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Actualités - Chronologies

Les taliban incriminent les sanctions de l’Onu

Les taliban au pouvoir en Afghanistan ont incriminé les sanctions de l’Onu à leur encontre pour expliquer l’exode de milliers d’Afghans. C’est le message qu’ils ont délivré aux diplomates occidentaux dépêchés à Kaboul pour rendre visite aux travailleurs humanitaires de l’ONG allemande Shelter Now International, en détention depuis trois semaines et accusés de tentatives de conversion à la religion chrétienne d’Afghans musulmans. Les diplomates occidentaux ont été reçus mercredi par le chef des services consulaires du ministère des Affaires étrangères afghan, Abdul Rehman Hotak, qui les a entretenus des conséquences des sanctions de l’Onu. «C’est en raison des sanctions de l’Onu que les Afghans quittent l’Afghanistan à la recherche d’une vie meilleure, a déclaré Hotak. Nous avons abordé cette question avec le diplomate américain hier (mardi) et souligné que les États-Unis devraient reconsidérer les sanctions à l’encontre de l’émirat islamique d’Afghanistan». Le Conseil de sécurité de l’Onu a gelé les avoirs afghans à l’étranger et interdit les vols internationaux de la compagnie aérienne publique afghane, Ariana, en novembre 1999. En janvier dernier, le Conseil a accentué son contrôle sur les flux financiers, encadré les déplacements des taliban à l’étranger et decrété un embargo sur les ventes d’armes à l’Afghanistan. Ces sanctions étaient destinées à obliger les taliban à livrer le ressortissant séoudien Oussama ben Laden pour qu’il réponde aux États-Unis de l’accusation d’avoir organisé en 1998 l’attaque à l’explosif de deux ambassades américaines. Hotak a estimé que ce sont les sanctions qui ont poussé les Afghans, majoritaires parmi les 434 réfugiés sur un bateau norvégien, à demander l’asile en Australie. Il a demandé l’aide du diplomate australien venu à Kaboul pour le règlement de ce dossier. «Le diplomate australien m’a indiqué qu’il essayerait de coopérer, mais qu’il s’agissait d’un autre dossier. Le diplomate américain m’a aussi assuré qu’il essayerait d’intervenir à propos de ces réfugiés», a déclaré Hotak. Hotak a souligné qu’il n’avait pas soulevé la question des réfugiés et des sanctions de l’Onu pour faire pression sur les diplomates et obtenir une reconnaissance des taliban par leur gouvernement. Le Pakistan, l’Arabie séoudite et les Émirats arabes unis sont les seuls pays qui reconnaissent le gouvernement taliban. Les diplomates sont à Kaboul pour rendre visite à deux Américaines, deux Australiens et quatre Allemands de Shelter News International. «Nous ne voulons pas profiter de cette occasion pour obtenir la reconnaissance de notre gouvernement», a indiqué Hotak, ajoutant que la détention des travailleurs humanitaires est une «question religieuse». Aux termes de la stricte interprétation de l’islam à laquelle se livrent les taliban, le délit reproché aux travailleurs humanitaires détenus depuis trois semaines peut être sanctionné par la peine de mort. Les diplomates occidentaux espéraient une autre série d’entretiens avec les taliban ainsi qu’avec les détenus d’ici à la fin de la journée de mercredi, sans qu’il soit certain qu’ils les obtiennent. Hotak a précisé qu’il ne les rencontrerait pas à nouveau mercredi. Ils ont toutefois demandé à rencontrer d’autres représentants des taliban. Le père d’une des deux Américaines a déclaré, mercredi, qu’il espérait que les taliban autoriseraient de fréquentes visites des détenus par leur famille. «Nous sommes en relation très étroite avec le ministère des Affaires étrangères des taliban afin de pouvoir rencontrer nos filles plus régulièrement et les choses se présentent bien», a-t-il déclaré. Il était accompagné de la mère d’une autre prisonnière américaine. «Nous sommes arrivés à Kaboul lundi et nous avons été très bien reçus par les taliban. Ils nous ont immédiatement autorisés à voir nos filles. Elles étaient en bonne santé et leur moral était bon», a-t-il précisé.
Les taliban au pouvoir en Afghanistan ont incriminé les sanctions de l’Onu à leur encontre pour expliquer l’exode de milliers d’Afghans. C’est le message qu’ils ont délivré aux diplomates occidentaux dépêchés à Kaboul pour rendre visite aux travailleurs humanitaires de l’ONG allemande Shelter Now International, en détention depuis trois semaines et accusés de tentatives de conversion à la religion chrétienne d’Afghans musulmans. Les diplomates occidentaux ont été reçus mercredi par le chef des services consulaires du ministère des Affaires étrangères afghan, Abdul Rehman Hotak, qui les a entretenus des conséquences des sanctions de l’Onu. «C’est en raison des sanctions de l’Onu que les Afghans quittent l’Afghanistan à la recherche d’une vie meilleure, a déclaré Hotak. Nous avons abordé...