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Actualités - Chronologies

Les ripostes à l’étude

L’Administration Bush examine dans l’urgence les différentes options dont elle dispose pour riposter à la terrible série d’attentats qui a ensanglanté les États-Unis. Mais qui dit représailles dit ennemi identifié. Or, en l’absence de revendications et de pistes claires et définitives, les Américains en sont encore au stade du tâtonnement. Seule certitude, exprimée par le président George W. Bush : cette riposte va prendre la forme d’une «bataille monumentale du bien contre le mal». «Les efforts engagés contre le terrorisme vont nécessiter un investissement sur une longue période», a renchéri le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. «Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons faire facilement», a-t-il dit sur la chaîne de télévision CBS. À une autre occasion, M. Rumsfeld a d’ores et déjà informé le personnel militaire américain qu’il serait largement mis à contribution dans les prochaines semaines, voire les prochains mois «et plus particulièrement ceux qui sont sur le terrain». Les États-Unis ne peuvent à ce stade que spéculer sur l’implication dans ces attentats de leur bête noire, qui les nargue depuis une dizaine d’années, Oussama Ben Laden, qui se cacherait en Afghanistan. Si, en fin de compte, ils décident que le coupable est effectivement le milliardaire d’origine séoudienne, plusieurs possibilités s’offrent à eux. «Mais, en tout état de cause, la riposte sera militaire, même s’il faut du temps pour l’élaborer», a assuré le professeur Mitchell Hammer, expert militaire et diplomatique. «Il se peut que nous ayons à envoyer des troupes sur le terrain, que nous utilisions des bases (américaines) locales, que nous demandions à nos alliés de se joindre à nous», a estimé jeudi le sénateur démocrate John McCain. «Nous devons nous préparer à un grand nombre d’options», a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision NBC en craignant que du «sang américain» ne coule encore. M. Bush s’emploie à mettre sur pied une «forte coalition» internationale antiterroriste. Dans cette perspective, lui et son secrétaire d’État Colin Powell ont multiplié les appels téléphoniques à plusieurs dirigeants dans le monde. Au cours des dernières 48 heures, les responsables de la diplomatie et de la défense ont ressorti des plans d’actions de leurs tiroirs. Ces plans avaient été établis après les attentats – attribués par les Américains à Ben Laden – qui avaient dévasté deux ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, en 1998. Selon des sources militaires, citées par le Washington Post, une demi-douzaine d’options fondées sur un bombardement de l’Afghanistan sont actuellement à l’étude. L’option la plus immédiate, estiment les experts, serait de tenter de l’éliminer en le bombardant avec des missiles de croisière. En 1998, cependant, les missiles américains n’avaient pas réussi à l’atteindre en Afghanistan. Washington pourrait également lancer un ultimatum au régime des taliban à Kaboul en exigeant qu’il lui remette le milliardaire, sous peine de devoir subir une agression américaine d’envergure. Les sanctions économiques imposées à Kaboul par les Nations unies n’ont pas eu pour effet de contraindre ce régime à expulser Ben Laden. Autre scénario envisagé: le lancement d’une ou plusieurs opérations commando menées par la Force Delta, spécialisée dans les actions coup de poing, des bombardements massifs, voire un envoi massif de troupes en vue d’une invasion de l’Afghanistan. Sur le plan diplomatique, l’Administration Bush a clairement exprimé son mécontentement à l’égard du Pakistan en raison des liens étroits existant entre ce pays et le régime de Kaboul. Washington avait déjà tenté dans le passé d’obtenir qu’Islamabad fasse pression sur les taliban pour obtenir l’extradition de Ben Laden.
L’Administration Bush examine dans l’urgence les différentes options dont elle dispose pour riposter à la terrible série d’attentats qui a ensanglanté les États-Unis. Mais qui dit représailles dit ennemi identifié. Or, en l’absence de revendications et de pistes claires et définitives, les Américains en sont encore au stade du tâtonnement. Seule certitude, exprimée par le président George W. Bush : cette riposte va prendre la forme d’une «bataille monumentale du bien contre le mal». «Les efforts engagés contre le terrorisme vont nécessiter un investissement sur une longue période», a renchéri le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. «Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons faire facilement», a-t-il dit sur la chaîne de télévision CBS. À une autre occasion, M. Rumsfeld a d’ores et déjà...