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Actualités - Chronologies

Cerveau de grand maître

Aux échecs, grands maîtres et amateurs ne se servent pas des mêmes parties du cerveau pour analyser la situation durant un match et avancer leurs pions, selon des chercheurs allemands cités par la revue scientifique britannique Nature, parue hier jeudi. Dans le cas des grands maîtres, c’est le cortex frontal et pariétal, considéré comme le lieu abritant la mémoire ancienne et les connaissances mises en réserve, qui entre en action. Les amateurs ont, eux, recours à la zone médiane du lobe temporal, ce qui suggère qu’ils se concentrent sur l’analyse d’initiatives inattendues – dans le jeu de l’adversaire – pour engranger ensuite les informations dans leur mémoire «longue durée», selon les chercheurs. Ognjen Amidzic et son équipe de l’université de Constance ont étudié le cerveau de 20 joueurs, tous ayant plus de dix ans d’expérience, et s’affrontant à des ordinateurs. Ils ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique pour observer l’activation des fonctions de mémoire dans les cinq secondes suivant chaque mouvement de l’ordinateur. Les résultats confirment la théorie des «blocs» de mémoire, selon laquelle l’expert en échecs s’appuie sur une sorte de banque de données renfermant ces blocs de mémoire accumulée. Les chercheurs estiment qu’en dix ans d’apprentissage, les grands maîtres apprennent et pratiquent quelque 100 000 figures de jeu. Ce vaste fichier, très organisé, permet au grand maître, qui dispose d’une connaissance non seulement plus vaste mais mieux organisée, de discerner les éléments-clés d’une situation beaucoup plus vite que le débutant, qui est plus dépendant de la mémoire récente.
Aux échecs, grands maîtres et amateurs ne se servent pas des mêmes parties du cerveau pour analyser la situation durant un match et avancer leurs pions, selon des chercheurs allemands cités par la revue scientifique britannique Nature, parue hier jeudi. Dans le cas des grands maîtres, c’est le cortex frontal et pariétal, considéré comme le lieu abritant la mémoire ancienne et les connaissances mises en réserve, qui entre en action. Les amateurs ont, eux, recours à la zone médiane du lobe temporal, ce qui suggère qu’ils se concentrent sur l’analyse d’initiatives inattendues – dans le jeu de l’adversaire – pour engranger ensuite les informations dans leur mémoire «longue durée», selon les chercheurs. Ognjen Amidzic et son équipe de l’université de Constance ont étudié le cerveau de 20 joueurs, tous...