Le duel des générations a bien eu lieu à l’US Open et c’est la jeunesse, représentée par l’Australien Lleyton Hewitt, qui en est sortie victorieuse, indiquant que la relève du tennis masculin est bel et bien assurée. Pete Sampras en personne, l’Américain aux 30 printemps et 13 titres en Grand Chelem depuis 1990, l’a annoncé en public après son échec : «Vous allez le voir durant les 10 ans à venir comme ce fut le cas avec moi». À 20 ans, le jeune Australien devrait ajouter d’autres trophées aux 10 déjà accrochés à son tableau de chasse. Il a les armes et la volonté pour cela. Mais il ne sera pas seul au sommet. D’autres sont là pour lui contester les victoires. Comme le Russe Marat Safin, le colosse moscovite qui a connu la même consécration l’an passé et n’a trébuché que sur l’avant-dernière marche cette fois, une de taille puisqu’il s’agissait de Sampras. Il y a aussi le grand espoir de l’Oncle Sam, Andy Roddick le (encore) «teenager». Lui aussi a des atouts et non des moindres avec ce bras droit capable de claquer des services à près de 225 km/h et les dents longues d’un jeune loup affamé. Celui qui n’a plié qu’en quarts de finale sous les coups répétés du futur lauréat. Doute sur Sampras Ces deux-là sont capables d’écrire de belles pages de rivalité à la Sampras-Agassi dont le 32e épisode restera peut-être l’un des plus grands moments de l’édition 2001 de l’Open américain. D’autres sont capables de se mêler à la bataille : comme le Suisse Roger Federer (20 ans), l’Allemand Tommy Haas, 23 ans, l’Espagnol Juan-Carlos Ferrero, sur une surface plus lente... Ou encore l’Argentin Mariano Zabaleta, qui profitera de son quart de finale pour quitter sa 103e place mondiale, voire le fantasque Belge Xavier Malisse. Du haut de ses 25 ans, le Brésilien Gustavo Kuerten a affiché des progrès sur le dur même s’il conserve l’étiquette de maître de la terre rouge. Le géant bélarusse Max Mirnyi, d’un an son cadet, est capable de terrasser n’importe qui. Un des rares adeptes du service-volée de la jeune vague, son terrain de prédilection pourrait bien être le gazon de Wimbledon. Il est toutefois impossible d’ôter toute chance aux «anciens», si ce n’est à l’Australien Patrick Rafter, décidé à tester sa passion pour son sport à travers six mois sabbatiques. À 31 ans, l’Américain Andre Agassi reste capable de brandir des trophées et l’a prouvé cette année. Le Russe Evgueni Kafelnikov (27 ans) peut encore jouer les trouble-fête. Vers un monopole Williams Le doute plane en revanche sur Sampras en dépit de son parcours new-yorkais et de sa conviction : «J’ai encore de belles années devant moi». Même si tous les joueurs le réfutent, l’ex-n°1 mondial ne provoque plus la même crainte qu’à sa période glorieuse. Lui-même a montré sa capacité de retrouver son éclat mais sur des matches précis. Chez les dames, le monopole des sœurs Williams semble plus que jamais en place, d’autant que toutes deux ont décidé de se consacrer plus pleinement au circuit, unique moyen de détrôner la Suissesse Martina Hingis. Venus, 21 ans, est incontestablement la meilleure joueuse actuelle et Serena (20 ans), si elle parvient à canaliser la puissance de son corps musculeux, peut fort bien contester la suprématie à sa sœur aînée. Hingis, qui fait figure de «vétéran» en dépit de ses (bientôt) 21 ans, est plus que jamais marquée par le syndrome de l’échec en Grand Chelem. Les Américaines Jennifer, «la ressuscitée» Capriati et Lindsay «la mamy» Davenport restent des valeurs sûres. Et aux jeunes révélations du printemps, comme les Belges Justine Hénin et Kim Clijsters, est venue s’ajouter Daja Bedanova (18 ans), grande blonde tchèque qui a ruiné les illusions de l’Américaine Monica Seles.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le duel des générations a bien eu lieu à l’US Open et c’est la jeunesse, représentée par l’Australien Lleyton Hewitt, qui en est sortie victorieuse, indiquant que la relève du tennis masculin est bel et bien assurée. Pete Sampras en personne, l’Américain aux 30 printemps et 13 titres en Grand Chelem depuis 1990, l’a annoncé en public après son échec : «Vous allez le voir durant les 10 ans à venir comme ce fut le cas avec moi». À 20 ans, le jeune Australien devrait ajouter d’autres trophées aux 10 déjà accrochés à son tableau de chasse. Il a les armes et la volonté pour cela. Mais il ne sera pas seul au sommet. D’autres sont là pour lui contester les victoires. Comme le Russe Marat Safin, le colosse moscovite qui a connu la même consécration l’an passé et n’a trébuché que sur...