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Actualités - Chronologies

Les lieux symboliques

Checkpoint Charlie, pont aux Espions, gare de Friedrichstrasse : autant de noms synonymes de guerre froide, de lieux symboliques qui jalonnent l’ancien tracé du mur de Berlin. – Checkpoint Charlie : seul point de passage entre Berlin-Ouest et Berlin-Est pour les alliés occidentaux et les automobilistes non allemands. Pour protester contre l’interdiction de passage signifiée aux membres des forces alliées occidentales après la construction du mur, les Américains y avaient déployé plusieurs chars le 25 octobre 1961. Deux jours plus tard, des blindés soviétiques leur faisaient face. La crise avait pris fin le 28, lorsque les Soviétiques avaient rétabli la libre circulation des Occidentaux. Il ne reste du Checkpoint Charlie qu’un mirador, qui se dresse au milieu des bâtiments ultramodernes de la Friedrichstrasse. Mais le point de passage occidental a été reconstitué à l’identique et l’on peut toujours voir une reproduction du fameux panneau avertissant «Attention, vous quittez le secteur américain». – gare de Friedrichstrasse : seul point de passage ferroviaire entre les deux parties de la ville. Les trains venus de l’Ouest arrivaient dans la station terminus à l’étage. Pour rejoindre Berlin-Est, il fallait emprunter un dédale de couloirs où la police des frontières est-allemande avait installé un point de passage. À côté de la gare, le «Traenenpalast» (palais des Larmes) était autrefois un bâtiment de béton où les Allemands de l’Ouest venus en RDA pour une rare visite disaient au revoir à leurs parents et amis. Recouvert aujourd’hui de fresques colorées, il a été reconverti en café-concert. – pont aux Espions : à l’extrémité sud-ouest de Berlin, le pont de Glienicke, qui mène au Brandebourg, doit son surnom à trois échanges spectaculaires. Le 12 février 1962, le pilote d’un avion de reconnaissance américain abattu au-dessus de l’URSS, Francis G. Powers, est échangé contre l’espion soviétique Rudolf Abel. Le 11 juin 1985, 23 prisonniers politiques de la RDA croisent sur ce pont quatre agents de l’Est condamnés pour espionnage aux États-Unis. Le 11 février 1986, le dissident soviétique Anatoli Chtcharansky y est échangé avec quatre espions occidentaux contre quatre agents du bloc de l’Est. – porte de Brandebourg : symbole de Berlin, ce monument de la fin du XIXe siècle, qui a miraculeusement survécu aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, était située au coeur du no man’s land du mur. Du côté occidental, une petite passerelle permettait de l’apercevoir, par-delà la barre de béton. – Bernauerstrasse : un morceau du mur a été conservé entre deux plaques de métal. C’est là que le mur de Berlin a cédé, le 9 novembre 1989, lorsque les gardes-frontières assignés à ce poste ont fini par laisser passer la foule encore incrédule : un membre du Politburo du SED, Guenter Schabowski, avait annoncé devant la presse l’autorisation de sortie sans visa. Avec effet immédiat.
Checkpoint Charlie, pont aux Espions, gare de Friedrichstrasse : autant de noms synonymes de guerre froide, de lieux symboliques qui jalonnent l’ancien tracé du mur de Berlin. – Checkpoint Charlie : seul point de passage entre Berlin-Ouest et Berlin-Est pour les alliés occidentaux et les automobilistes non allemands. Pour protester contre l’interdiction de passage signifiée aux membres des forces alliées occidentales après la construction du mur, les Américains y avaient déployé plusieurs chars le 25 octobre 1961. Deux jours plus tard, des blindés soviétiques leur faisaient face. La crise avait pris fin le 28, lorsque les Soviétiques avaient rétabli la libre circulation des Occidentaux. Il ne reste du Checkpoint Charlie qu’un mirador, qui se dresse au milieu des bâtiments ultramodernes de la Friedrichstrasse....