Les observateurs l’attendaient au virage, Ian Thorpe les a éclaboussés. Avec six titres mondiaux (trois en relais, trois individuels), l’Australien âgé de 18 ans a survolé les championnats du monde de natation. Vainqueur des 200, 400 et 800 m nage libre, records du monde à la clef à chaque fois, Thorpe n’a laissé à ses adversaires que des miettes de gloire, se permettant même un sourire après sa quatrième place en finale du 100 m. Comme si cela ne suffisait pas, Thorpe a également grandement contribué aux succès des relais, offrant par ses relais victorieux trois titres mondiaux à l’Australie en 4x200 nage libre (record du monde), 4x100 nage libre et quatre nages. Et quand il ne nage pas, l’Australien ne se repose pas. Il profite de son temps libre pour critiquer la Fédération internationale (Fina). Performances stupéfiantes «Beaucoup de choses me déçoivent à la Fina, et l’une d’entre elles est le manque de tests pratiqués. D’un point de vue extérieur, tout cela n’a pas belle allure», a-t-il déclaré. La Fina est tombée sous le feu des critiques après avoir décidé de ne pas pratiquer de tests de dépistage de l’érythropoïétine (EPO) pendant ces championnats. L’Australien, à qui la Fina a demandé de se contenter de nager, ne veut rien entendre : «J’arrêterai mes commentaires quand la Fina commencera à faire son travail correctement», a-t-il répliqué hier. Les performances stupéfiantes de Thorpe ont presque éclipsé la pluie de records tombée sur Fukuoka. À commencer par le record du 100 m brasse battu par son détenteur, le Russe Roman Sloudnov, en 59’’94. Sloudnov, 21 ans, a nagé pour la deuxième fois sous la minute. Dans le papillon, les records n’ont pas résisté aux mouvements de bras puissants de Geoff Huegill, qui a fait passer son propre record sur 50 m de 23’’60 à 23’’44. L’Américain Michael Phelps, âgé de 16 ans, a établi un nouveau record sur 200 m en 1’54’’58 tandis que le Français Frank Esposito, décevant quatrième sur la distance, était devenu la veille nouveau recordman d’Europe. Problèmes de chrono Toutes ces performances auraient pu ne jamais être homologuées à cause des défaillances techniques du système de chronométrage Seiko, qui a reconnu samedi «ne pas avoir testé les plaques». Dans le 100 m nage libre, l’Américain Anthony Ervin l’avait emporté mais dans un premier temps le tableau électronique ne lui avait attribué aucun chrono et Van den Hoogenband avait levé les bras, persuadé d’avoir gagné. Si Thorpe est le grand gagnant des ces Mondiaux, son ami et rival néerlandais Pieter van den Hogenband en est la principale victime. L’homme qui avait battu la «Thorpille» aux JO de Sydney sur 200 m nage libre n’a pas remporté un seul titre, contrairement à sa compatriote Inge de Bruijn, trois fois championne après ses succès dans les 50 et 100 m nage libre et dans le 50 m papillon. Côté français, Esposito n’a pas réussi à confirmer en finale du 200 m papillon son record d’Europe établi la veille en demi, et a terminé quatrième. Alicia Bozon se classe huitième sur 400 m nage libre, comme Olivier Rostoucher sur 1 500 m. À Fukuoka, tout le monde n’a pas nagé dans le même bassin.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les observateurs l’attendaient au virage, Ian Thorpe les a éclaboussés. Avec six titres mondiaux (trois en relais, trois individuels), l’Australien âgé de 18 ans a survolé les championnats du monde de natation. Vainqueur des 200, 400 et 800 m nage libre, records du monde à la clef à chaque fois, Thorpe n’a laissé à ses adversaires que des miettes de gloire, se permettant même un sourire après sa quatrième place en finale du 100 m. Comme si cela ne suffisait pas, Thorpe a également grandement contribué aux succès des relais, offrant par ses relais victorieux trois titres mondiaux à l’Australie en 4x200 nage libre (record du monde), 4x100 nage libre et quatre nages. Et quand il ne nage pas, l’Australien ne se repose pas. Il profite de son temps libre pour critiquer la Fédération internationale (Fina). ...