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Actualités - Chronologies

Une nouvelle mode en marche - Les vêtements ordinateurs

En 1984, Olivier Lapidus étonnait le monde de la mode en introduisant informatique et technologie à l’univers feutré et de plus en plus anachronique de la haute couture... Sa veste «communicante», sa tenue à énergie solaire, sa robe, ses gilets à performances ahurissantes annonçaient, déjà, un tournant majeur et décisif dans la conception du vêtement. Le jeune créateur se doutait-il alors d’être le précurseur d’une décisive réforme ? Car aujourd’hui, le vêtement «technologique» ne sert plus uniquement à protéger le corps des caprices du temps ou à ménager la pudeur d’une ancienne garde. La mode, déjà en marche, informe, calcule et communique. Le vêtement n’est plus une pièce d’étoffe inerte, animée par le souffle d’un créateur, mais une usine polyvalente, qui en sait bien plus long que celui qui la porte. Les «wearable» computers Aux États-Unis, le Massachussette Institute of Technology a mis au point des accessoires (lunettes et bagues) reliés, par satellite, au Net. Le «Eblouson», joint-venture de deux maisons célèbres, Levys et Philips, est porteur d’un téléphone et d’un baladeur, qui libèrent les mains tout en assurant une impeccable liaison à distance. En Belgique, le manteau de Starlab fait couler beaucoup d’encre grâce à ses prouesses. Le vêtement en question est en effet en mesure de vérifier le contenu des poches sans parler de la chemise qui détecte des problèmes de santé ! Mais il y a encore mieux ailleurs. Essilor propose des lunettes serties d’un ordinateur et d’un afficheur miniaturisés. Sans gêner la vision globale, ces binocles du troisième type projettent des images à 60 cm de l’œil. Particulièrement recherchées par les autorités militaires, ces lunettes permettent une appréciation parfaite d’un champ visuel en élargissant considérablement les limites et les frontières de la vision. Des habits pour non-voyants La «Vision Suit», une combinaison abritant un grand nombre de capteurs, détecte les obstacles dans un périmètre élargi. Une variante: des vibrations informent l’utilisateur de la présence de marches, d’un mur, d’une voiture. Un scanner intégré, relié à un système (GPS), permet de traduire les codes barres des supermarchés en braille ou en message acoustique grâce à un micro logé sur l’épaulette. Mais les voyants ne sont pas oubliés par les inventeurs. Grâce au Nex Computer System, un tailleur-pantalon spécialement conçu permet de téléphoner en laissant les mains libres, mais aussi de surfer sur Internet. C’est grâce à un modem intégré, un système de géolocalisation par GPS, que ces prouesses deviennent possibles. À savoir, les écouteurs et le micro sont intégrés au col. Le clavier est sur la manche. L’énergie est produite par la marche et accumulée dans une batterie par l’intermédiaire de quelques capteurs situés dans les chaussures. En France, les télécoms promettent pour 2005 l’écharpe communicante, véritable bureau portatif. Elle contient un ordinateur avec écran tactile, une caméra vidéo, un téléphone, un modem permettant l’accès à l’Internet et l’envoi des messages, un baladeur pour les mélomanes qui ne peuvent vivre sans musique et un micro dans le cas où on souhaite enregistrer une conversation.
En 1984, Olivier Lapidus étonnait le monde de la mode en introduisant informatique et technologie à l’univers feutré et de plus en plus anachronique de la haute couture... Sa veste «communicante», sa tenue à énergie solaire, sa robe, ses gilets à performances ahurissantes annonçaient, déjà, un tournant majeur et décisif dans la conception du vêtement. Le jeune créateur se doutait-il alors d’être le précurseur d’une décisive réforme ? Car aujourd’hui, le vêtement «technologique» ne sert plus uniquement à protéger le corps des caprices du temps ou à ménager la pudeur d’une ancienne garde. La mode, déjà en marche, informe, calcule et communique. Le vêtement n’est plus une pièce d’étoffe inerte, animée par le souffle d’un créateur, mais une usine polyvalente, qui en sait bien plus long que...