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Actualités - Chronologies

Israël inflige un revers - aux efforts américains

Les États-Unis ont réaffirmé mercredi leur opposition à la pratique des «meurtres ciblés» de militants palestiniens, reconnaissant à mi-mots que l’opération menée la veille à Naplouse par l’armée israélienne portait un coup sérieux à leurs efforts de paix. «Nous sommes opposés à la pratique des meurtres ciblés», a déclaré le porte-parole du département d’État, Richard Boucher, après que le gouvernement israélien eut de son côté réaffirmé son droit à mener des opérations de «légitime défense». Le porte-parole a indiqué que Washington avait exprimé ses «graves préoccupations», lors d’une rencontre mardi entre le secrétaire d’État adjoint Richard Armitage et le secrétaire du gouvernement israélien, Guidon Saar, ainsi que par l’intermédiaire de son ambassade à Tel-Aviv. L’ambassadeur américain, Daniel Kurtzer, a fait part des critiques américaines au chef du gouvernement israélien Ariel Sharon lui-même, a précisé un responsable américain, sous le couvert de l’anonymat. Washington avait déjà haussé le ton mardi après l’attaque par hélicoptère contre un bureau du Hamas à Naplouse (Cisjordanie) qui a fait huit morts, six membres du mouvement radical palestinien et deux enfants. Le département d’État avait jugé cette attaque «provocatrice» et «excessive», ajoutant qu’elle constituait une «escalade» dans les affrontements entre Israël et les Palestiniens. La présidence du Conseil israélien, vivement critiquée par la communauté internationale, a toutefois annoncé mercredi qu’Israël «continuera d’exercer son droit fondamental à la légitime défense». Interrogé sur l’emploi d’armes américaines, notamment des hélicoptères, pour mener ces opérations de liquidation d’activistes palestiniens, M. Boucher s’est borné à répondre que les États-Unis «fournissent des armes à Israël pour ses besoins légitimes de défense» tout en réaffirmant «que nous avons fait savoir de la manière la plus claire notre opposition aux meurtres ciblés». Les responsables américains ne cachent pas leur dépit face à l’attitude du gouvernement israélien, qui porte un coup à leurs espoirs de faire diminuer suffisamment les tensions sur le terrain pour reprendre un dialogue politique. L’attaque de Naplouse, avec les risques d’engrenage de la violence qu’elle comporte, survient alors que Washington connaît les plus grandes difficultés pour faire avancer les recommandations du rapport de la commission Mitchell sur des mesures de confiance et un retour à des discussions politiques. Longtemps en panne de propositions pour le Proche-Orient, l’Administration du président George W. Bush a beaucoup misé ces derniers mois sur ce rapport pour reprendre un rôle de premier plan dans ce dossier. L’attaque de Naplouse «est une escalade, et rend beaucoup plus difficile de parvenir à la paix, et plus difficile d’aller vers la mise en œuvre du rapport Mitchell», reconnaissait mercredi un diplomate américain. Washington espère toutefois que les déclarations mercredi du gouvernement israélien sur le bien-fondé des opérations de «légitime défense» traduisent le souhait de ne pas avoir l’air de plier devant les pressions internationales, sans annoncer de nouvelles opérations. Cette déclaration «n’est pas une surprise», estime ce diplomate américain, en espérant que les Israéliens se contentent de réaffirmer leur droit à la légitime défense, mais sans que les opérations de ce type reprennent. Si c’est le cas, «cela ira», assure-t-il.
Les États-Unis ont réaffirmé mercredi leur opposition à la pratique des «meurtres ciblés» de militants palestiniens, reconnaissant à mi-mots que l’opération menée la veille à Naplouse par l’armée israélienne portait un coup sérieux à leurs efforts de paix. «Nous sommes opposés à la pratique des meurtres ciblés», a déclaré le porte-parole du département d’État, Richard Boucher, après que le gouvernement israélien eut de son côté réaffirmé son droit à mener des opérations de «légitime défense». Le porte-parole a indiqué que Washington avait exprimé ses «graves préoccupations», lors d’une rencontre mardi entre le secrétaire d’État adjoint Richard Armitage et le secrétaire du gouvernement israélien, Guidon Saar, ainsi que par l’intermédiaire de son ambassade à Tel-Aviv....