Lyon entame sa deuxième campagne de Ligue des champions consécutive fort d’un appétit aiguisé, avec en hors-d’œuvre haut de gamme un déplacement chez le favori de la poule, le FC Barcelone. Dans ce groupe, Lyon sera confronté également au club allemand de Leverkusen et le champion de Turquie, Fenerbahce. Seule équipe française à être engagée deux fois de suite pour la compétition majeure du continent européen, l’Olympique Lyonnais a hâte de débuter et Jérémie Bréchet résume l’état d’esprit des troupes lyonnaises. « Nous y allons pour ramener des points ». Car leur président Jean-Michel Aulas met la barre haut, fort d’un premier parcours européen en forme d’apprentissage réussi, avec une qualification pour la deuxième phase et des matches références face à Moscou, Munich (3-0) et à Arsenal (1-1). «L’objectif est plus que jamais de sortir de cette poule, martèle le président de Lyon. Ce sera difficile mais l’objectif aussi est de faire mieux que l’an passé et donc de disputer un quart de finale de Ligue des champions». « Longue et rapide à la fois » De son début de saison hexagonal réussi – troisième au classement avec quatre victoires, un nul et une défaite –, Lyon compte en faire une intéressante base de lancement européen. Les Lyonnais sont sereins à l’approche de cette première rencontre, les enseignements de la précédente campagne ayant été digérés. «Cette compétition est longue et rapide à la fois, se souvient Philippe Violeau, capitaine en l’absence de Sonny Anderson. Il faut rapidement prendre les points et en nous déplaçant à Barcelone, nous sommes dans le bain tout de suite». En se remémorant le parcours 2001, au cours duquel l’OL échoua en deuxième phase au goal average particulier aux portes des quarts de finale face à Arsenal, Jérémie Bréchet retient surtout les erreurs à ne plus commettre. À la veille d’affronter un grand d’Europe – vainqueur de la Ligue des champions 1992, 16 fois champion d’Espagne, 24 fois vainqueur de la Coupe d’Espagne –, il se souvient plus particulièrement de la rencontre à Munich, où l’OL avait donné l’impression d’être paralysé par le palmarès de son rival. Au final, Lyon avait dominé sans marquer et en se faisant crucifier sur la seule action dangereuse des futurs champions d’Europe. «Nous sommes avertis, prévient Bréchet. Nous savons désormais que plus nous jouons timorés et petits bras, moins nous sommes dans le coup. Mais il ne faut pas non plus être trop confiant !». « Tout est en place » Eric Carrière a son idée de l’état d’esprit à afficher. «Il faut avoir du respect en se disant que nous avons une bonne chance car nous possédons certaines bases de sécurité : le groupe se connaît et nous avons une bonne assise défensive». Lyon est donc prêt à se jeter dans la bataille. Et sans beaucoup de complexes. «Est-ce qu’il y a vraiment un bon moment pour prendre le Barça, s’interroge Philippe Violeau. C’est vrai qu’il n’est pas encore dans un régime de croisière, étant donné qu’il débute la saison en Liga». L’attaquant Sidney Govou ne nourrit, lui non plus, aucun complexe, ni de supériorité et encore moins d’infériorité. «Nous avons une tactique en route, nous savons ce que nous devons faire. Tout est en place. Si les Espagnols ne sont pas bien, à nous d’en profiter». Au rayon des blessés, Lyon devra se priver de son attaquant vedette et double meilleur buteur du championnat, Sonny Anderson, qui soigne toujours une élongation aux ischio-jambiers. Son compatriote Claudio Caçapa subit le même sort : son claquage aux adducteurs n’est pas totalement résorbé au moment de se déplacer à Barcelone. Le défenseur Florent Laville fera son retour dans le groupe professionnel après une blesure au genou en novembre 2000 face à l’Olympiakos le Pirée, qui lui a valu une opération et de longs mois de rééducation.
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