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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché terne

Le dollar a évolué encore hier à Beyrouth dans un marché terne, marqué toujours par le calme et la stabilité en l’absence de mouvements particuliers sur le front de l’offre et de la demande de la livre libanaise, lesquelles sont restées cantonnées dans d’étroites limites. Pourtant, la demande en devises a continué de l’emporter sur l’offre disponible en dehors de la Banque du Liban (BDL), témoignant de la prudence des opérateurs. Mais ce phénomène ne devait en aucun cas avoir de l’impact sur la stabilité des taux de change en raison du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert. Cela étant, le dollar, fixé toujours au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 21 mois, continuait à être négocié invariablement dans les transactions interbancaires au point supérieur d’intervention de la BDL et parfois en dehors d’elle. Il devait, en effet, fluctuer toute la journée très étroitement entre 1 513,75 et 1 514,25 LL avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL dans des volumes d’échanges maigres, ne dépassant pas au total quelque huit millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. L’euro plus ferme après les chiffres américains À l’étranger, l’euro a repris un peu de couleur face au billet vert hier, après un départ faible dans la matinée. Ce mouvement est intervenu à la suite de la publication aux États-Unis de chiffres décevants sur la production industrielle le mois dernier. La production industrielle américaine a diminué de 0,7 % en juin contre 0,5 % en mai, pour le neuvième mois consécutif, ainsi que le taux d’utilisation des capacités industrielles qui est retombé à 77 % contre 77,6 % pendant la même période, soit son niveau le plus bas depuis août 1983. Selon la Banque Natexis Banques Populaires, il faut remonter à 1982 pour trouver une aussi longue période de contraction de la production industrielle aux États-Unis. Et d’ajouter que ces chiffres ont constitué une déception de taille bien que sur l’ensemble du premier semestre le point bas semble avoir été atteint. La remontée de l’indice NAPM (indice des directeurs d’achats aux États-Unis) suggère toutefois, selon Natexis que l’activité industrielle est appelée à se redresser dans les tout prochains mois de l’année. Et de remarquer qu’il semble peu probable que la production industrielle reste plus longtemps déconnectée du moral des entrepreneurs, dans un contexte d’amélioration de la confiance des ménages et de diminution des taux d’intérêt. De plus, le marché paraissait aussi attendre le discours que prononcera aujourd’hui le président de la Fed américaine, Alan Greenspan, sur la politique monétaire de son pays. M. Greenspan doit s’exprimer devant le Congrès américain sur la situation de l’économie aux États-Unis dans le cadre de la loi Humphrey Hawkins, et les cambistes vont donc être attentifs à toute indication sur une baisse supplémentaire des taux. Plus tôt dans la journée, le dollar s’était raffermi contre l’euro, sur des signes d’amélioration de la crise financière en Argentine. Le gouvernement argentin avait reçu lundi soir le soutien tardif de l’opposition pour la signature hier d’un plan d’ajustement économique drastique visant à sortir le pays de la crise financière. Le ralliement des gouverneurs de province à ce plan et des annonces techniques sur la dette faites par le gouvernement semblent avoir un peu rassuré les marchés et sans doute les institutions financières internationales, qui préconisaient une stabilisation politique pour venir en aide à l’Argentine. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar devait se négocier à New York hier, sur un ton vulnérable comme suit : – 0,8590 pour un euro contre 0,8530, la veille – 1,3995 pour un sterling contre 1,4000 – 2,2770 DM contre 2,2930 – 7,6365 FF contre 7,6900 – 1,7555 FS contre 1,7740 – 2 254,10 lires contre 2 269,05 – 125,05 yens contre 125,55. Bourse de Beyrouth : en hausse À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la hausse hier, les gains des actions B de Solidere (+7,32 %) ayant dépassé de loin les pertes subies par celles de la catégorie A (-2,44 %), dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,39% à 55,73 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs s’est maintenu à 121,95 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’échanges relativement étoffé par rapport à la veille avec 86 259 actions négociées d’une valeur totale de 406 320 dollars. Volatilité des marchés américains Sur les places boursières internationales, des résultats de sociétés globalement supérieurs aux attentes ont stimulé hier les marchés américains des valeurs mobilières. Mais cette avancée de la cote restait ténue jusqu’à la clôture, les investisseurs étant préoccupés quant aux perspectives de l’économie et des entreprises. La saison des résultats commençait à battre son plein, avec notamment hier des groupes vedettes de Wall Street : General Motors, Caterpillar, Johnson & Johnson, Eastman Kodak, International Paper... Et si la plupart des grands noms de Wall Street ont affiché des résultats supérieurs aux attentes, l’enthousiasme restait modéré sur le parquet, les investisseurs s’inquiétant toujours quant à la relance de l’économie et des bénéfices des entreprises. La décision de Standard & Poor’s d’abaisser la perspective des trois grandes banques d’affaires américaines Merrill Lynch, Morgan Stanley et Goldman Sachs reforçait leurs inquiétudes et continuait à peser sur la tendance. De leur côté, les semi-conducteurs sont restés fragiles après un début de semaine difficile, les actionnaires ressassant les commentaires d’Applied Materials, lundi, à la conférence Semicon de San Francisco, réservée à l’industrie des semi-conducteurs. De plus, les fabricants d’équipements à destination de l’industrie des semi-conducteurs, représentés par l’association SEMI, ont aussi assombri le tableau, estimant que leurs ventes chuteraient de 35 % en 2001. C’est dans ce contexte que l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq n’a pu avancer qu’à 2 060 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 626,86 points et un plus bas à 10 438,66 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 614,95 points, en hausse de 142,83 points sur la veille. Les Bourses européennes affectées par Philips Les marchés boursiers européens se sont repliés mardi, la faiblesse des résultats de Philips Electronics – la première de cinq grandes valeurs de la technologie de la zone euro à publier ses comptes cette semaine – pesant sur les secteurs des télécommunications et des semi-conducteurs. À la clôture, alors que la plupart des marchés boursiers européens étaient fermés, l’indice FTSE Eurotop 300 paneuropéen perdait 12,61 points, soit 0,94 %, à 1 325,81, et le DJ Euro Stoxx 50 des valeurs de la zone euro 21,54 points, soit 0,54 %, à 3 990,05. Bien que les investisseurs se soient bien préparés à de faibles résultats du deuxième trimestre après les mises en garde de Philips, Nokia et de douzaine d’autres, nombre d’entre eux espéraient une reprise au second semestre après les récentes perspectives prometteuses de concurrents américains comme Motorola. Toutefois, Philips, le premier fabricant européen d’électronique grand public, s’est montré toujours aussi prudent sur l’évolution pour le reste de l’année. «Les investisseurs espéraient que Philips dirait que le pire est passé et que le second semestre serait meilleur que le premier... Ceci est mis en doute désormais», a commenté Gert Jan Geels, d’Eureffect. Parmi les autres résultats encore attendus cette semaine figurent ceux du fabricant néerlandais d’équipement de semi-conducteurs ASM Lithography, de la société allemande des services informatiques SAP et de celles des téléphones cellulaires Nokia et Ericsson. Tokyo : en baisse avec les semi-conducteurs La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse mardi, la baisse des valeurs américaines des semi-conducteurs ayant ébranlé la confiance déjà fragile des investisseurs dans leurs homologues japonaises telles que Tokyo Electron. L’indice Nikkei a reculé de 214,80 points, soit 1,74 % à 12 128,57 et le Topix de 18,30 points (1,47 %) à 1 223,91. Les pertes ont été généralisées dans un marché nerveux à l’approche de nouveau résultats d’entreprises américaines et en l’absence de mesures concrètes de la part du Premier ministre Junichiro Koizumi avant l’élection de la Chambre basse le 29 juillet. Peu de signes semblent montrer que l’économie japonaise touchera un plancher cette année. «Les investisseurs institutionnels restent sur la touche parce qu’il n’y a pas de raison d’acheter maintenant. Peu d’intervenants croient au scénario de reprise au second semestre. Il nous faut des signes d’amélioration de l’économie», a constaté Hiroshi Arano, de Dai-Ichi Kangyo Asset Management. «Quand le marché manque d’énergie, les valeurs baissent facilement avec de petits ordres de ventes». On a dénombré 973 baisses pour 319 hausses sur la première section.
Le dollar a évolué encore hier à Beyrouth dans un marché terne, marqué toujours par le calme et la stabilité en l’absence de mouvements particuliers sur le front de l’offre et de la demande de la livre libanaise, lesquelles sont restées cantonnées dans d’étroites limites. Pourtant, la demande en devises a continué de l’emporter sur l’offre disponible en dehors de la Banque du Liban (BDL), témoignant de la prudence des opérateurs. Mais ce phénomène ne devait en aucun cas avoir de l’impact sur la stabilité des taux de change en raison du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert. Cela étant, le dollar, fixé toujours au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 21 mois, continuait à être négocié...