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Actualités - Chronologies

L’hypnose comme moyen thérapeutique

Il y a plus d’une soixantaine de siècles, les prêtres, à l’aide de l’hypnose, accomplissaient des miracles et renforçaient leur emprise sur les foules. Prisée par Freud au début de sa carrière puis abandonnée au profit des techniques psychanalytiques, l’hypnose, aujourd’hui, est admise dans certains cas comme méthode thérapeutique, en particulier dans le traitement des troubles psychosomatiques. Selon les médecins spécialistes, dans la majorité des cas, ce traitement permet soit une diminution de la souffrance, surtout au niveau de la douleur, soit une disparition des symptômes. Lorsque le trouble dont on se plaint est d’origine psycho-biologique, l’hypnose aide à installer dans l’inconscient des mécanismes qui aident à l’éliminer. À savoir, les maux psychobiologiques constituent des troubles qu’on organise inconsciemment soi-même. Des anciens traumatismes, produits par des événements d’un passé personnel, chargés d’émotion intense, peuvent à l’occasion d’un stress, d’un traumatisme neuf ou d’une autre cause se réveiller, se réactiver et provoquer un trouble qui n’a absolument rien à voir de commun, du moins en apparence, avec sa cause d’origine. Le but de l’hypnose, dans pareil cas, est la mise en place de nouvelles réactions susceptibles de déclencher dans l’organisme des fonctionnements aberrants, cause des maux psychosomatiques. Maux et symptômes L’hypnose s’avère ainsi efficace contre les phénomènes obsessionnels, les phobies, la spasmophilie. Elle est utile dans les comportements alimentaires déséquilibrés (anorexie, boulimie), certaines maladies de la peau, l’obésité, la migraine chronique. Tous les troubles qui touchent le système digestif, la sphère gynécologique, les acouphènes (sifflement des oreilles persistant et très handicapant) et aussi le tabagisme sont susceptibles d’amélioration sous l’action de l’hypnose. C’est-à-dire une diminution du désagrément ou de la douleur, sinon la complète disparition du symptôme (dans 70 % à 80 % des cas, selon des évaluations étrangères). Le traitement par l’hypnose ne peut être dangereux mais il peut s’avérer inefficace. D’ailleurs des examens préalables sont pratiqués afin d’avoir la conviction de ne pas être en présence de lésions organiques pathologiques graves. Le déroulement de la séance Une séance dure, en principe, de 45 à 60 minutes. Pendant les premières dix minutes, le patient reste seul, avec consigne de se concentrer sur sa respiration. La focalisation sur les sens (vue, ouïe, toucher, poids du corps, odorat) marque le début de la séance. Ensuite, il est demandé au patient de faire le vide dans son esprit en concentrant son attention sur un souvenir ou quelque chose d’agréable. À partir de là, on est dans un état modifié de conscience. Un quatrième état après ceux de la veille, du sommeil et du rêve. Ce quatrième état permet des possibilités d’action de l’esprit sur le corps. Une fois la séance terminée, le thérapeute s’enquiert sur ce qu’a ressenti exactement le sujet. Un dialogue s’établit ainsi entre le patient et le médecin. Mais des examens médicaux restent indispensables afin d’éliminer tout soupçon de lésion organique grave. Mais il est possible, sans que la faute émane du médecin ou du patient, qu’un individu soit «résistant» à l’hypnose (10 % environ d’individus). Les personnes résistantes mettent en place une lutte inconsciente qui interdit toute tentative d’hypnose. En ce qui concerne les autres patients, à la fin du traitement (10 séances au maximum), ils sont en mesure de se mettre seuls en état d’hypnose. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’une soumission au thérapeute mais d’une collaboration. C’est une démarche active. Le médecin propose mais c’est le patient qui dispose. Rien ni personne ne peut forcer le sujet à penser ou à faire quelque chose à quoi il se refuse... En d’autres termes, il s’agit d’un apprentissage graduel à gérer sa souffrance en entrant soi-même dans un état qui permet cette démarche. Cet état étant celui de l’hypnose.
Il y a plus d’une soixantaine de siècles, les prêtres, à l’aide de l’hypnose, accomplissaient des miracles et renforçaient leur emprise sur les foules. Prisée par Freud au début de sa carrière puis abandonnée au profit des techniques psychanalytiques, l’hypnose, aujourd’hui, est admise dans certains cas comme méthode thérapeutique, en particulier dans le traitement des troubles psychosomatiques. Selon les médecins spécialistes, dans la majorité des cas, ce traitement permet soit une diminution de la souffrance, surtout au niveau de la douleur, soit une disparition des symptômes. Lorsque le trouble dont on se plaint est d’origine psycho-biologique, l’hypnose aide à installer dans l’inconscient des mécanismes qui aident à l’éliminer. À savoir, les maux psychobiologiques constituent des troubles qu’on...