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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché sans relief

Le climat entourant le marché libanais des changes n’a subi aucun changement hier, le dollar continuant à être recherché en petites quantités à des fins commerciales avec l’apparition d’une contrepartie, quoique insuffisante, à l’offre de cette monnaie au point supérieur de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL). Cela étant, le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert est venu le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans. Mais après que la demande eut l’emporté sur l’offre, il devait se négocier toute la journée au haut de cette fourchette dans des transactions très minces en raison du faible potentiel des achats. En effet, le volume d’affaires sur toute la journée d’hier aurait atteint seulement quelque cinq millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, dans un marché toujours sans relief. Le dollar affecté par la rechute des Bourses amércaines À l’étranger, l’euro s’est hissé hier au-dessus de la barre de 0,93 dollar sur les marchés des changes internationaux, profitant de la baisse des Bourses américaines qui a pesé par ricochet que le billet vert. «Tous les marchés des actions vont dans la même direction, ils étaient en baisse en Europe, ils chutent aux États-Unis et l’euro profite de la baisse du billet vert», a indiqué hier une note de la Bank of America. La glissade de Wall Street et de la Bourse électronique Nasdaq s’est accélérée hier après l’ouverture, face aux incertitudes sur l’économie américaine et l’amplitude des représailles après les attentats aux État-Unis. Pourtant, le billet vert a montré une résistance aux influences baissières. Cela d’autant qu’on estimait hier qu’une intervention militaire pourrait faire retrouver au dollar son statut de «valeur refuge». Selon Standard & Poor’s, «la chute du dollar a été relativement limitée et les marchés essayent de retrouver un peu de normalité ou de calme». Le billet vert avait toutefois retrouvé en début de journée une peu de soutien dans l’intervention de la Banque du Japon. Le ministre des Finances japonais Masajuro Shiokawa a demandé aux autorités monétaires de son pays de vendre des yens contre des dollars pour faire redescendre le cours de la devise nippone dont la hausse menace une économie japonaise très fragile. C’est la deuxième fois cette semaine que le ministre des Finances japonais ordonnait à l’institut d’émission nippon d’acheter des dollars contre des yens. Selon les analystes, Tokyo craint que la hausse du yen, qui a gagné environ 6 % par rapport au dollar au cours des deux derniers mois, ne nuise à ses industries d’exportation en rendant les produits japonais plus chers et en érodant la valeur des revenus réalisés à l’étranger. «Les mesures de la Banque du Japon sont largement symboliques», ont jugé pour leur part les analystes de la BNP-Paribas. Pour la plupart des cambistes, seule une intervention conjointe des autorités monétaires japonaises et américaines pourrait réellement soutenir le dollar contre le yen. Sur le front européen, les analystes de la BNP-Paribas ont indiqué que le marché analysera en détail demain l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne. Cet indice apportera selon eux la première indication sur l’impact de l’attaque terroriste sur la confiance des investisseurs allemands, car l’enquête prend en compte la semaine dernière. Cela étant, et en attendant l’indice IFO, le dollar s’est négocié hier, à New York, sur un ton faible comme suit : – 0,9315 pour un euro contre 0,9275, la veille – 1,4705 pour un sterling contre 1,4680 – 2,1005 DM contre 2,1090 – 7,0460 FF contre 7,0725 – 1,5850 FS contre 1,5975 – 2 079,75 lires contre 2 087,65 – 117,40 yens contre 117,30. Bourse de Beyrouth : marché étriqué À la Bourse de Beyrouth, c’est toujours le statu quo, avec comme corollaire le maintien des quelques rares valeurs qui ont fait l’objet de transactions à leurs derniers niveaux du début de la semaine. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées est resté stable à 53,24 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 121,85 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un marché étriqué avec au total 38 585 actions négociées d’une valeur de 46 024 dollars seulement. Plongeon des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont plongé hier alors que la menace de récession aux États-Unis se confirmait après les attentats de mardi 11 septembre à New York et à Washington. Pourtant, Wall Street et la Bourse électronique Nasdaq avaient démarré la séance en hausse, dans une tentative de reprise après la rechute de la veille. Mais le pessimisme ambiant sur les perspectives de l’économie américaine et les incertitudes sur l’ampleur des représailles de l’Administration Bush après les attentats ont eu raison des acheteurs. Le président George W. Bush a affirmé hier que «tous ceux qui abritent les terroristes auront à craindre les États-Unis», exhortant fermement toutes les nations du monde à rejeter le terrorisme et à expulser les terroristes. Le marché boursier a été également déstabilisé par les annonces de milliers de licenciements en série, chez les sociétés d’aviation comme Continental Airlines, US Arwaiys, United Airlines et American Airlines, ainsi que chez le groupe aéronautique Boeing, risquant d’aggraver davantage le chômage. Cela d’autant que d’autres sociétés dont Kodak, Citigroup, Honeywell, United Technologies ont averti que leurs résultats du troisième trimestre seraient inférieurs aux attentes en raison de l’impact des attentats sur leurs activités. Les analystes commencent à parier en plus sur une croissance négative au troisième trimestre après la publication hier du livre beige de la Réserve fédérale américaine (Fed). Celui-ci a dressé un bilan de santé très négatif de l’économie aux États-Unis au début du mois courant et avant les attentats du mardi 11 septembre, remarquant que les dépenses de consommation, qui représentent les deux tiers de la croissance, étaient en baisse et que l’activité continuait à stagner. Il n’est guère surprenant dans ces conditions que l’indice Nasdaq fléchissait au-dessous du seuil des 1 500 points, à 1475 points, et que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrilles fluctuait entre un plus haut à 8 945,47 points et un plus bas à 8 480,21 points avant d’afficher en préclôture, à 23 h heure de Beyrouth, 8 546,89 points, en baisse de 356,51 points sur la veille. Baisse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont reculé nettement mercredi soir, emportées dans la glissade des Bourses américaines, qui ployaient sous les incertitudes économiques et géopolitiques, ainsi que sous l’effet des avertissements de sociétés sur leurs résultats. À la clôture, l’indice européenne DJ Euro Stoxx 50 perdait 2,64 %. La Bourse de Francfort a glissé de 3,65 %, tandis que la Bourse de Paris a clôturé en baisse de 2,05 % et celle de Londres de 2,62 %. Parmi les autres places, Milan a abandonné 1,93 %, Amsterdam a cédé 2 %, Bruxelles 0,47 %, la Bourse suisse 1,4 % et Madrid 1,57 %. Lisbonne en revanche a gagné 1,8 %. «L’impact des événements de la semaine dernière apparaît maintenant au grand jour et le marché se montre incapable de montrer de la résistance», soulignait Bryan Piskorowski de Prudential Securities. Deux alertes de sociétés ont renforcé ce sentiment. Le groupe de télécommunications Cable & Wireless a chuté de 6,63 % après avoir annoncé qu’il prévoyait une baisse de son chiffre d’affaires. Accor a reculé de son côté de 3,40 %. Le numéro un européen de l’hôtellerie a pourtant fait état d’une hausse de ses résultats semestriels, en phase avec les prévisions des analystes. Mais il a tiré, sans surprise, les conséquences des attentats et revu à la baisse ses prévisions pour l’ensemble de l’année, ses perspectives s’étant assombries. Le gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a estimé mercredi que parler de récession en Europe «est out à fait inapproprié», et a insisté sur la nécessité de garder son «sang-froid». Les valeurs pétrolières européennes ont particulièrement souffert mercredi. Les cours du pétrole ont en effet reculé à leurs niveaux précédant les attentats, les inquiétudes sur la demande de brut, que laisse notamment présager la crise du secteur aérien, ayant pris le pas sur les craintes pour l’approvisionnement de pétrole en cas d’escalade militaire. Tokyo : marché soutenu par la détente monétaire La Bourse de Tokyo a affiché mercredi sa deuxième hausse d’affilée, les craintes des investisseurs causées par les attentats commis aux États-Unis la semaine passée ayant été apaisées par le mouvement de détente monétaire concertée des grandes banques centrales de la planète. Le Nikkei 225 a terminé en hausse de 259,72 points, soit 2,68 %, à 9 939,60. L’indice est toujours plus de 3 % en dessous de son niveau d’avant les attentats du 11 septembre à New York et à Washington. L’indice élargi Topix, qui prend en compte toutes les valeurs de la première section de la cote, a gagné 24,97 points, soit 2,46 %, à 1 038,06. Un frein mis à l’appréciation du yen, à la faveur d’une intervention des autorités monétaires japonaises pour la deuxième fois cette semaine, a soutenu plusieurs valeurs sensibles à l’exportation, comme celles de la haute technologie. Dans ce contexte, les investisseurs se sont à nouveau préoccupés de la politique menée par le gouvernement pour traiter le problème récurrent des créances bancaires douteuses, une action cruciale pour diminuer les risques de récession. «Le gouvernement, maintenant, traverse une crise de gestion. Aussi pourrait-il nous faire une bonne surprise au sujet des créances douteuses», a commenté Toshihiro Koizumi, gérant de fonds chez Chuo Mitsui Asset Management. «Les investisseurs rachètent des bancaires et certaines autres valeurs sur la base de ces espérances», a-t-il ajouté.
Le climat entourant le marché libanais des changes n’a subi aucun changement hier, le dollar continuant à être recherché en petites quantités à des fins commerciales avec l’apparition d’une contrepartie, quoique insuffisante, à l’offre de cette monnaie au point supérieur de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL). Cela étant, le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert est venu le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans. Mais après que la demande eut l’emporté sur l’offre, il devait se négocier toute la journée au haut de cette fourchette dans des transactions très minces en raison du faible potentiel des achats. En effet, le volume d’affaires sur toute la...