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Actualités - Chronologies

Les banques dans le collimateur - des agences de notation

Les banques mondiales sont dans le collimateur des agences de notation internationales après les attentats perpétrés aux États-Unis leur métier de financier et prêteur devenant, de fait, de plus en plus risqué. Même si les banques semblent avoir surmonté la crise immédiate liée aux attentats, les effets à moyen et long terme restent incertains, a affirmé mardi la firme de notation financière américaine Standard and Poor’s (SP). De son côté, l’agence britannique Moody’s a indiqué mercredi qu’elle n’envisageait pas de baisser pour le moment la notation des banques européennes, tout en soulignant un «possible accroissement des risques dans un environnement beaucoup plus instable». Les agences de notation internationales répertorient et classent les pays, les institutions financières, les entreprises et les entités régionales en fonction des risques sur leur endettement. Les marchés financiers et le système des paiements fonctionnent, a expliqué SP en indiquant que la plupart des banques affectées directement par l’attaque de la semaine dernière contre le World Trade Center à New York ont réussi à transférer avec succès leurs opérations. Mais à moyen et long terme, les banques supporteront différemment un nouveau ralentissement de l’économie aux États-Unis et la faiblesse des marchés, suivant qu’elles sont plus ou moins engagées dans les activités de banque d’investissement (plus risquées) ou de banque de détail (aux résultats plus récurrents). Les effets à terme devraient «être exacerbés» pour les banques d’investissement qui ont déjà des perspectives négatives comme Bear Stearns, Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Charles Schwab, a précisé Standards and Poor’s. D’autres banques seront aussi «examinées de près» comme Credit Suisse Group, Lehman Brothers, Deutsche Bank, UBS et E Trade Group, a poursuivi la firme de notation. Même analyse pour Moody’s, qui précise toutefois n’avoir pour le moment examiné que les banques européennes. La plupart d’entre elles développent des métiers diversifiés, en particulier sur leur propre marché, ce qui devrait leur permettre de résister à la crise, explique l’agence. Parmi les facteurs risquant de peser sur les comptes des banques, Moody’s note leurs engagements plus ou moins importants dans des secteurs particulièrement affectés par les attentats comme les financements aéronautiques, le transport, le tourisme et les assurances. «Une dégradation générale de la conjoncture et l’impact des derniers événements sur les compagnies aériennes pourraient indirectement toucher les banques françaises, BNP Paribas, Crédit Lyonnais et Société Générale», note mercredi Sabrina Blanc, analyste au CIC-EIFB, dans une étude sectorielle. «Le Crédit Lyonnais est la banque la plus active dans ce domaine (3 % d’engagements dans le transport aérien sur un total d’encours sur les entreprises industrielles de 94,7 milliards d’euros). Il s’agit de financements de projets, donc des activités à haute valeur ajoutée et assez rémunératrices».
Les banques mondiales sont dans le collimateur des agences de notation internationales après les attentats perpétrés aux États-Unis leur métier de financier et prêteur devenant, de fait, de plus en plus risqué. Même si les banques semblent avoir surmonté la crise immédiate liée aux attentats, les effets à moyen et long terme restent incertains, a affirmé mardi la firme de notation financière américaine Standard and Poor’s (SP). De son côté, l’agence britannique Moody’s a indiqué mercredi qu’elle n’envisageait pas de baisser pour le moment la notation des banques européennes, tout en soulignant un «possible accroissement des risques dans un environnement beaucoup plus instable». Les agences de notation internationales répertorient et classent les pays, les institutions financières, les entreprises et les...