Felix Sanchez et Amy Mbacke Thiam, Haïti et Saint-Kitts et Nevis... De nouveaux noms et pays sont venus s’inscrire au palmarès des championnats du monde d’athlétisme. À l’orée de ses 24 ans, Felix Sanchez est passé du rang de demi-finaliste olympique à celui de héros national en République dominicaine. Le pays de ses parents que ce New-Yorkais de naissance, formé à l’école universitaire américaine, a adopté en 1999 pour le placer sur la carte mondiale de l’athlétisme en gagnant l’or du 400 m haies. «Je suppose qu’on peut dire que je suis un produit du système américain mais mon sang est dominicain et l’on ne peut donc pas dire que je suis un américain en finale», insistait toutefois Sanchez. C’est également sur les pistes US que Avard Moncur a aiguisé ses pointes jusqu’à offrir la médaille d’or du 400 m aux Bahamas, autre île des Caraïbes qui s’illustrait habituellement grâce à ses sprinteuses et plus particulièrement le 4x100 m. Sa jeunesse (23 ans) et son immense foulée peuvent en faire le nouveau maître de la spécialité à défaut d’égaler le seigneur du tour de piste qu’était l’Américain Michael Johnson. C’est à travers le bronze que Kim Collins (3e ex aequo du 200 m) et Dudley Dorival (3e du 110 m haies), qui ont profité aussi du système universitaire américain, ont placé respectivement Saint-Kitts/Nevis et Haïti dans le palmarès des 8es Mondiaux. 35 pays médaillés Sur le tour de piste mais cette fois sans obstacles, Amy Mbacke Thiam a réalisé une première sénégalaise. Le tout sur la base d’un travail réalisé au centre d’entraînement de Dakar, prouvant qu’il n’est pas forcément nécessaire de s’expatrier pour exprimer son talent. Même chose pour Françoise Mbango Etone qui a inscrit une page historique de l’athlétisme camerounais en prenant la deuxième place du concours de triple saut avec un bond à 14,60 m. «Jusqu’à présent, on connaissait l’universalité des pays sur la participation, maintenant on découvre l’universalité des pays sur les podiums», faisait remarquer Robert Poirier, le directeur technique national de l’athlétisme français. Avant la journée de clôture, trente-cinq pays figuraient déjà au tableau des médailles. Certes, de pays traditionnellement athlétiques, le géant (2,01 m) allemand Ingo Schultz (2e du 400 m) et les jeunes tels le Kényan Richard Limo, tombeur de «Gebre» sur 10 000 m, le Suédois Christian Olsson (2e du triple saut) et la jeune Cubaine Yipsi Moreno (1re au marteau) sont autant de visages d’avenir...
Felix Sanchez et Amy Mbacke Thiam, Haïti et Saint-Kitts et Nevis... De nouveaux noms et pays sont venus s’inscrire au palmarès des championnats du monde d’athlétisme. À l’orée de ses 24 ans, Felix Sanchez est passé du rang de demi-finaliste olympique à celui de héros national en République dominicaine. Le pays de ses parents que ce New-Yorkais de naissance, formé à l’école universitaire américaine, a adopté en 1999 pour le placer sur la carte mondiale de l’athlétisme en gagnant l’or du 400 m haies. «Je suppose qu’on peut dire que je suis un produit du système américain mais mon sang est dominicain et l’on ne peut donc pas dire que je suis un américain en finale», insistait toutefois Sanchez. C’est également sur les pistes US que Avard Moncur a aiguisé ses pointes jusqu’à offrir la médaille...
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