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Actualités - Chronologies

Un riche passé agricole

Le village de Maasser el-Chouf, situé juste avant la réserve des cèdres de cette région, est construit en demi-cercle, quasiment adossé à la montagne. Au milieu se trouvent les fameux jardins qui ont fait la réputation de la localité. Un rapport de «Chantier nature», l’une des associations françaises participant, avec la municipalité, à la mise en place du projet de développement durable dans le village, note que, vu son éloignement de Beyrouth, celui-ci a heureusement préservé son caractère typiquement local. Ses maisons en tuiles, arcades et pierre, sa végétation dense, ses sentiers, ses pressoirs, ses moulins, son paysage de terrasses, ses installations hydrauliques traditionnelles pour le captage de sources et la circulation de l’eau pour l’arrosage, ses arbres remarquables, parfois centenaires, forment un patrimoine rural d’autant plus important qu’il se raréfie. La traduction du nom «Maasser», qui signifie «pressoirs», témoigne du passé agricole riche de la région : raisins de table, raisins secs, raisins pour l’arak jouissaient d’une grande notoriété. Des traces de trois distilleries existent encore. En parallèle, la production des cocons (vers à soie) dans chacune des familles du village a dynamisé l’agriculture et créé ce patrimoine rural d’une grande valeur. Les vergers de mûriers se sont transformés, au fil des années, en jardins vivriers traditionnels (trois strates de végétaux : noyers et mûriers, arbres fruitiers de différentes sortes, puis maraîchage familial). Toujours selon le rapport de «Chantier nature», «les circulations d’eau sont encore très présentes, les chemins communaux sont en cours de défrichement et les jardins délaissés gardent encore une unité indéniable facile à réhabiliter». Il y aurait un parti touristique à tirer des voûtes et terrasses : auberges rurales, haltes gourmandes, démonstrations de fabrication d’eau de rose, d’huile essentielle, d’arak…). Le couvent de construction récente (1960) a encore une capacité d’accueil de 450 élèves et possède un jardin potager qui peut lui assurer une autosuffisance. Les micro-projets de la stratégie de développement incluront, entre autres, le réaménagement des jardins, la sauvegarde du patrimoine bâti, l’aménagement d’espaces collectifs stratégiques au cœur du village (squares et placettes), l’organisation d’événements ponctuels (journées à thèmes) et permanents (écomusée, vente de produits locaux), le développement d’une structure pour une formation à la pratique du jardinage et de l’horticulture spécifique au milieu rural libanais.
Le village de Maasser el-Chouf, situé juste avant la réserve des cèdres de cette région, est construit en demi-cercle, quasiment adossé à la montagne. Au milieu se trouvent les fameux jardins qui ont fait la réputation de la localité. Un rapport de «Chantier nature», l’une des associations françaises participant, avec la municipalité, à la mise en place du projet de développement durable dans le village, note que, vu son éloignement de Beyrouth, celui-ci a heureusement préservé son caractère typiquement local. Ses maisons en tuiles, arcades et pierre, sa végétation dense, ses sentiers, ses pressoirs, ses moulins, son paysage de terrasses, ses installations hydrauliques traditionnelles pour le captage de sources et la circulation de l’eau pour l’arrosage, ses arbres remarquables, parfois centenaires, forment un...