables de la détérioration économique et ceux qui ont profité de la politique menée jusqu’ici sont épargnés. À l’inverse, le Rassemblement préconise de répartir le coût social de la politique de redressement économique et financier nécessaire pour sortir le pays de la crise. En attendant l’adoption d’une politique plus équilibrée, le Rassemblement réclame au moins que le gouvernement adopte des mesures destinées à protéger l’épargne populaire, menacée en cas de secousses sur le marché des changes. Il prend l’exemple de la Caisse nationale de Sécurité sociale qui gère des fonds de 3 000 milliards de livres libanaises destinés à assurer les besoins de quelques 400 000 personnes. Or, ces réserves sont entièrement placées en bons du Trésor libanais au mépris des règles les plus élémentaires de gestion du risque. Le Rassemblement préconise de convertir une partie de ces bons du Trésor en obligations eurobonds libellées en devises. Il suggère aussi de convertir en devises les montants nécessaires à la garantie des opérations effectuées par la CNSS en devises. Enfin, il propose de consacrer les réserves en or de la Banque centrale à la garantie de ces avoirs de même que des avoirs de l’Institut de garantie des dépôts. L’Institut de garantie des dépôts dispose de fonds d’un montant d’environ 500 milliards de livres libanaises, également placés exclusivement en bons du Trésor. Le problème de la gestion du risque y est identique. Le Rassemblement suggère donc de revoir la composition de ses avoirs et d’augmenter parallèlement le plafond garanti des dépôts afin qu’il passe de 5 millions de livres actuellement à 15 millions de livres.
Le Rassemblement national de salut a appelé hier l’État à prendre des mesures rapides pour prémunir la population du risque de crise financière. Formé en mars dernier, le Rassemblement est constitué de plusieurs personnalités proches de Najah Wakim ou de Sélim Hoss. Dans une conférence de presse organisée hier à l’hôtel Carlton, il a dit s’inquiéter de la situation sur le marché des changes, les réserves en devises de la Banque centrale ayant fortement chuté au cours des deux dernières semaines. Face à la situation de crise à laquelle est confronté le pays, le Rassemblement s’insurge contre les mesures de redressement proposées par le gouvernement, telles qu’elles apparaissent dans le projet de budget pour 2002. Il dénonce en particulier l’augmentation de 3 000 livres de la taxe sur l’essence et...