Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Une opération en plusieurs étapes

Le principe de l’opération «Récolte essentielle», destinée à collecter les armes des rebelles albanais, a été arrêté par l’Otan à la mi-juin et les étapes de son déroulement sont conditionnées à un respect durable du cessez-le-feu sur le terrain. Pour cette opération, l’Otan a toujours affirmé vouloir aller vite. Le soir même de la signature de l’accord de paix intervenue lundi, George Robertson, secrétaire général de l’Alliance, convoquait à 11 heures du soir les 19 ambassadeurs du Conseil de l’Atlantique Nord pour les presser de donner rapidement leur feu vert à l’opération. Avant même que la décision de lancement ne soit formellement prise, une quinzaine d’experts militaires sont arrivés mardi en Macédoine pour recenser les points de collecte, étudier les aspects logistiques de l’opération et donner un avis militaire sur l’opération. À partir de vendredi, 400 Britanniques de la 16e brigade d’assaut aéroportée vont arriver à Skopje pour installer le quartier général de l’opération et mettre en place les structures d’encadrement. Le commandement sera britannique, le Royaume-Uni étant, avec un millier d’hommes, devant la France (530 hommes), le principal fournisseur de troupes de l’opération. Ce premier contingent doit vérifier sur le terrain le respect du cessez-le-feu, dernière des conditions posées par l’Otan pour le lancement de l’opération. Des incidents mineurs entre guérilla albanaise de l’UCK et forces macédoniennes, qui n’ont pas fait de victimes, ont été enregistrés dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord et le nord-ouest de la Macédoine. La consolidation du cessez-le-feu permettra ensuite à l’Otan de lancer véritablement l’opération. Le Conseil de l’Otan est partagé entre un déploiement rapide et un délai d’attente avant de commencer la collecte qui ferait pression sur les rebelles pour les inciter à une trêve définitive. «Mais si on laisse leurs armes aux rebelles, ils seront tentés de s’en servir. Le choix est cornélien», soulignait un expert militaire. Un feu vert final est attendu au mieux à la fin de la semaine. Une fois déployée, la partie des forces qui procédera à la collecte devra elle-même faire l’objet d’une protection militaire efficace, a-t-on souligné de source militaire. Une première estimation de la collecte fait état de 2 500 armes qui pourraient être remises par les rebelles. «On risque de se retrouver avec un arsenal très hétéroclite, de la petite arme de poing au mortier en passant par des explosifs», selon une source militaire. Les sites de collecte seront situés dans les zones où la densité d’armes est présumée la plus forte. Ces sites devront permettre la destruction des armes et munitions dangereuses à transporter. Les autres armes seront transportées et stockées hors du pays.
Le principe de l’opération «Récolte essentielle», destinée à collecter les armes des rebelles albanais, a été arrêté par l’Otan à la mi-juin et les étapes de son déroulement sont conditionnées à un respect durable du cessez-le-feu sur le terrain. Pour cette opération, l’Otan a toujours affirmé vouloir aller vite. Le soir même de la signature de l’accord de paix intervenue lundi, George Robertson, secrétaire général de l’Alliance, convoquait à 11 heures du soir les 19 ambassadeurs du Conseil de l’Atlantique Nord pour les presser de donner rapidement leur feu vert à l’opération. Avant même que la décision de lancement ne soit formellement prise, une quinzaine d’experts militaires sont arrivés mardi en Macédoine pour recenser les points de collecte, étudier les aspects logistiques de...