Position hiératique, taille étranglée, jambes bottées haut, toque en fourrures sur la tête. Les frères Karamazov sont plus que jamais présents dans l’inspiration des créateurs. Le manteau cosaque, la tunique longue, la fourrure, les bottes semblent s’échapper de l’environnement d’Anna Karenine pour prêcher leur esthétique au bon peuple du XXIe siècle ! Jugez-en : épaules étroites et taille sanglée, bas du vêtement évasé et bottes... Avouons qu’on est là bien loin de la mini et de l’esthétique nudiste telle que pratiquée dans le reste de la vieille Europe et sur le nouveau continent... Les deux «leaders» (lire prometteurs) de cette «slavomanie» sont Tom Ford et Marc Jacobs. Le premier chez Saint-Laurent, le second chez Vuitton... Objet de toutes les convoitises et ambitions, le légendaire manteau russe a toujours hanté les ambitions créatrices des inspirés de la mode. Yves Saint-Laurent, Jean-Louis Scherrer, Pierre Balmain n’ont pas échappé, eux aussi, au chant des sirènes slaves. Comment résister, en fait, à la réinvention de ce long manteau unisexe rencontré dans les pages et les peintures les plus célèbres de la littérature, ainsi que dans les photos des grands événements historiques qui ont marqué le XXe siècle ? La mode, en fait, n’est-elle pas fille de nostalgie et d’audace, de révolte et d’humilité ? Même désacralisé, réformé, le long manteau de cet hiver, cintré, évasé à partir des hanches, ceinturé et porté sur des bottes hautes n’est que le lointain descendant du cafetan tcherkesse porté par le petit peuple vaillant du Caucase. Les puristes s’empresseront de rappeler que cosaque signifie «homme libre», et ce n’est nullement par hasard que cette appellation a été retenue par les paysans slaves aspirant de s’échapper au servage, autant des Turcs que des Tatares... Ces temps sont, certes, loin derrière nous... Mais leur parfum traverse le temps pour revenir confirmer que peu, très peu de choses sont neuves sous le soleil... Que les élégantes qui vont se réchauffer à prix d’or dans le manteau des flibustiers de la steppe, anciens champions du tsar, sachent que la lointaine origine de leur vêtement n’est autre que l’habit des cosaques...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Position hiératique, taille étranglée, jambes bottées haut, toque en fourrures sur la tête. Les frères Karamazov sont plus que jamais présents dans l’inspiration des créateurs. Le manteau cosaque, la tunique longue, la fourrure, les bottes semblent s’échapper de l’environnement d’Anna Karenine pour prêcher leur esthétique au bon peuple du XXIe siècle ! Jugez-en : épaules étroites et taille sanglée, bas du vêtement évasé et bottes... Avouons qu’on est là bien loin de la mini et de l’esthétique nudiste telle que pratiquée dans le reste de la vieille Europe et sur le nouveau continent... Les deux «leaders» (lire prometteurs) de cette «slavomanie» sont Tom Ford et Marc Jacobs. Le premier chez Saint-Laurent, le second chez Vuitton... Objet de toutes les convoitises et ambitions, le légendaire manteau...