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Actualités - Opinions

Les vacanciers

L’été, c’est entendu, tout le monde a besoin de vacances. À la télévision, comme ailleurs ! Sinon plus ! Car, il faut bien le reconnaître, la tâche des commentateurs et des animatrices politiques n’est pas facile. Lorsqu’il faut, semaine après semaine, analyser la conjoncture régionale, plancher sur la ligne bleue, étudier les derniers développements sur le terrain, faire des ronds de jambe pour recueillir un jour en direct la phrase historique qui, dans cinquante ans, fleurira dans les manuels scolaires enfin «unifiés», ceux-là ont bien mérité de la patrie. En France, ils auraient droit au Panthéon. Il y a les autres qui ont «jacqueté» des mois durant pour ne rien nous apprendre, celles qui n’assument leurs programmes qu’à la profondeur de leur décolleté, ceux qui baignent dans l’autosatisfaction, alors qu’on devrait parler d’autodérision, – involontaire, bien entendu ! – ceux qui nous promettent la lune et s’en tirent avec une pirouette, celles pour qui on déchante, et ceux qui développent chez tout être normalement constitué des instincts criminels ! Celles-ci et ceux-là, n’ayant rien mérité de la patrie et ignorant, sans doute, où se trouve le panthéon, s’octroient des vacances en nous proposant des «Best of...» de leurs exploits télévisés, question de ne pas nous abandonner tout à fait à notre triste sort !!! Dommage qu’aucun d’entre eux n’ait songé à nous proposer un «Worst of...», ce qui, à tout prendre, reviendrait au même. Pour conclure sur une note toute personnelle : moi aussi j’ai besoin de vacances mais, rassurez-vous, je ne vais pas vous infliger un «Best of...» de mes élucubrations hebdomadaires. Vous l’avez échappé belle ! P.-S. : Les vacanciers, film de Michel Gérard avec Michel Galabru.
L’été, c’est entendu, tout le monde a besoin de vacances. À la télévision, comme ailleurs ! Sinon plus ! Car, il faut bien le reconnaître, la tâche des commentateurs et des animatrices politiques n’est pas facile. Lorsqu’il faut, semaine après semaine, analyser la conjoncture régionale, plancher sur la ligne bleue, étudier les derniers développements sur le terrain, faire des ronds de jambe pour recueillir un jour en direct la phrase historique qui, dans cinquante ans, fleurira dans les manuels scolaires enfin «unifiés», ceux-là ont bien mérité de la patrie. En France, ils auraient droit au Panthéon. Il y a les autres qui ont «jacqueté» des mois durant pour ne rien nous apprendre, celles qui n’assument leurs programmes qu’à la profondeur de leur décolleté, ceux qui baignent dans l’autosatisfaction,...