Un Premier ministre qui, personnellement ou, souvent, par Bassem el-Sabeh interposé, dévoile les scandales, les fait éclater, allez savoir pourquoi... Des scandales qui, dans n’importe lequel des pays civilisés dont il demande l’appui et l’argent, auraient coulé illico le Premier ministre. Un président de la Chambre beaucoup plus préoccupé d’essuyer les plâtres de ces scandales, uniquement obnubilé par les luttes chiites intestines, les abus de pouvoir au sein de sa communauté, l’échéance de «dans quatre ans», l’atavisme. Un chef de l’État enfin prisonnier de son honnêteté, mais qui a complètement oublié son discours d’investiture, ses belles promesses, l’espoir fou qu’il a donné, l’espace d’un matin, à tous ses concitoyens : étranger aux scandales, à leurs causes, leurs conséquences, absent. Et Issam Farès qui boude, qui assène, ex abrupto, ses quatre vérités au Conseil des ministres, dont il est le vice-président. Pendant que Karam Karam au Tourisme, Sleimane Frangié à la Santé ou Abdel-Rahim Mrad à l’Éducation nationale ont visiblement oublié, comme bien d’autres, qu’ils ont été nommés ministres, qu’ils font partie des Trente glorieux. Les Libanais crèvent, leurs dirigeants jouent. En anglais : they perform. De l’outrance. Des scandales. Au Liban, le «gouverner c’est prévoir» a atteint sa forme la plus dépouillée : rien que des petites bombes, des scandales justement, dont l’explosion, prévue, programmée, télécommandée, ne leurre plus personne. Le Liban fera un jour jurisprudence : on créera, pour l’État – libanais, cela s’entend – un TPI rien que pour lui. Motif : non-assistance à peuple en danger. Pire. Mauvaise assistance : du leurre.
Un Premier ministre qui, personnellement ou, souvent, par Bassem el-Sabeh interposé, dévoile les scandales, les fait éclater, allez savoir pourquoi... Des scandales qui, dans n’importe lequel des pays civilisés dont il demande l’appui et l’argent, auraient coulé illico le Premier ministre. Un président de la Chambre beaucoup plus préoccupé d’essuyer les plâtres de ces scandales, uniquement obnubilé par les luttes chiites intestines, les abus de pouvoir au sein de sa communauté, l’échéance de «dans quatre ans», l’atavisme. Un chef de l’État enfin prisonnier de son honnêteté, mais qui a complètement oublié son discours d’investiture, ses belles promesses, l’espoir fou qu’il a donné, l’espace d’un matin, à tous ses concitoyens : étranger aux scandales, à leurs causes, leurs conséquences,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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