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Actualités - Chronologies

Irak - 9 000 décès en juin en raison de l’embargo

Plus de 9 000 Irakiens, dont une majorité d’enfants en bas âge, sont décédés en juin en raison des sanctions imposées par l’Onu à Bagdad depuis août 1990, a affirmé hier le ministère de la Santé. «9 090 Irakiens, dont 6 078 enfants de moins de cinq ans, sont morts en juin en raison notamment de maladies diverses comme la diarrhée, les problèmes cardiaques et respiratoires ainsi que la malnutrition», selon un rapport du ministère, reproduit par l’agence officielle Ina. Le 11 juillet, Bagdad avait affirmé qu’au total 1 520 417 Irakiens, dont 622 887 enfants de moins de cinq ans (41 %), sont décédés en raison de l’embargo de l’Onu en vigueur depuis près de onze ans. Par ailleurs, le ministre de la Santé Oumaid Medhat Moubarak a accusé mercredi les États-Unis et la Grande-Bretagne de bloquer les commandes passées par son ministère au titre du programme humanitaire, une dérogation à l’embargo. Ce programme est en vigueur depuis fin 1996. Par ailleurs, le ministre irakien du Pétrole Amer Rashid a annoncé hier que Bagdad et Ankara prévoyaient d’ouvrir un second poste-frontière d’ici à un an, pour redynamiser le commerce bilatéral. «Notre but est d’ouvrir ce nouveau poste-frontière d’ici à un an», a déclaré M. Rashid dans une interview à la chaîne d’informations continue NIV. «Nous avons pris les mesures administratives nécessaires et n’attendons pas de difficultés», a-t-il ajouté. Ce projet entre dans le cadre d’un récent rapprochement entre la Turquie et son voisin du sud-est, dont les relations commerciales ont été quasiment réduites à néant par l’embargo international imposé à Bagdad après l’invasion du Koweït en 1990. Il existe actuellement un poste-frontière entre les deux pays, à Habour, par lequel transitent chaque mois des camions-citerne turcs acheminant 50 000 tonnes de gazole, en violation de l’embargo de l’Onu. Ce point de passage représente une source de revenus importante pour le sud-est de la Turquie à majorité kurde, et une compensation relative des pertes subies par Ankara – estimées à environ 35 milliards USD – en raison de l’embargo. «Le nombre des véhicules passant la frontière va bientôt se chiffrer par milliers. le second poste-frontière constituera un complément d’infrastructure qui aidera le commerce frontalier», a expliqué Amer Rashid, actuellement en Turquie pour une réunion du Comité de coopération économique Irak-Turquie. La Turquie, membre de l’Otan, héberge les avions américains et britanniques qui surveillent la zone d’interdiction aérienne du nord de l’Irak, mais elle plaide aussi pour l’allégement de l’embargo onusien. Ankara et Bagdad ont tenu une série de discussions pour redynamiser leur commerce et viennent de remettre en service une ligne ferroviaire reliant Gazlantep, dans le sud-est de la Turquie, à Bagdad. La Turquie a également envoyé plusieurs avions d’aide humanitaire en Irak récemment.
Plus de 9 000 Irakiens, dont une majorité d’enfants en bas âge, sont décédés en juin en raison des sanctions imposées par l’Onu à Bagdad depuis août 1990, a affirmé hier le ministère de la Santé. «9 090 Irakiens, dont 6 078 enfants de moins de cinq ans, sont morts en juin en raison notamment de maladies diverses comme la diarrhée, les problèmes cardiaques et respiratoires ainsi que la malnutrition», selon un rapport du ministère, reproduit par l’agence officielle Ina. Le 11 juillet, Bagdad avait affirmé qu’au total 1 520 417 Irakiens, dont 622 887 enfants de moins de cinq ans (41 %), sont décédés en raison de l’embargo de l’Onu en vigueur depuis près de onze ans. Par ailleurs, le ministre de la Santé Oumaid Medhat Moubarak a accusé mercredi les États-Unis et la Grande-Bretagne de bloquer les commandes...