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Actualités - Chronologies

Les monarchies du Golfe préparent une initiative arabe sur le P-O

Les monarchies du Golfe, menées par l’Arabie séoudite, préparent une initiative arabe pour mettre fin aux «agressions israéliennes» contre les Palestiniens dont ils rendent Washington en partie responsable, selon des diplomates hier. Les chefs de diplomatie du Conseil de coopération du Golfe (CCG regroupant l’Arabie séoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar et Oman) qui se réunissent vendredi et samedi à Djeddah, sur la mer Rouge, «vont élaborer une initiative arabe, fondée sur des idées proposées par l’Arabie séoudite et qui ont fait l’objet de consultations arabes», a déclaré un diplomate arabe en poste à Ryad. Le diplomate, proche des tractations en cours entre les six capitales du CCG, a ajouté que cette initiative «prévoit de pousser notamment les États-Unis (...) à assumer leurs responsabilités pour arrêter le bain de sang perpétré par l’armée israélienne contre les Palestiniens, afin de mettre fin à la vague de violence et de relancer le processus de paix au Proche-Orient». «L’Arabie séoudite a proposé de nouvelles idées» sur le Proche-Orient, a déclaré mercredi soir sur la chaîne de télévision satellitaire qatariote al-Jazira le président yéménite Ali Abdallah Saleh, en faisant état d’un message du roi Fahd d’Arabie que lui a remis un émissaire séoudien. Le diplomate s’est refusé à préciser les moyens envisagés pour conduire à une intervention de Washington, ajoutant que l’initiative devrait être soumise au prochain Conseil ministériel de la Ligue arabe, dimanche et lundi au Caire. «Il est temps, en particulier pour les États-Unis, d’assumer leurs responsabilités pour empêcher les agressions israéliennes», a averti le chef de la diplomatie séoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, mercredi à Amman, au terme d’une tournée l’ayant conduit aussi au Caire, Damas et Beyrouth. «Les pays arabes ont fait de leur mieux pour relancer le processus de paix et pris toutes les décisions nécessaires», a-t-il poursuivi, déplorant que «les choses vont de mal en pis». «La coupe est pleine !», a-t-il ajouté dans des déclarations publiées en une dans la presse séoudienne, comme pour exprimer le ras-le-bol de l’opinion publique arabe face à l’inertie des États-Unis, parrains du processus de paix. «Il est temps pour les Arabes de traduire leurs paroles en actes», écrit le quotidien al-Madina de Djeddah. Pour ce journal, «Washington estime jusqu’à présent qu’il n’a rien à perdre avec son alignement sur les massacres systématiques perpétrés par Sharon (...) quelle que soit l’inquiétude exprimée par les Arabes» face à la politique du Premier ministre israélien Ariel Sharon. Mais, indique son confère al-Bilad, le CCG va adresser cette fois, à travers sa réunion de Djeddah, «un message clair aux États-Unis sur les exactions du gouvernement d’Ariel Sharon». «Les États arabes attendent des pressions américaines et européennes sur Israël (...) et sans retard, car les intérêts de tous sont menacés par un incendie qu’il sera impossible de maîtriser», avertit le quotidien al-Jazira. Déplorant «le silence» des États-Unis, le secrétaire général du CCG Jamil al-Houjailane, cité mercredi par le quotidien arabe Asharq al-Awsat, a appelé Washington à «redoubler d’efforts» pour contenir la violence dans les territoires palestiniens. «Le désengagement des parrains du processus de paix a fait que la situation a empiré», a déclaré l’ambassadeur d’Oman à Ryad, Ali Al-Kalbani, indiquant que «les idées séoudiennes» qui seraient discutées par les ministres du CCG «vont servir de mécanisme pour toute démarche arabe» ultérieure au plan international. Les chefs de diplomatie du CCG ont prévu de rencontrer leur homologue américain Colin Powell fin septembre à New York, en marge de leur participation à l’Assemblée générale de l’Onu, selon des sources officielles dans le Golfe.
Les monarchies du Golfe, menées par l’Arabie séoudite, préparent une initiative arabe pour mettre fin aux «agressions israéliennes» contre les Palestiniens dont ils rendent Washington en partie responsable, selon des diplomates hier. Les chefs de diplomatie du Conseil de coopération du Golfe (CCG regroupant l’Arabie séoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar et Oman) qui se réunissent vendredi et samedi à Djeddah, sur la mer Rouge, «vont élaborer une initiative arabe, fondée sur des idées proposées par l’Arabie séoudite et qui ont fait l’objet de consultations arabes», a déclaré un diplomate arabe en poste à Ryad. Le diplomate, proche des tractations en cours entre les six capitales du CCG, a ajouté que cette initiative «prévoit de pousser notamment les États-Unis (...) à assumer...