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Actualités - Chronologies

CHYPRE - L’Onu propose des pourparlers, - Denktash refuse

L’Onu a invité mercredi les dirigeants chypriotes grec et turc à prendre part à des rencontres séparées à New York le 12 septembre pour relancer les discussions de paix sur Chypre actuellement gelées, offre aussitôt rejetée par le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash. L’envoyé spécial de l’Onu pour Chypre, Alvaro de Soto, a indiqué mercredi que le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan avait adressé cette invitation à M. Denktash ainsi qu’au président chypriote grec Glafcos Cleridès dans le but d’ouvrir la voie à «une nouvelle étape» dans les discussions sur l’île divisée. Mais M. Denktash, président de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, proclamée unilatéralement et reconnue seulement par Ankara), a aussitôt annoncé à la presse qu’il rejetait l’invitation. «Je ne vois pas de base pour une reprise des négociations. Il est donc inutile que je me rende à New York», a-t-il dit, lors d’une conférence de presse à Nicosie-Nord (zone turque). La Turquie a immédiatement apporté son soutien à M. Denktash, soulignant qu’il n’y avait pas de nouvel élément justifiant une reprise des discussions indirectes sous l’égide de l’Onu. «Il est évident que l’Onu a été incapable de présenter quoi que ce soit de nouveau», a souligné lors d’une conférence de presse à Ankara le sous-secrétaire d’État au ministère turc des Affaires étrangères, Faruk Logolu. M. Denktash avait déjà refusé de participer au sixième tour des discussions indirectes avec M. Cleridès sous l’égide de l’Onu, prévu pour janvier 2001, mécontent d’un document de travail préparé par M. Annan qui reconnaissait le gouvernement chypriote grec comme la seule autorité légitime sur l’île. «Personne n’a garanti que le nouveau processus serait différent», a ajouté M. Logolu. Auparavant, M. de Soto, arrivé le 29 août dans l’île méditerranéenne pour préparer le terrain à la reprise des négociations, avait indiqué que M. Cleridès avait d’ores et déjà accepté l’invitation. M. Denktash n’a cependant pas fermé la porte à de nouveaux efforts de M. de Soto pour préparer la reprise des pourparlers, exigeant cependant une «base plus propice» qui reconnaîtrait la RTCN comme une entité souveraine et bénéficiant d’un statut égal sur l’île de Chypre. «Nous soutenons les bons offices du secrétaire général. J’ai dit à M. de Soto que nous attendions une proposition de date pour travailler afin de trouver une base commune», a dit M. Denktash. «Nous pensons que des négociations (de paix) seraient couronnées de succès s’il existe une base commune», a-t-il ajouté. Il a rappelé que, dans le passé, l’échec des discussions devait être imputé au fait que la «partie chypriote-grecque s’était présentée au monde comme le gouvernement de Chypre», sans prendre en compte l’entité chypriote turque dans le Nord. Dans la perspective d’une possible reprise des pourparlers intercommunautaires, le chef de la diplomatie grecque Georges Papandréou se trouve également à Chypre pour une visite de travail.
L’Onu a invité mercredi les dirigeants chypriotes grec et turc à prendre part à des rencontres séparées à New York le 12 septembre pour relancer les discussions de paix sur Chypre actuellement gelées, offre aussitôt rejetée par le dirigeant chypriote turc Rauf Denktash. L’envoyé spécial de l’Onu pour Chypre, Alvaro de Soto, a indiqué mercredi que le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan avait adressé cette invitation à M. Denktash ainsi qu’au président chypriote grec Glafcos Cleridès dans le but d’ouvrir la voie à «une nouvelle étape» dans les discussions sur l’île divisée. Mais M. Denktash, président de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, proclamée unilatéralement et reconnue seulement par Ankara), a aussitôt annoncé à la presse qu’il rejetait l’invitation. «Je ne vois...