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Actualités - Chronologies

Le CCG déplore le silence américain

Les monarchies du Golfe ont déploré samedi le silence américain sur «les agressions» d’Israël contre les Palestiniens, mais sans critiquer Washington, leur allié, qu’elles considèrent comme la clef de voûte d’un arrêt de la violence au Proche-Orient. Les chefs de diplomatie des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG – Arabie séoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn, Qatar et Oman), réunis pendant deux jours à Djeddah, sur la mer Rouge, se sont dits «étonnés» que «les États-Unis, principal parrain du processus de paix, continuent à feindre d’ignorer les exactions agressives d’Israël» et appelé à «des pressions sur l’État hébreu». Tout en demandant une intervention «immédiate» du Conseil de sécurité de l’Onu notamment pour assurer «une protection internationale» aux Palestiniens, ils n’ont fait aucune annonce sur une initiative qu’ils devaient, selon des diplomates, préparer en vue de la soumettre à la réunion du Conseil ministériel de la Ligue arabe au Caire. Le ministre séoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, a informé ses pairs «des contacts menés par son pays avec les États-Unis et des résultats négatifs auxquels ils ont conduit pour l’organisation d’une rencontre entre le président américain George W. Bush et le dirigeant palestinien Yasser Arafat», a-t-on appris auprès d’un participant. «Nous devons poursuivre nos démarches auprès des États-Unis et des autres pays (...), que ce soit par la pression, la conviction ou l’entente. Nous n’allons pas désespérer, et nous allons redoubler d’efforts à cet effet», a affirmé le ministre bahreïni. Son homologue séoudien avait estimé mercredi dernier à Amman, au terme d’une tournée arabe, qu’«il était temps» pour Washington d’agir pour mettre un terme aux «agressions» israéliennes contre les Palestiniens. Les ministres du CCG ont implicitement critiqué samedi les États-Unis pour avoir rendu l’Autorité palestinienne responsable de la poursuite de la violence, en la sommant d’arrêter l’intifada. «Exiger des Palestiniens des engagements sans en faire autant avec Israël, c’est inverser les critères et c’est injuste», ont-ils déploré dans leur déclaration finale. Traduisant l’impuissance des monarchies du CCG à agir contre le gré des États-Unis, le ministre bahreïni a expliqué que les pays arabes cherchaient à obtenir «des grandes puissances à respecter la légalité internationale et à l’imposer à celui qui la refuse», en allusion à Israël.
Les monarchies du Golfe ont déploré samedi le silence américain sur «les agressions» d’Israël contre les Palestiniens, mais sans critiquer Washington, leur allié, qu’elles considèrent comme la clef de voûte d’un arrêt de la violence au Proche-Orient. Les chefs de diplomatie des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG – Arabie séoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn, Qatar et Oman), réunis pendant deux jours à Djeddah, sur la mer Rouge, se sont dits «étonnés» que «les États-Unis, principal parrain du processus de paix, continuent à feindre d’ignorer les exactions agressives d’Israël» et appelé à «des pressions sur l’État hébreu». Tout en demandant une intervention «immédiate» du Conseil de sécurité de l’Onu notamment pour assurer «une protection internationale» aux...