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Actualités - Chronologies

Photo/mode - Horst, le photographe maître de l’image

Horst compte parmi les plus grands capteurs d’images du XXe siècle. Né en 1906, il a donné à la mode les plus beaux clichés de son évolution durant la première partie du XXe siècle. Il y a dix ans, il avait alors 84 ans, il a assisté à la grande exposition-hommage le consacrant, avec George Hoyningen-Huene, son contemporain, comme le plus prestigieux capteur d’images de mode. Horst Bohrmann, célèbre très vite dans le monde de la photographie en Europe et aux États-Unis, était doué pour capter l’instant qui passe. À 84 ans, il lui arrivait encore de quitter sa résidence de Long Island pour collaborer aux reportages de mode dont il fut, entre-deux-guerres, le plus prestigieux photographe. Doté pour capter l’ambiance et le souffle de l’évènement vécu, il a su traduire toutes les séductions sur pellicule d’une période foisonnante d’innovations. Horst fut et reste beaucoup plus que le photographe de la haute couture, le chroniqueur visuel de son temps. Arrivé à Paris en 1930 en émigré, il ne tarda pas à se retrouver très vite au centre de la société d’artistes et de créateurs qui régnaient alors dans la ville-lumière. Au cours de ses aller et retour entre Paris et New York, Horst a tout vu et transcrit à sa manière, précieuse et sophistiquée, une période exceptionnellement riche en révisions artistiques et en événements... Il a quitté l’Europe en 1939, lorsqu’elle sombra dans la guerre, pour les États-Unis, sans jamais couper les ponts. Son œuvre reste un des meilleurs et des plus précis documents sur la mode et la société parisiennes de cette époque. L’exposition organisée par le Musée des arts de la mode, au Louvre, durant six mois, de mars à septembre 1991, a permis pour la première fois de restituer des événements méconnus. Horst Bohrmann, en effet, faisait partie durant ses jeunes années de cette explosion créatrice allemande, à laquelle le nazisme a vite voulu imposer son ordre et ses diktats. Réfugié à Paris, il entrera comme apprenti à l’atelier Le Corbusier. Quand il ne travaille pas, le jeune Allemand explore, fasciné, la ville en compagnie d’un écrivain américain né à Paris, Julien Green. Sans argent, sans perspectives, Horst envisage son retour en Allemagne lorsqu’il rencontre par hasard George Hoyningen-Huene, photographe en chef des studios de Vogue. Il passera quelques années à végéter et à apprendre ce très nouveau métier pour l’époque jusqu’au jour où il doit remplacer au pied levé un chef photographe absent... De 1926 à 1935, il sera «le photographe» en chef de Vogue et de 1935 à 1945 celui de Harper’s Bazaar. Horst est largement responsable de la fascination que vont exercer ces deux revues sur leurs lecteurs durant plusieurs années. La maîtrise de l’ombre et des lumières, de nombreuses innovations vont très vite faire de lui un maître de la pellicule et un virtuose de l’image. Sa première exposition aura lieu en 1932, à Passy, dans une librairie. À partir de là, sa voie est tracée: il travaillera pour l’art, la couture et la beauté. Aujourd’hui, il fait partie des grands génies de la mode, grâce à ses images devenues des grands classiques. Ses portraits composent la plus fascinante galerie de personnages des années qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale et son nom s’inscrit en majuscules autant aux États-Unis qu’en France.
Horst compte parmi les plus grands capteurs d’images du XXe siècle. Né en 1906, il a donné à la mode les plus beaux clichés de son évolution durant la première partie du XXe siècle. Il y a dix ans, il avait alors 84 ans, il a assisté à la grande exposition-hommage le consacrant, avec George Hoyningen-Huene, son contemporain, comme le plus prestigieux capteur d’images de mode. Horst Bohrmann, célèbre très vite dans le monde de la photographie en Europe et aux États-Unis, était doué pour capter l’instant qui passe. À 84 ans, il lui arrivait encore de quitter sa résidence de Long Island pour collaborer aux reportages de mode dont il fut, entre-deux-guerres, le plus prestigieux photographe. Doté pour capter l’ambiance et le souffle de l’évènement vécu, il a su traduire toutes les séductions sur pellicule...