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Actualités - Chronologies

La gauche radicale palestinienne relève la tête

La militarisation de l’intifada, visible sur les murs du sud de la bande de Gaza où prolifèrent les dessins de grenades et de mortiers, a sonné le réveil des mouvements de la gauche radicale palestinienne, marginalisés depuis les accords d’Oslo de 1993. «L’intifada leur a fourni une opportunité unique de restaurer leur crédibilité», estime le politologue palestinien Ziad Abou Amr, soulignant les difficultés des Fronts populaire et démocratique de libération de la Palestine (FPLP et FDLP) à exister sur une scène politique «polarisée entre l’Autorité palestinienne et le (mouvement islamiste) Hamas» après l’effondrement du bloc soviétique. Fin août, à quelques jours d’intervalle, les armées de drapeaux rouges aux funérailles de deux membres du FDLP, tombés dans un audacieux raid contre une une position militaire israélienne dans la bande de Gaza, et du chef du FPLP, Abou Ali Moustapha, assassiné en Cisjordanie par Israël, ont attesté de cette résurgence. «Ils progressent depuis le début de l’intifada» fin septembre, affirme le directeur du Centre palestinien pour l’opinion publique, Nabil Kokali. Il évalue à près de 8 % l’audience du FPLP après l’assassinat de son dirigeant, contre 4 à 5 % auparavant, bien loin toutefois de son niveau des années 1970, quand il s’illustrait par de spectaculaires et sanglants détournements d’avion. «Nous ne partons pas de zéro. Le FPLP a une histoire et des bases dans le peuple palestinien», relève un membre du comité central du FPLP à Rafah, Imad Abou Rahma, assurant que de nombreux jeunes affluent de nouveau vers son mouvement pour rejoindre sa branche armée. «Beaucoup de jeunes nous appellent», affirme, pour sa part, un porte-parole du FDLP dans la bande de Gaza, Talal Abou Zarifa, assurant que son organisation ne compte pas rester sur son fait d’armes du mois dernier. «Il y aura une opération dans un avenir proche au cœur même des colonies», promet-il, soulignant que le FDLP, le premier à s’être prononcé pour des négociations avec Israël, s’est fixé comme «priorité stratégique la libération des territoires occupés depuis 1967». Résultat de la véritable union sacrée provoquée chez les Palestiniens par le durcissement de la riposte israélienne, et notamment la politique de liquidation d’activites, le FPLP et le FDLP, qui sont laïcs, ne voient désormais aucune incongruité à lancer des opérations conjointes avec les islamistes du Hamas ou du Jihad islamique. «La libération de la patrie est une première étape», explique Jamil al-Majdalaoui, membre du bureau politique et principal dirigeant du FPLP dans la bande de Gaza.
La militarisation de l’intifada, visible sur les murs du sud de la bande de Gaza où prolifèrent les dessins de grenades et de mortiers, a sonné le réveil des mouvements de la gauche radicale palestinienne, marginalisés depuis les accords d’Oslo de 1993. «L’intifada leur a fourni une opportunité unique de restaurer leur crédibilité», estime le politologue palestinien Ziad Abou Amr, soulignant les difficultés des Fronts populaire et démocratique de libération de la Palestine (FPLP et FDLP) à exister sur une scène politique «polarisée entre l’Autorité palestinienne et le (mouvement islamiste) Hamas» après l’effondrement du bloc soviétique. Fin août, à quelques jours d’intervalle, les armées de drapeaux rouges aux funérailles de deux membres du FDLP, tombés dans un audacieux raid contre une une position...