Elle est, bel et bien, finie l’époque où une bonne partie de la population masculine du pays fantasmait sur la somptueuse Shahnaz. Depuis, la demoiselle a disparu de nos petits écrans sans laisser d’adresse mais laissant en transe quelques frustrés anémiés. Depuis, c’est la non moins spectaculaire Marianne qui titille les neurones de pubères boutonneux en pleine crise de croissance. Sans parler de toutes les autres mignonnes qui nous gratifient au passage d’éclatants sourires et de généreux décolletés. Nous sommes autrement plus gâtés qu’en France, notamment, où depuis la vague Loft Story on a érigé en héroïne nationale une blonde oxygénée, perchée sur des échasses et moulée dans des corsaires zébrés. C’est ce qu’on appelle «la classe» ! Et puisque nous avons sinon «la classe», du moins «le chic», de copier tout ce qui se fait ailleurs, à quand la «loft story» locale ? Ah, être enfermé plus d’un mois durant avec Marianne ou Shahnaz ! On peut toujours rêver. Comme cela relève de Mission Impossible – un autre classique de la télé – voici ce que je suggère pour : 1) ne choquer personne ; 2) ne pas faire de jaloux ; 3) ne pas risquer l’infarctus ; 4) éviter d’être lynché à la sortie ; 5) ne pas se retrouver au poste de police, etc. Je suggère donc à nos stations de recruter des vieux comme moi. Quelles discussions éducatives en perspective autour de nos problèmes de santé : entre la prostate des uns et la ménopause des autres, la tension de certains et l’inattention des «alzheimériens» de service, le cholestérol, l’urée, les problèmes dorso-lombaires, les appareils auditifs et les prothèses ! Pour la finale, de magnifiques contrats aux perdants avec des laboratoires pharmaceutiques, des fabricants de matériel orthopédique, de vendeurs d’assurance-vie et des concessions à perpète... Et pour les gagnants, un séjour gratuit (à deux !) dans un asile de vieillards. P.-S. : Nous ne veillerons pas ensemble, film de Maurice Pialat avec Jean Yanne et Marlène Jobert.
Elle est, bel et bien, finie l’époque où une bonne partie de la population masculine du pays fantasmait sur la somptueuse Shahnaz. Depuis, la demoiselle a disparu de nos petits écrans sans laisser d’adresse mais laissant en transe quelques frustrés anémiés. Depuis, c’est la non moins spectaculaire Marianne qui titille les neurones de pubères boutonneux en pleine crise de croissance. Sans parler de toutes les autres mignonnes qui nous gratifient au passage d’éclatants sourires et de généreux décolletés. Nous sommes autrement plus gâtés qu’en France, notamment, où depuis la vague Loft Story on a érigé en héroïne nationale une blonde oxygénée, perchée sur des échasses et moulée dans des corsaires zébrés. C’est ce qu’on appelle «la classe» ! Et puisque nous avons sinon «la classe», du moins «le...
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