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Actualités - Chronologies

Hongrie-Allemagne : sous le signe du Mondial 54

La rencontre amicale Hongrie-Allemagne, organisée mercredi à Budapest pour célébrer le centenaire de la Fédération magyare de football, va raviver le souvenir de la finale du Mondial 54 gagnée à la surprise générale par les Allemands face aux équipiers de Puskas et Kocsis. Mercredi 15 août 2001, la Mannschaft part naturellement avec les faveurs du pronostic malgré de nombreux forfaits (Mehmet Scholl, Michael Ballack, Jens Nowotny...) contre une équipe hongroise absente des phases finales de Coupe du monde depuis 1986. Fins connaisseurs de l’histoire de leur discipline, le président de la Fédération internationale (Fifa), Joseph Blatter, et son homologue de l’Union européenne (UEFA), Lennart Johansson, attendus à Budapest, se souviendront pourtant que les Hongrois dominaient l’Europe, voire le monde, il y a un demi-siècle. Récital offensif Avec des joueurs du calibre de Sandor Kocsis alias «tête d’or», Zoltan Czibor et Ferenc Puskas, la Hongrie arrive avec le statut d’équipe à battre au Mondial 54 en Suisse, pays neutre qui accueille la première Coupe du monde organisée en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Invaincus depuis 31 matches, champions olympiques en 1952, les Magyars commencent leur conquête du trophée Jules-Rimet en étrillant les Coréens du Sud (9-0, un record en phase finale d’un Mondial). Sur leur lancée, les équipiers de Puskas battent les Allemands 8 à 3, dans une épreuve où l’inspiration des attaquants prend largement le pas sur la rigueur des défenses : 140 buts en 26 matches, soit une moyenne de 5,38 par rencontre. Un record qui tient toujours. Les Magyars continuent leur récital offensif en battant le Brésil puis l’Uruguay, le tenant du titre, sur le même score de 4-2, en quart et demi-finale. Remise du 8-3, la République fédérale d’Allemagne gagne son billet pour la finale en battant l’Autriche (6-1). Mais qui peut arrêter une équipe qui vient de marquer 25 buts avant la finale au stade Wankdorf de Berne le 4 juillet sous la pluie ? L’Allemagne entraînée par Sepp Herberger donne des signes d’impuissance dès la sixième minute en encaissant un but de Puskas, présent malgré une cheville foulée. Deux minutes plus tard, Czibor aggrave le score. Le spectre du 8-3 plane de nouveau sur la Mannschaft. Mais les Allemands réduisent rapidement le score par Maximilian Morlock puis égalisent par Uwe Rahn. Le match s’équilibre jusqu’à la passe parfaite de Fritz Walter pour Rahn, le bourreau des Hongrois, à cinq minutes du coup de sifflet final. La RFA gagne sa première Coupe du monde. Un miracle. Après le Mondial, Puskas (au Real Madrid), Kocsis et Czibor (à Barcelone) quitteront l’ombre du rideau de fer pour le pays de Franco et ses pesetas. Kocsis et Czibor reviendront une fois au stade Wankdorf de Berne avec le Barça en 1961 pour la finale de la Coupe des clubs champions. Ils perdront contre Benfica. Sur le même score de 3-2. Plus aucune équipe hongroise ne risque désormais pareille malédiction : le Wankdorf vient d’être détruit. À la dynamite.
La rencontre amicale Hongrie-Allemagne, organisée mercredi à Budapest pour célébrer le centenaire de la Fédération magyare de football, va raviver le souvenir de la finale du Mondial 54 gagnée à la surprise générale par les Allemands face aux équipiers de Puskas et Kocsis. Mercredi 15 août 2001, la Mannschaft part naturellement avec les faveurs du pronostic malgré de nombreux forfaits (Mehmet Scholl, Michael Ballack, Jens Nowotny...) contre une équipe hongroise absente des phases finales de Coupe du monde depuis 1986. Fins connaisseurs de l’histoire de leur discipline, le président de la Fédération internationale (Fifa), Joseph Blatter, et son homologue de l’Union européenne (UEFA), Lennart Johansson, attendus à Budapest, se souviendront pourtant que les Hongrois dominaient l’Europe, voire le monde, il y a un...