Les États-Unis, qui ont promis de punir tous les pays qui adoptent des politiques radicales, ont toutefois évoqué dimanche une possible coopération avec la Syrie et l’Iran, à condition qu’ils traduisent dans les faits leurs condamnations des attentats de mardi. L’Irak en revanche, bien qu’aucune preuve n’ait été jusqu’à présent réunie contre lui dans les attentats de New York et Washington, n’a rien à espérer, ont affirmé le vice-président Dick Cheney et le secrétaire d’État Colin Powell, en exprimant leur hostilité totale au régime de Saddam Hussein. La condamnation rapide de la tragédie de mardi par le président réformateur iranien Mohammad Khatami n’a pas échappé à M. Powell, qui s’est réjoui d’avoir entendu une «déclaration plutôt positive de la part de l’Iran», pays placé sur la liste noire américaine de pays qui soutiennent le terrorisme. «Il semble que cette déclaration vaille la peine d’être étudiée», a ajouté le chef de la diplomatie américaine. Le secrétaire d’État a également laissé entendre que l’Iran, en mauvais termes avec les taliban et qui vient d’annoncer le bouclage de sa frontière avec l’Afghanistan, pourrait se révéler un allié objectif. L’Iran «a toujours eu des difficultés avec les taliban», n’a pas manqué de relever M. Powell, alors que Washington évoque de plus en plus ouvertement des représailles contre Oussama Ben Laden et la milice fondamentaliste afghane qui le protège (voir par ailleurs). M. Powell a toutefois rappelé que Washington avait «de sérieuses divergences» avec le régime islamique iranien, accusé de soutenir plusieurs groupes radicaux au Proche-Orient, et montré du doigt dans l’attentat de Dhahran (Arabie séoudite) en 1996, qui avait tué 19 militaires américains. Parlant de la Syrie, autre pays placé par le département d’État sur la liste des pays «soutenant le terrorisme», M. Powell a estimé «qu’il y avait peut-être de nouvelles opportunités pour travailler ensemble à l’élimination» de ce fléau. Il s’est également réjoui des déclarations «plutôt encourageantes» de Damas. Washington insiste toutefois sur le fait que ces deux pays ne devaient pas se contenter d’agir sur les taliban et les réseaux Ben Laden, mais aussi cesser leur soutien aux organisations radicales anti-israéliennes, comme le Hezbollah libanais. «Nous disons qu’il est temps de choisir son camp dans la lutte contre le terrorisme. Si l’Iran s’oppose à toute forme de terrorisme, y compris à soutenir le Hezbollah, alors il y a une opportunité à étudier», estimait dimanche un responsable américain sous couvert d’anonymat. Téhéran et Washington n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980 en raison de la prise en otage du personnel de l’ambassade américaine en Iran lors de la Révolution islamique iranienne. Damas et les États-Unis ont en revanche des relations diplomatiques, et M. Powell s’est entretenu il y a quelques jours avec son homologue syrien Farouk el-Chareh pour le presser de soutenir les efforts des États-Unis dans la lutte antiterroriste. Les responsables américains ont également admis de ne pas avoir à ce stade de preuve dune implication de l’Irak, lui aussi depuis des années sur la liste noire du terrorisme américaine, dans ces attentats, mais ont de nouveau fermé la porte à toute détente avec ce pays mis à l’index depuis la guerre du Golfe (1990-91). M. Powell a affirmé que les États-Unis ne «voyaient pas pour le moment les empreintes digitales» de l’Irak dans les attentats de Washington et de New York. Il a toutefois ajouté que Washington allait «continuer de contenir Saddam Hussein, et maintenir son pays sous sanctions».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les États-Unis, qui ont promis de punir tous les pays qui adoptent des politiques radicales, ont toutefois évoqué dimanche une possible coopération avec la Syrie et l’Iran, à condition qu’ils traduisent dans les faits leurs condamnations des attentats de mardi. L’Irak en revanche, bien qu’aucune preuve n’ait été jusqu’à présent réunie contre lui dans les attentats de New York et Washington, n’a rien à espérer, ont affirmé le vice-président Dick Cheney et le secrétaire d’État Colin Powell, en exprimant leur hostilité totale au régime de Saddam Hussein. La condamnation rapide de la tragédie de mardi par le président réformateur iranien Mohammad Khatami n’a pas échappé à M. Powell, qui s’est réjoui d’avoir entendu une «déclaration plutôt positive de la part de l’Iran», pays placé sur la...