À l’instar de la Journée du Sud, la Journée internationale sans tabac ou la Journée de la femme, Michel Nassif se demande pourquoi l’on ne consacre pas une journée au «positivisme». Toujours dans un esprit entreprenant et face à la neurasthénie dans laquelle se sont installés les Libanais, il propose de dédier une journée du calendrier annuel à «l’action positive», afin de créer au plan national une dynamique créatrice dans tous les secteurs de la vie. «Ce sera un jour où le concierge fera l’effort de ne pas se disputer avec sa femme ni avec l’éboueur du quartier ; par conséquent, ses prestations et services au niveau de l’immeuble augmenteront substantiellement ; un jour où le directeur d’une banque décidera d’offrir des fleurs à ses employés, pour leur signifier sa gratitude, ce qui devra nécessairement se répercuter sur la productivité de ces derniers ; où le chef de service d’une administration publique réunira ses subalternes pour leur expliquer qu’un service public doit commencer par le respect du citoyen qui doit être “servi” dans un esprit de civisme». Tout le monde sans exception sera convié ce jour-là à faire plaisir à la personne qu’il, ou elle, aime, en effectuant un geste symbolique ou par l’acquisition d’un petit cadeau qui lui ferait chaud au cœur. Ainsi, dit M. Nassif, «si une dizaine de banques achètent chacune trente douzaines de fleurs, dix autres entreprises invitent leurs employés à déjeuner, etc., on obtiendra au total un millier de sourires, une augmentation de la productivité et une circulation de la masse monétaire». Ce jeune entrepreneur est convaincu qu’il faut désormais changer l’humeur ambiante, devenue malsaine à force de réfléchir en termes négatifs. «On entend partout que la situation est complètement désespérée, sans issue. Les gens sont au bord de la déprime et cela devient contagieux. Or, en économie, la psychologie est un facteur déterminant dans un sens comme dans un autre», affirme Michel Nassif. Il se souvient encore d’un vieil autocollant intitulé «Tfeh» (Beurk, du nom d’un magasin), une appellation qui a eu un grand écho auprès des Libanais, à cause précisément de leur état d’âme. «Il nous faut plutôt introduire dans notre lexique des onomatopées positives du genre Waow ! La bonne humeur, comme la mauvaise humeur d’ailleurs, est contagieuse. Il suffit de voir le verre à moitié plein ce jour-là», dit-il. Cette campagne sera extrêmement médiatisée, promet cet homme d’affaires. Converties à l’idée, quelques personnes du monde des médias se sont déjà engagées à participer – bénévolement – à la campagne, en mettant leur panneaux publicitaires à la disposition du concepteur. Voulant donner le bon exemple, ce dernier vient de fonder, en pleine crise économique, une société de communication, qu’il a décidé d’appeler DDAA, À chaque jour une ambition différente. Ou Nouvelle journée nouvelle ambition, de l’anglais, Different Day Another Ambition.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À l’instar de la Journée du Sud, la Journée internationale sans tabac ou la Journée de la femme, Michel Nassif se demande pourquoi l’on ne consacre pas une journée au «positivisme». Toujours dans un esprit entreprenant et face à la neurasthénie dans laquelle se sont installés les Libanais, il propose de dédier une journée du calendrier annuel à «l’action positive», afin de créer au plan national une dynamique créatrice dans tous les secteurs de la vie. «Ce sera un jour où le concierge fera l’effort de ne pas se disputer avec sa femme ni avec l’éboueur du quartier ; par conséquent, ses prestations et services au niveau de l’immeuble augmenteront substantiellement ; un jour où le directeur d’une banque décidera d’offrir des fleurs à ses employés, pour leur signifier sa gratitude, ce qui devra...