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Actualités - Chronologies

L’astérisque dans le palmarès de Jones

L’Américaine Marion Jones est incontestablement une championne hors du commun, mais comme lors des deux saisons précédentes, elle n’aura pas atteint son objectif aux Mondiaux d’Edmonton d’athlétisme, même en cas de succès dès aujourd’hui sur 200 m. Sa défaite sur 100 m, l’épreuve-reine qu’elle dominait depuis 4 ans, lui a fait manquer son objectif, pourtant réduit par rapport à celui des Mondiaux de 1999 puis des Jeux de l’an 2000, et portera un astérisque dans son palmarès. Certes, il semble impossible qu’elle ne gagne pas au moins une fois sur la piste canadienne, voire deux avec le relais 4x100 m dominical auquel elle devrait être associée en dépit de tensions avec les entraîneurs américains. En cas de réussite, cela porterait son total mondial à 6 médailles d’or, à 25 ans seulement, et la rapprocherait à trois longueurs de son compatriote Michael Johnson, détenteur du record de la spécialité avec 9 titres. En 1999 à Séville, Marion Jones était venue avec l’ambition de réaliser un quadruplé après une campagne très chargée sur le circuit. Elle était repartie d’Andalousie avec une médaille d’or sur le 100 m, une de bronze à la longueur et une blessure au dos qui avait mis un terme à sa saison. L’année suivante, elle avait ralenti sa production sur les pistes européennes, mais placé la barre encore plus haut, visant un incroyable total de cinq titres olympiques (100 et 200 m, longueur et les relais 4x100 et 4x400 m) à grand renfort de publicité. Mais Sydney n’a pas produit le résultat escompté. Jones a quitté l’Australie avec certes cinq médailles autour du cou, mais trois seulement du métal le plus précieux (100, 200 et 4x400 m) et deux de bronze. Sans compter la douleur de l’affaire de dopage touchant son ex-époux-lanceur de poids, CJ Hunter. Trop gâtée Le manque de motivation pour ses 3es Mondiaux, un excès de confiance en soi après 42 finales remportées et la séparation avec son mari pourraient expliquer la défaite infligée par l’Ukrainienne Zhanna Pintusevich sur 100 m. Jones n’a pas tenu compte des avertissements sur la piste. Ces 100 m de Rome et Lausanne où elle avait été accrochée par sa partenaire d’entraînement, la Bahamienne Chandra Sturrup. Elle s’est peut-être aussi un peu dispersée hors de la piste en commentant à la télé des matches de la Ligue professionnelle féminine de basket-ball (WNBA). Certains pensent que sa vitesse s’est un peu effritée. «C’était une athlète différente qui ne réalisait pas de grandes performances depuis le début de la saison. Elle courait en 11 sec et des poussières là où elle était habituée à gagner en 10’’70 ou 10’’80», fait remarquer la Grecque Ekaterini Thanou, 3e du 100 m. «Il n’y a pas de quoi être déçue de courir en 10’’85 (son chrono en finale)», estime toutefois l’Américaine. Je suppose que j’ai gâté beaucoup de monde, dont moi-même, en courant tous ces 10’’7 et 10’’6 par le passé. «Comme sprinteuse, je continue d’apprendre, insiste-t-elle. Je pense que je vais améliorer mes chronos. Je suis encore jeune et le monde entier est devant moi».
L’Américaine Marion Jones est incontestablement une championne hors du commun, mais comme lors des deux saisons précédentes, elle n’aura pas atteint son objectif aux Mondiaux d’Edmonton d’athlétisme, même en cas de succès dès aujourd’hui sur 200 m. Sa défaite sur 100 m, l’épreuve-reine qu’elle dominait depuis 4 ans, lui a fait manquer son objectif, pourtant réduit par rapport à celui des Mondiaux de 1999 puis des Jeux de l’an 2000, et portera un astérisque dans son palmarès. Certes, il semble impossible qu’elle ne gagne pas au moins une fois sur la piste canadienne, voire deux avec le relais 4x100 m dominical auquel elle devrait être associée en dépit de tensions avec les entraîneurs américains. En cas de réussite, cela porterait son total mondial à 6 médailles d’or, à 25 ans seulement, et la...