Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) a fait, après quinze courses dans la discipline, son entrée dans le cercle des vainqueurs de Grand Prix de Formule 1 en s’imposant dimanche à Monza dans le Grand Prix d’Italie, quinzième épreuve du championnat du monde. Le Colombien est enfin parvenu à ses fins après avoir cru toucher au but à deux reprises déjà, au Brésil puis en Allemagne à Hockenheim, deux courses dont il avait été l’animateur et le leader. Pour la première fois dans l’histoire de la F1, l’hymne colombien retentissait sur un circuit. «Je pense que c’est un grand jour pour moi et notamment parce que mon père a fait le voyage et que c’est son anniversaire, disait Montoya. Et puis, il y a un an exactement, je remportais ma dernière victoire en Cart». Dernier succès en Cart, premier en F1, Juan Pablo Montoya a bouclé la boucle, le voilà maintenant parmi les grands, au rang de ses glorieux pairs. Nul doute en effet que cette victoire ne sera pas la dernière. Depuis son arrivée en F1 à Melbourne début mars, le Colombien a eu le temps de se tailler une solide réputation de... trublion. Petit, voix fluette distillant de rares déclarations, s’il est discret dans le paddock, Juan Pablo Montoya est cependant doté d’un caractère bien trempé. Et personne ne l’impressionne. Pas même Michael Schumacher. Il a suffi d’un dépassement plein de culot et de détermination sur le futur quadruple champion du monde dès la troisième course à São Paulo, au Brésil, pour que le Colombien éclate au grand jour. Des ennemis Pourtant, à son arrivée en F1, Montoya présentait déjà un palmarès fourni. Un titre de champion de Formule 3000 (1998), un titre Cart dès sa première saison (1999), une victoire dès sa première participation aux 500 Miles d’Indianapolis (2000), Frank Williams ne s’y était pas trompé, qui avait préféré le Colombien au pourtant prometteur débutant britannique Jenson Button la saison dernière. Nanti d’une certaine expérience de la course, Montoya a pris l’habitude de se frotter à ses adversaires en Cart. Si la F1 est plus sophistiquée, les monoplaces plus pointues et plus vives que celles de la discipline américaine, le Colombien a gardé son agressivité. Ce qui ne fait pas toujours plaisir à ses adversaires de la F1. Montoya s’est ainsi fait des ennemis, Jacques Villeneuve notamment. Les deux hommes avaient même failli en venir aux mains au Canada en juin dernier. Ses relations avec son coéquipier Ralf Schumacher ne sont pas non plus des plus amicales. Le Colombien dérange, mais la discipline reine du sport automobile raffole des personnages hors normes qui font son succès. Et Bernie Ecclestone aime aussi. Dimanche, le grand argentier de la F1 était ainsi venu discuter avec Montoya sur la grille avant le départ. La victoire du trublion de la F1 a sans doute fait un énorme plaisir à Bernie, qui voit d’un œil intéressé l’arrivée au sommet d’un nouveau champion. Avec Montoya et la famille Schumacher, la F1 se voit proposer de belles batailles dans le futur.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) a fait, après quinze courses dans la discipline, son entrée dans le cercle des vainqueurs de Grand Prix de Formule 1 en s’imposant dimanche à Monza dans le Grand Prix d’Italie, quinzième épreuve du championnat du monde. Le Colombien est enfin parvenu à ses fins après avoir cru toucher au but à deux reprises déjà, au Brésil puis en Allemagne à Hockenheim, deux courses dont il avait été l’animateur et le leader. Pour la première fois dans l’histoire de la F1, l’hymne colombien retentissait sur un circuit. «Je pense que c’est un grand jour pour moi et notamment parce que mon père a fait le voyage et que c’est son anniversaire, disait Montoya. Et puis, il y a un an exactement, je remportais ma dernière victoire en Cart». Dernier succès en Cart, premier en F1, Juan Pablo...