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Actualités - Chronologies

Sophia Loren en princesse des pâtes à Montréal

Sophia Loren a mis sous son charme le Festival des films du monde de Montréal avec la présentation en première mondiale du long métrage de la cinéaste Lina Wertmuller Francesca et Nunziata, dans lequel la star italienne incarne une femme de notable prête à couler son entreprise de pâtes par amour. Après s’être fait désirée plus d’une demi-heure, la grande dame du cinéma italien vêtue d’une longue robe rouge moulante a reçu une ovation debout du public dès son apparition. «Le film est très beau, il a coûté très cher, mais il rend très bien», a lancé l’actrice, à la demande de la salle, en italien. Francesca et Nunziata, tiré du livre du même nom de Maria Orsini Natale, est le troisième film tourné par la comédienne sous la direction de Lina Wertmuller, mais aussi «le plus complexe» selon la réalisatrice romaine. Cette saga familiale plonge dans l’atmosphère du sud de l’Italie au tournant du XXe siècle. Sophia Loren est Francesca, roturière qui a épousé un prince (Giancarlo Giannini), mère de neuf enfants et femme d’affaires redoutable à la tête d’une entreprise familiale de pâtes. Pour remercier la Madone d’avoir exaucé un vœu, elle adopte une orpheline, Nunziata. Très vite, la blonde fillette témoigne un intérêt pour la fabrication des spaghettis que Francesca n’a jamais vu chez ses propres enfants. Les affaires montent en flèche jusqu’à ce que le prince décide lui aussi de se lancer dans une entreprise financière. «C’est alors la relation entre cette femme qui cherche à construire un empire et cet homme qui essaie de se construire une dignité», a souligné Lina Wertmuller au cours d’une conférence de presse. Pour le rôle, Sophia Loren n’a pas été difficile à convaincre. «Dès que j’ai lu les premières pages du livre, j’ai été impressionnée, a-t-elle assuré. Peu d’histoires m’ont touchée autant que celle-là». Le moment le plus difficile du tournage a été une des dernières scènes du film selon elle, lorsque Francesca dresse un bilan de sa vie et de ses erreurs à l’attention de sa fille adoptive (rôle joué par Claudia Gerini). «C’est sa vraie fille, même si elle n’est pas la mère biologique. Pour Nunziata, Francesca est un vrai maître de vie», a estimé la comédienne. À 67 ans, l’actrice dit qu’elle n’est pas lassée par les rôles de mère, bien au contraire. Son fils Eduardo Ponti lui a d’ailleurs confié un rôle de maman dans son premier film qu’il a tourné cette année à Toronto avec, entre autres vedettes, Mira Sorvino et Gérard Depardieu. Au cours de son passage à Montréal, Sophia Loren s’est vu également remettre un prix spécial des Amériques en hommage à une riche carrière cinématographique. Selon le président du festival, Serge Losique, «elle le mérite amplement», car elle a tourné dans «des films inoubliables».
Sophia Loren a mis sous son charme le Festival des films du monde de Montréal avec la présentation en première mondiale du long métrage de la cinéaste Lina Wertmuller Francesca et Nunziata, dans lequel la star italienne incarne une femme de notable prête à couler son entreprise de pâtes par amour. Après s’être fait désirée plus d’une demi-heure, la grande dame du cinéma italien vêtue d’une longue robe rouge moulante a reçu une ovation debout du public dès son apparition. «Le film est très beau, il a coûté très cher, mais il rend très bien», a lancé l’actrice, à la demande de la salle, en italien. Francesca et Nunziata, tiré du livre du même nom de Maria Orsini Natale, est le troisième film tourné par la comédienne sous la direction de Lina Wertmuller, mais aussi «le plus complexe» selon la...