Lorsque la lentille qui focalise les rayons lumineux sur la rétine, à l’intérieur de l’œil, le cristallin, s’opacifie progressivement, l’ophtalmologue décèle une cataracte. Progressive, cette opacité donne l’impression à ses débuts d’une très légère buée qui incite au nettoyage de ses verres de lunettes. Graduellement, les couleurs sont aussi perçues plus pâles. Par la suite, une baisse de vue rapide et très marquée indique, comme seule solution, une intervention. Bien rodée, avec des résultats de plus en plus performants, cette opération a pour objectif le remplacement du cristallin opacifié, donc défaillant, par un implant assumant sa fonction, c’est-à-dire un implant artificiel. Un peu d’histoire... Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un spécialiste britannique en ophtalmologie a eu l’occasion de constater la remarquable tolérance du plexiglas chez les aviateurs de la force aérienne britannique ayant subi des traumatismes oculaires durant les combats. Les implants actuels sont le résultat de cette constatation. Actuellement, deux types de ce «cristallin de remplacement» sont utilisés: les implants «rigides» exigent une incision de l’œil plus ou moins importante afin de corriger la courbure oculaire, source d’astigmatisme. Les implants «souples», plus récents, imposent une incision minuscule (inférieure à 4 mm), compte tenu du fait qu’étant pliables ils s’introduisent plus facilement dans l’œil. Ils sont parfaitement tolérés, à puissance réglée par ordinateur avant l’intervention afin d’assurer une vision nette sous l’assistance de lunettes, de loin ou de près, selon l’option choisie. L’implant à facettes Un nouvel implant, souple, composé de plusieurs facettes, est en mesure d’assurer à l’œil une vision quasi normale, de loin aussi bien que de près. Les études en cours informent que cinquante pour cent des opéré se passent, sans problème, de lunettes. Les autres opérés ont recours aux lunettes pour des activités exigeant une vue très précise (couture, lecture prolongée le soir, travaux manuels de grande précision, etc.) Par ailleurs, ce genre d’implants ne peut être proposé qu’aux personnes disposant encore de facultés d’adaptation quasi parfaites. L’adaptation cérébrale au dispositif implanté s’opère graduellement, et les performances visuelles s’améliorent, en principe, durant les mois qui suivent l’implantation. Une petite proportion (12%) d’opérés, selon des statistiques françaises, portant sur 600 individus équipés de cet implant, se plaint de halos, sous forme de points scintillants, nocturnes. Ce qui incite les spécialistes à déconseiller cet implant aux routiers et aux conducteurs nocturnes de transports publics, en les avertissant de ce risque. L’opacification du cristallin On désigne par le mot cataracte, en ophtalmologie, l’opacification du cristallin (lentille placée entre l’iris et «le corps vitré», celui-ci étant la masse gélatineuse qui occupe les quatre cinquièmes du volume du globe oculaire). Cette opacification se traduit par la perte de transparence du cristallin. Il en résulte une perte très importante de la vision. Le malade, toutefois, ne perd jamais totalement la vue. Ne devenant pas totalement aveugle, il conserve la faculté de percevoir la lumière.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lorsque la lentille qui focalise les rayons lumineux sur la rétine, à l’intérieur de l’œil, le cristallin, s’opacifie progressivement, l’ophtalmologue décèle une cataracte. Progressive, cette opacité donne l’impression à ses débuts d’une très légère buée qui incite au nettoyage de ses verres de lunettes. Graduellement, les couleurs sont aussi perçues plus pâles. Par la suite, une baisse de vue rapide et très marquée indique, comme seule solution, une intervention. Bien rodée, avec des résultats de plus en plus performants, cette opération a pour objectif le remplacement du cristallin opacifié, donc défaillant, par un implant assumant sa fonction, c’est-à-dire un implant artificiel. Un peu d’histoire... Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un spécialiste britannique en ophtalmologie a eu...