Selon des statistiques récentes, réalisées en France, 80 % des grands déprimés sont des fumeurs acharnés. Un fumeur sur trois essaie régulièrement de s’arrêter sans y parvenir. À quelques variantes près, la situation n’est pas très différente au Liban. D’autant plus que rien n’est fait pour renverser cette tendance. Même les femmes de plus en plus jeunes sont en train de fumer, parfois même enceintes, malgré les avertissements et la réprobation de l’entourage. Le mal est certes général, puisque dans certains pays le pourcentage des fumeuses a grimpé de 35 % en l’espace de 15 ans. Les pays de l’Union européenne, préoccupés par cette tendance, tentent de contrer cette progression. Ainsi, en France, l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes) a émis une série de recommandations dans l’espoir de freiner tant soit peu la tendance. Parmi ces recommandations, valables pour tous et toutes, par des experts très avertis, il en est quelques-unes quasi ignorées par le grand public. Il s’agit de la recherche d’antécédents dépressifs ou de troubles anxieux devant être systématiquement recherchés avant toute tentative de sevrage. La raison est la suivante : la nicotine contenue dans le tabac joue chez certains exactement le même rôle qu’un antidépresseur. De fait, 80 % des grands déprimés sont des fumeurs fortement dépendants. Selon les spécialistes, les fumeurs dépressifs utilisent la cigarette et la nicotine qu’elle contient, comme un antidépressif, en véritable automédication. Parallèlement, on trouve en général plus de dépressifs chez les fumeurs que dans une population donnée. Conséquence possible : une anxiété généralisée qui se déclenche précisément lors de la période de sevrage, imposant parfois une longue cure d’antidépresseurs. L’expérience américaine Une équipe américaine a voulu aller plus loin, en proposant à de gros fumeurs, désireux de s’arrêter de fumer, un médicament agissant spécifiquement sur deux neurotransmetteurs, la dopamine et la noradrénaline, impliqués également dans la prise de nicotine. L’étude publiée dans le New England Journal of Medecine montre l’efficacité de cette thérapie.
Selon des statistiques récentes, réalisées en France, 80 % des grands déprimés sont des fumeurs acharnés. Un fumeur sur trois essaie régulièrement de s’arrêter sans y parvenir. À quelques variantes près, la situation n’est pas très différente au Liban. D’autant plus que rien n’est fait pour renverser cette tendance. Même les femmes de plus en plus jeunes sont en train de fumer, parfois même enceintes, malgré les avertissements et la réprobation de l’entourage. Le mal est certes général, puisque dans certains pays le pourcentage des fumeuses a grimpé de 35 % en l’espace de 15 ans. Les pays de l’Union européenne, préoccupés par cette tendance, tentent de contrer cette progression. Ainsi, en France, l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes) a émis une série de...
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