Cambodge - Sept pays devraient participer - au procès des Khmers rouges
le 23 août 2001 à 00h00
Des juges d’au moins sept pays devraient participer, aux côtés de juges cambodgiens, au procès du génocide khmer rouge que Phnom Penh et l’Onu tentent d’organiser, ont indiqué mercredi des sources diplomatiques. Les États-Unis, la France, l’Australie, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Inde et le Japon devraient être représentés au sein du tribunal cambodgien à «caractère international» qui doit juger une poignée de responsables des atrocités qui ont fait au moins 1,7 million de morts sous le règne de Pol Pot (1975-1979). Le Japon doit être l’un des premiers contributeurs financiers au procès, dont le coût total est estimé à 60 millions de dollars, a-t-on ajouté de source diplomatique. Mais, comme le souligne un diplomate occidental, «il faudra encore du temps avant la mise en place d’un tribunal, et il n’est même pas certain qu’un tribunal soit mis sur pied». La partie cambodgienne de la procédure a été achevée au début du mois, lorsque le roi Norodom Sihanouk a paraphé la législation instaurant cette cour. Phnom Penh et l’Onu doivent maintenant discuter d’un mémorandum d’accord acceptable par les deux parties. Les discussions sur la composition du tribunal, le rôle des juges internationaux, le financement du procès et l’identité des anciens responsables khmers rouges qui seront jugés, s’annoncent difficiles. Elles tournent autour de la question centrale du degré d’implication de la communauté internationale dans ce procès. À ce stade trois possibilités ont été évoquées : un procès avec une implication de l’Onu, un procès avec un certain degré de participation étrangère et un procès seulement organisé par le Cambodge. La première option est de loin la plus souhaitable pour la crédibilité de l’ensemble du processus, soulignent tous les diplomates. Mais dans tous les cas de figure, les juges cambodgiens doivent être majoritaires dans les trois stades du déroulement du procès : cinq juges en première instance (trois Cambodgiens, deux juges internationaux), sept en appel (quatre, trois). Neuf juges (cinq, quatre) siégeront au niveau de la Cour suprême. Le Premier ministre Hun Sen a déclaré la semaine dernière qu’une dizaine, «peut-être un petit peu plus», d’anciens hauts cadres khmers rouges seront jugés. M. Hun Sen – qui a récemment accusé l’Onu de vouloir imposer ses vues sur le tribunal «au mépris de la souveraineté du Cambodge» – souhaite que le procès puisse commencer avant la fin de l’année. Tout ancien chef khmer rouge condamné risquera au maximum la prison à perpétuité, la peine de mort ayant été abolie au Cambodge par la Constitution de 1993.
Des juges d’au moins sept pays devraient participer, aux côtés de juges cambodgiens, au procès du génocide khmer rouge que Phnom Penh et l’Onu tentent d’organiser, ont indiqué mercredi des sources diplomatiques. Les États-Unis, la France, l’Australie, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Inde et le Japon devraient être représentés au sein du tribunal cambodgien à «caractère international» qui doit juger une poignée de responsables des atrocités qui ont fait au moins 1,7 million de morts sous le règne de Pol Pot (1975-1979). Le Japon doit être l’un des premiers contributeurs financiers au procès, dont le coût total est estimé à 60 millions de dollars, a-t-on ajouté de source diplomatique. Mais, comme le souligne un diplomate occidental, «il faudra encore du temps avant la mise en place d’un tribunal, et il...
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