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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : timide retour au calme

Un calme précaire s’est installé hier sur le marché des changes de Beyrouth avec un ralentissement de la demande du dollar, dont l’offre continuait à être très rare en dehors de la Banque du Liban (BDL). Dans ces conditions, la BDL est restée la principale contrepartie à la vente du billet vert au haut de sa fourchette d’intervention maintenu à 1 514,00 LL, comme le bas de cette fourchette destiné à l’achat de cette monnaie à 1 501,00 LL. En procédant de la sorte, celle-ci est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait dans les transactions interbancaires à 1 514,00 LL et effectivement avec la BDL en l’absence d’offres en dehors d’elle. Mais eu égard à la contraction de la demande, le volume des échanges n’aurait pas dépassé hier quelque huit millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, à en croire les milieux cambistes de la place. L’euro soutenu par le rapport du FMI sur l’économie américaine À l’étranger, l’euro est repassé nettement au-dessus de la barre de 0,90 dollar hier, profitant des inquiétudes du marché après la publication d’un rapport pessimiste du Fonds monétaire international (FMI) sur l’économie américaine. «Les incertitudes qui pèsent sur l’évolution de l’économie américaine sont plus importantes que d’habitude et une reprise dépend largement de la confiance des consommateurs et des entreprises ainsi que du maintien du niveau de productivité de la seconde moitié des années 90», a estimé le FMI dans son rapport annuel sur l’économie américaine. Ce rapport a été juste la bonne excuse pour le marché pour vendre du dollar, car plus tôt dans la journée, les chiffres un peu meilleurs que prévu sur les ventes de détail aux États-Unis avaient réussi à peser un peu sur l’euro. Les opérateurs étaient donc sensibilisés par le fait que les ventes de détail seraient restées stables en juillet aux États-Unis par rapport au mois précédent, après être également restées inchangées en juin à la suite de la révision des chiffres initiaux selon le département du Commerce. Cela d’autant que les analystes tablaient, dans leur consensus, sur une baisse de 0,2 % de ces ventes en juillet. De plus, ces mêmes ventes, hors automobiles, auraient progressé de 0,2 %, alors que les analystes tablaient sur une hausse de seulement 0,1 % pendant la même période. Pourtant, la demande du billet vert n’a pas pu prendre beaucoup de dimension hier, dans l’attente de la publication des chiffres sur la production industrielle aujourd’hui et ceux des prix à la consommation demain ainsi que l’indice de confiance des consommateurs américains de l’Université de Michigan, après-demain. Il est à rappeler que depuis la mi-juillet, la monnaie unique européenne a gagné 4 % par rapport au dollar en raison essentiellement d’un gros coup de déprime du billet vert lié aux inquiétudes des investisseurs concernant l’état de santé de la première économie mondiale. «Nous sommes maintenant au milieu du mois d’août et il n’y a guère de signe d’une reprise de l’économie américaine», a noté une note de la Commerzbank. De ce fait, la publication hier du rapport du FMI n’a pas tardé à affecter le dollar qui s’est négocié à New York sur un ton faible, comme suit : – 0,9028 pour un euro contre 0,8960, la veille – 1,4287 pour un sterling contre 1,4205 – 2,1665 DM contre 2,1830 – 7,2660 FF contre 7,3210 – 1,6805 FS contre 1,6925 – 2 144,75 lires contre 2 161,00 – 121,75 yens contre 122,50. Bourse de Beyrouth : stabilité dans la déprime À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité hier dans un climat de déprime, les quelques rares valeurs ayant fait l’objet de transactions ont reproduit leurs derniers cours de la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 54,39 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires toujours mince avec au total 27 680 actions négociées d’une valeur de 119 874 dollars seulement. Irrégularité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont connu hier une tendance haussière molle, les préoccupations sur la santé de l’économie américaine et la performance des sociétés continuant à saper le moral des investisseurs. Pourtant, les marchés boursiers américains avaient démarré à la hausse après la publication d’une performance meilleure que prévu des ventes de détail en juillet aux États-Unis. Cette performance a montré que le consommateur américain, un des piliers de la croissance ces dernières années, a continué à acheter. La Bourse électronique Nasdaq, où sont cotés la plupart des grands noms de la haute technologie, a continué à profiter des commentaires favorables faits la veille par Goldman Sachs sur Intel et d’autres sociétés du secteur des semi-conducteurs. Par ailleurs, le groupe pétrolier et gazier américain Devon s’est ressenti hier après qu’il eut annoncé avoir racheté son homologue Mitchell Energy and Development Corp. Pour 3,5 milliards de dollars en numéraire et en actions. De son côté, Home Depot, qui a publié un résultat meilleur que prévu pour son deuxième trimestre fiscal, s’est inscrit en hausse. Il en est de même du distributeur américain Wal-Mart qui a annoncé des gains conformes aux attentes, quoiqu’il ait mis en garde qu’il n’arrivera pas peut-être à atteindre son objectif de croissance de ses résultats au deuxième trimestre en raison d’un environnement économique difficile. Quant au secteur bancaire, il s’est ressenti de l’annonce de Citigroup qu’il allait supprimer 3 000 emplois dans l’année à venir. Cela étant, l’indice composite Nasdaq s’est légèrement replié à plus de 1 980 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 10 393,56 points et un plus haut à 10 478,81 points, avant d’afficher en préclôture 10 416,19 points, presque inchangé par rapport à la veille. Les Bourses européennes en hausse avec les high techs et UBS Les Bourses européennes ont progressé mardi grâce aux valeurs technologiques et des télécommunications, qui ont monté pour la deuxième séance consécutive, et aux bons résultats de la banque suisse UBS. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a gagné 1,3 % à 1 308,13 points, tandis que l’indice des valeurs de la zone euro DJ Euro Stoxx 50 a pris 1,29 % à 3 924,67. UBS AG, la première banque suisse, a grimpé de 6,93 % après avoir annoncé des résultats bien meilleurs que prévu. Sa performance s’est ressentie dans tout le secteur bancaire, puisque l’indice DJ Euro Stoxx des banques a affiché un gain de 2,19 %. L’une des principales concurrentes d’UBS, la banque suisse CS Group, a été également en hausse, de 4,47 %. UBS a annoncé une baisse de 26 % de son bénéfice net au deuxième trimestre, par rapport à la même époque de 2000, alors que les analystes s’attendaient à une baisse d’environ 40 %. Ce chiffre a baissé à cause de la faiblesse des marchés. Les opérateurs restent toutefois prudents car la bonne performance du titre pourrait n’être selon eux qu’un rebond technique car le cours était bas, et parce que les perspectives sont toujours incertaines. La publication aux États-Unis de ventes de détail inchangées en juillet par rapport à juin a également soulagé les investisseurs. Les économistes anticipaient une baisse globale. L’indice DJ Euro Stoxx des techs et celui des télécoms ont avancé respectivement de 2,79 % et 2,5 %, regagnant ainsi une partie du terrain perdu la semaine dernière. Les fabricants de téléphones potables Nokia et Ericsson ont affiché respectivement des gains de 3,45 % et 4,76 %. En revanche, leur concurrent britannique Marconi a dégringolé de 12,04 % à un plus bas record de 73 pence, les investisseurs redoutant un nouveau «profit warning». Goldman Sachs a plus que divisé par deux son objectif de cours sur le titre, le ramenant de 120 pence à 55 pence. Du côté des opérateurs, Deutsche Telekom a repris des couleurs et gagné 4,19 %, après que Goldman Sachs a relevé sa recommandation sur l’action du groupe, de «superformer» à «liste de référence». Tokyo : flambée de la cote après l’assouplissement du crédit La Bourse de Tokyo a salué l’assouplissement inattendu de la politique monétaire de la Banque du Japon par une forte hausse en clôture. Le Nikkei s’est adjugé 3,84 %, soit 440,39 points, à 11 917,95, interrompant une série de quatre séances consécutives de baisse qui l’avait conduit à clôturer la veille à un plus bas depuis décembre 1984. C’est le plus fort gain en pourcentage du Nikkei depuis celui de 4,4 % le 18 avril. L’indice élargi Topix a avancé de 2,72 % (31,77 points) à 1 198,86. À la surprise des marchés, la BoJ a annoncé qu’elle relevait l’objectif des dépôts de comptes courants à la banque centrale de 5 000 à 6 000 milliards de yens ($49 milliards) afin de tenter de relancer une économie au bord d’une nouvelle récession. La BoJ a également porté le montant de ses rachats mensuels de fonds d’État japonais à long terme de 400 à 600 milliards de yens. «C’est un progrès. Le marché devait bien rebondir à court terme – les banques tout particulièrement», a dit Masaru Kazama, de Nissan Securities. «Mais cela ne change pas ma stratégie d’investissement. Il n’est même pas certain que cet argent atteigne l’économie réelle».
Un calme précaire s’est installé hier sur le marché des changes de Beyrouth avec un ralentissement de la demande du dollar, dont l’offre continuait à être très rare en dehors de la Banque du Liban (BDL). Dans ces conditions, la BDL est restée la principale contrepartie à la vente du billet vert au haut de sa fourchette d’intervention maintenu à 1 514,00 LL, comme le bas de cette fourchette destiné à l’achat de cette monnaie à 1 501,00 LL. En procédant de la sorte, celle-ci est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait dans les transactions interbancaires à 1 514,00 LL et effectivement avec la BDL en l’absence d’offres en dehors d’elle. Mais eu égard à la contraction de la demande, le volume des échanges n’aurait pas dépassé hier quelque...