Son premier film en tant que réalisateur – il n’avait que 21 ans – s’appelait Le dernier combat (en 84). Depuis, il en a tourné des films, Luc Besson, et même beaucoup comme on sait. Au point que son nom est aujourd’hui connu du grand public – y compris, relativement, au Liban – jusqu’à servir parfois d’argument publicitaire ! Tout récemment, Luc Besson vient de se lancer dans une nouvelle activité : la production. En association avec un certain Pierre-Ange Le Pogam, Besson a fondé le studio (d’envergure internationale) Europa. Il s’est confié au journal français Le Figaro : «Sans vouloir être omniprésent sur les tournages, je veux faire des films que j’ai envie de voir. Que ce soit comme metteur en scène (mais en ce moment, je n’ai pas de projet sur ce plan) ou comme producteur (...) Europa vient d’un manque. C’est le regroupement d’une dizaine de personnes un peu frustrées (...). Notre programme de production fonctionne à fond... alors que nous pensions qu’Europa gênerait un peu les gens». Ici, une parenthèse. On croit comprendre la réaction de Luc Besson. Le fait qu’il ait accumulé les succès, et qu’il tourne (aussi) en anglais, a sans doute «indisposé» les milieux professionnels du cinéma en France, tout en déplaisant (?) à une certaine critique. Il y a un autre exemple du même genre : Jean-Jacques Annaud. En attendant, l’auteur du Grand Bleu, Le 5e élément, Léon et Nikita (Jeanne d’Arc étant, à ses yeux, son œuvre la plus aboutie) travaille d’arrache-pied. En préparation : un remake de Fanfan la Tulipe, Taxi 3 (eh oui !) et deux dessins animés de long métrage. Première production «internationale» d’Europa, Le baiser mortel du dragon, réalisé par Chris Nahon, a très bien démarré aux États-Unis et vient de sortir en France. On le verra prochainement au Liban. La vedette du film – où jouent également Bridget Fonda et Tchéky Karyo – est Jet Li, star des films d’arts martiaux à Hong Kong. Jet Li était passé quasiment inaperçu dans son film précédent, Romeo Must Die. Dans Le baiser mortel du dragon, il donne la pleine mesure de ses capacités en inspecteur chinois piégé à Paris. En fin d’entretien, on demande à Besson, «quel jeune homme étiez-vous ?». Réponse : «Je n’avais pas le sentiment que j’allais réussir». Comme quoi tout le monde peut se tromper.
Son premier film en tant que réalisateur – il n’avait que 21 ans – s’appelait Le dernier combat (en 84). Depuis, il en a tourné des films, Luc Besson, et même beaucoup comme on sait. Au point que son nom est aujourd’hui connu du grand public – y compris, relativement, au Liban – jusqu’à servir parfois d’argument publicitaire ! Tout récemment, Luc Besson vient de se lancer dans une nouvelle activité : la production. En association avec un certain Pierre-Ange Le Pogam, Besson a fondé le studio (d’envergure internationale) Europa. Il s’est confié au journal français Le Figaro : «Sans vouloir être omniprésent sur les tournages, je veux faire des films que j’ai envie de voir. Que ce soit comme metteur en scène (mais en ce moment, je n’ai pas de projet sur ce plan) ou comme producteur (...) Europa vient...
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