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Actualités - Chronologies

Un lutteur, mais aussi - une star télé et un moine

Un lutteur professionnel, une star de la télévision et un moine bouddhiste nommé Koizumi, comme le Premier ministre japonais, forment un échantillon disparate de célébrités élues dimanche grâce à un nouveau mode de scrutin mixte appliqué pour le renouvellement partiel du Sénat nippon. Tête ronde et lunettes à grosse monture noire, Kyosen Ohashi, 67 ans, a été l’un des premiers à trinquer à la victoire aux côtés de son épouse. Cet ancien critique de jazz était devenu célèbre dans les années 70 et 80 grâce à des émissions musicales à la télévision. Au total, les différents partis en lice avaient présenté près de 50 personnalités célèbres contre 17 seulement aux précédentes sénatoriales de 1998 afin d’exploiter de nouvelles règles autorisant les électeurs à choisir leurs candidats préférés sur les listes des partis. M. Ohashi se présentait contre le camp de centre-droit au pouvoir sous l’étiquette du Parti démocrate du Japon, première formation de l’opposition, au milieu de 28 autres candidats proposés pour la partie proportionnelle du scrutin. «Je veux que le Japon devienne un pays juste», a déclaré M. Ohashi, lors d’une interview à la télévision. «Au départ, je trouvais significatif déjà de faire campagne mais ensuite, en voyant que les gens écoutaient avec enthousiasme mes discours, j’ai senti que les électeurs voulaient m’envoyer à la Diète (Parlement)», a-t-il raconté au journal sportif Sports Nippon. Atsushi Onita, lutteur professionnel de 43 ans à la retraite depuis 1995, courait sous un ticket PLD (Parti libéral démocrate, principale formation au pouvoir) mais est considéré comme un indépendant. Pendant sa campagne, il haranguait en particulier les jeunes en leur affirmant qu’il «vaut mieux chercher à changer le pays plutôt que s’inquiéter de la direction qu’il prend». Il n’était pas le seul sportif à tenter l’aventure puisque Seiko Hashimoto, ancienne championne olympique de patinage de vitesse, a conquis elle aussi un fauteuil PLD. Une autre personnalité de la télévision, Yoichi Masuzoe, 52 ans, spécialiste de sciences politiques, se présentait aussi au nom du PLD tandis qu’une professeur de sociologie de l’Université Hosei de Tokyo, Yoko Tajima, gagnait sous l’étiquette Parti social démocrate. Mais la plus grande surprise allait venir d’un parfait inconnu, Akio Koizumi, un moine bouddhiste de 50 ans de Kyoto qui allait lui aussi remporter un siège pour le PLD. Même s’il n’a pas de liens avec le Premier ministre Junichiro Koizumi, il a clairement profité de l’insolente popularité de ce dernier dont le taux d’adhésion oscille entre 70 et 90 % depuis avril.
Un lutteur professionnel, une star de la télévision et un moine bouddhiste nommé Koizumi, comme le Premier ministre japonais, forment un échantillon disparate de célébrités élues dimanche grâce à un nouveau mode de scrutin mixte appliqué pour le renouvellement partiel du Sénat nippon. Tête ronde et lunettes à grosse monture noire, Kyosen Ohashi, 67 ans, a été l’un des premiers à trinquer à la victoire aux côtés de son épouse. Cet ancien critique de jazz était devenu célèbre dans les années 70 et 80 grâce à des émissions musicales à la télévision. Au total, les différents partis en lice avaient présenté près de 50 personnalités célèbres contre 17 seulement aux précédentes sénatoriales de 1998 afin d’exploiter de nouvelles règles autorisant les électeurs à choisir leurs candidats préférés...