Des navires transitant dans le détroit de Bab el-Mandeb, au large du Yémen, le 25 juillet 2026. Photo Khaled ZIAD / AFP
Les cours du pétrole s'affichent en forte baisse lundi à l'ouverture des marchés asiatiques, les investisseurs se montrant soulagés par deux nuits consécutives sans frappes américaines en Iran, qui laissent la porte ouverte à de nouveaux pourparlers entre les belligérants.
Après environ une demi-heure d'échanges, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale pour le pétrole, cédait 5,89% à 91,08 dollars. Il est même brièvement passé sous la barre des 90 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), reculait de 5,73 % à 84,19 dollars.
Selon l'ambassadeur de Washington à l'ONU Mike Waltz, Donald Trump laisse « de la place » pour des négociations avec Téhéran. S'exprimant dans des médias américains, il a affirmé que les tractations se poursuivaient, tout en soulignant que le chef de l'Etat n'avait pas renoncé à la nouvelle escalade dont il a menacé la République islamique. Après deux semaines de bombardements menés par les États-Unis en Iran, aucune nouvelle frappe n'a été signalée depuis vendredi soir. « Comme notre stratégie est essentiellement basée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations », a commenté le porte-parole de l'armée iranienne Mohammad Akraminia.
Le marché affiche l'espoir d'une trêve permettant le retour de la navigation dans le détroit d'Ormuz, aujourd'hui pratiquement bloquée et sous contrôle iranien. Ce passage stratégique permet d'ordinaire le transport d'un cinquième du pétrole et gaz liquéfiés consommés quotidiennement dans le monde. Un deuxième volet d'inquiétudes est venu s'ajouter au marché avec le blocus maritime des ports saoudiens, décidé par les rebelles houthis du Yémen, soutiens de l'Iran. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la mer Rouge était devenue une voie majeure pour faire sortir des barils d'hydrocarbures du Golfe.
Le protocole d'accord signé le 17 juin par Washington et Téhéran avait permis de faire plonger les cours, le Brent s'échangeant alors tout juste au-delà de 70 dollars. La montée de tension de juillet a provoqué une nouvelle flambée.


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