Près de 130 États sur les 189 que compte l’Onu avaient annoncé mercredi leur participation à un niveau officiel à la Conférence mondiale contre le racisme qui s’ouvre vendredi à Durban (Afrique du Sud), a-t-on appris mercredi à Genève auprès de l’Onu. Le Haut Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme a fait état d’une liste «provisoire» de personnalités – susceptible d’être complétée et modifiée –, représentant 126 pays, dont une quinzaine de chefs d’État et de gouvernement et une centaine de ministres. Parmi les chefs d’État cités figurent Abdelaziz Bouteflika (Algérie), Jozo Krizanovic (Bosnie-Herzégovine), Pedro Pires (Cap Vert), Fidel Castro (Cuba), Vaira Vike-Freiberga (Lettonie), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Paul Kagame (Rwanda), Abdoulaye Wade (Sénégal), Gnassingbe Eyadema (Togo), ainsi que le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. Selon le ministère sud-africain des Affaires étrangères, sont également attendus les présidents Yoweri Museveni (Ouganda), Frederick Chiluba (Zambie), Joseph Kabila (République démocratique du Congo) et Denis Sassou Nguesso (Congo). Viendront aussi à Durban, selon la liste de l’Onu, le Premier ministre mozambicain Pascoal Mocumbi, celui de Saint-Vincent et des Grenadines, Ralph E. Gonsalves, ainsi que le vice-Premier ministre de Croatie, Mme Zeljka Antunovic. Près d’une cinquantaine de pays ont choisi leur chef de la diplomatie pour les représenter. C’est le cas de la Belgique dont le ministre des Affaires étrangères, Louis Michel, est également le président du Conseil des ministres de l’Union européenne. Au sein de l’UE, l’Allemagne envoie également son chef de la diplomatie, Joschka Fischer, tout comme l’Italie, Renato Ruggiero, les Pays-Bas, Jozias Van Aartsen, et le Luxembourg Lydie Polfer. La France, en revanche, sera représentée par son ministre délégué à la Coopération, Charles Josselin. La Fédération de Russie et la Chine ont choisi d’envoyer leur vice-ministre des Affaires étrangères, respectivement Serguei Ordzhonikidze et Wang Guangya, et l’Inde son secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Omar Abdullah, un musulman du Cachemire. À deux jours de l’ouverture de la Conférence, Washington n’avait toujours pas annoncé mercredi le niveau de sa participation, laissant ouvertes les possibilités d’une délégation de faible niveau ou d’un boycott pur et simple. Seule certitude, le secrétaire d’État Colin Powell n’ira pas à Durban, en raison de la tonalité anti-israélienne de certains débats préparatoires. Pour Israël, la tendance était au boycottage, tout en attendant de voir «exactement comment les États-Unis seront représentés, s’ils le sont», selon le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Michaël Melchior.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Près de 130 États sur les 189 que compte l’Onu avaient annoncé mercredi leur participation à un niveau officiel à la Conférence mondiale contre le racisme qui s’ouvre vendredi à Durban (Afrique du Sud), a-t-on appris mercredi à Genève auprès de l’Onu. Le Haut Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme a fait état d’une liste «provisoire» de personnalités – susceptible d’être complétée et modifiée –, représentant 126 pays, dont une quinzaine de chefs d’État et de gouvernement et une centaine de ministres. Parmi les chefs d’État cités figurent Abdelaziz Bouteflika (Algérie), Jozo Krizanovic (Bosnie-Herzégovine), Pedro Pires (Cap Vert), Fidel Castro (Cuba), Vaira Vike-Freiberga (Lettonie), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Paul Kagame (Rwanda), Abdoulaye Wade (Sénégal), Gnassingbe Eyadema (Togo),...